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D'une part, Marx s'y montre plus proche d'une réflexion proprement politique, qui passera ensuite au second plan (ou se verra réélaborée après les analyses économiques du « Capital »). D'autre part, Marx y est encore tributaire d'une lecture essentialiste, moins historienne que par la suite. C'est ainsi qu'il prétend définir une essence du travail qui se voit pervertie...
Dès lors, si l'homme est absolument libre et que c'est à lui de diriger sa conduite, l'homme est en quelque sorte sans excuse. De même, nous pouvons voir avec Kant, que la liberté se caractérise par l'obéissance à la loi morale qui prescrit d'agir comme si nous la maxime de nos actes puisse être universalisable. La liberté, pour lui,...
Elle n'a ainsi aucun pouvoir propre mais dépend de l'adéquation de l'idée dont elle est dérivée. Son principe régulateur est de tendre à l'adéquation en réduisant l'inconscience et d'assurer par là même l'efficacité de la volonté par la connaissance des causes de l'affect. La liberté croît alors relativement au développement de la conscience comme savoir des causes et caractères...
Il faut être clair sur ce point. Ce qu'il conteste, c'est la façon de faire travailler. · Le travail manufacturier, dans lequel l'homme utilise l'outil, est un travail permettant cette liberté, car l'homme est l'origine de l'ouvrage. Mais dans les manufactures, l'homme devient une force, un outil. En ce sens, il n'est plus dans un axe d'amélioration de soi par...
3. La prise de conscience ne peut-elle pas être un empêchement intérieur ? a) La prise de conscience nous éloigne de l'action. Elle semble rendre possible l'apparition du sujet libre qui a une volonté inconditionnée (non déterminée), et un point de vue plus large. Plus il y a de prise de conscience, plus - semble-t-il - le sujet est libre....
Faire ainsi éclater l'illégitimité de toute forme d'esclavage ou de soumission impose de penser une forme d'Etat où la liberté soit préservée. Mais Rousseau nous contraint aussi à nous interroger sur toutes les formes de servitude volontaire, celle où les hommes « perdent tout dans les fers, jusqu'au désir d'en sortir ». (Et les formes contemporaines, comme le...
Texte : Spinoza, Traité théologico-politique, chapitre XVI, traduction Charles Appuhn. « (...) personne ne promettra sinon par ruse d'abandonner quelque chose du droit qu'il a sur tout, et que personne absolument ne tiendra la promesse qu'il a pu faire, sinon par crainte d'un mal plus grand ou espoir d'un plus grand bien. Pour le faire mieux entendre, supposons qu'un voleur...
La liberté de penser est donc sacrée, inviolable. Mais qu'entend-on par penser ? Descartes, dans sa deuxième Méditation métaphysique, définit la pensée par la faculté de « douter, concevoir, affirmer, nier, vouloir, ne pas vouloir, imaginer aussi et sentir ». Si penser revient à vouloir, il est donc logique que la liberté de penser consiste à penser ce...
Pour qu'il y ait travail, il faut qu'il y ait contrainte. Si cette conception du travail est vraie lorsqu'il s'agit d'exécuter des travaux pénibles, dans les sociétés modernes il est souvent vécu comme l'activité essentielle des êtres humains. Ceux-ci s'identifient alors à la fonction qu'ils occupent dans l'entreprise : à ce titre, le travail pose la question des...
La réponse à ces questions est du plus grand intérêt pour le problème qui nous occupe, car elle conditionne l'idée que l'on se fait de la place du moi dans l'appareil psychique. Si l'on admet que le moi conscient garde une autonomie par rapport à l'inconscient, ce dernier n'apparaît plus comme une fatalité, mais comme un obstacle à la...
- Quant à celui qui croit qu'être libre c'est faire ce que l'on veut, celui-là est un insensé, car il voudrait avoir le pouvoir sur ce qui ne dépend pas de lui, et il est donc incapable de liberté. - Pour ces raisons, Epictète se trouve justifié de raconter que le stoïcien Latéranus, jeté aux fers par un sbire de Néron,...
On pourra méditer ce texte de Kant: « L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce qu'elle le fait. Il est à remarquer qu'il ne peut recevoir cette éducation que d'autres hommes, qui l'aient également reçue. Aussi le manque de discipline et d'instruction chez quelques hommes en fait-il de très mauvais maîtres pour leurs élèves....
Tels des prisonniers dans une caverne (le monde sensible), les hommes croient connaître la réalité en observant les phénomènes sensibles, alors qu'ils ne connaissent que des ombres, c'est-à-dire des copies inconsistantes des vraies réalités : les Idées.L'allégorie nous explique le parcours intellectuel du philosophe pour échapper à ce préjugé, commun à tous les hommes, selon lequel le sensible...
et que l'on nous reproche sous ce nom même. Mais que dire par là, sinon que l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou la table ? Car nous voulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-à-dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans...
C'est justement ce qu'il s'agit de définir. A quelle liberté est-on susceptible de naître? La liberté politique, par exemple. Mais ajoutons d'emblée que dans cet exemple, l'accès à la liberté est contingent : on peut tout aussi bien gagner la liberté politique, la conquiérir. Cependant une telle conquête suppose une liberté plus radicale, celle de choisir la révolte...
Bibliographie : KANT, Fondements de la métaphysique des moeurs, Delagrave. NIETZSCHE, La Volonté de puissance, Trident.SARTRE, L'Être et le Néant, Gallimard. Difficulté du sujet : ** Nature du sujet : Classique. Examen de l'énoncé. * "peut-on": la question porte sur la possibilité de fait, et non sur la possibilité morale.* "on": cet indéfini autorise à envisager le problème sous différents angles....
Si la contrainte est le plus souvent consciente (par exemple les interdits), il faut aussi envisager des formes de contraintes intérieures dont nous n'avons pas nécessairement conscience (des désirs) ou dont nous sommes le jouet (les passions par exemple). La liberté est une notion équivoque. On peut la définir de diverses manières :Comme liberté politique, comme autonomie ou comme...
Sachant en effet que l'on peut être intérieurement heureux sans être extérieurement libre, comme l'ont dit Rousseau ou Sartre, sachant que dans le monde moderne, où l'on est libre, la "permissivité" contemporaine crée des états dépressifs et névrotiques chez des individus ayant vécu des expériences limites de liberté, il était possible de montrer que liberté et bonheur se...
Mais la liberté au premier sens est une condition de possibilité de la liberté entendue au second sens, car quelqu'un qui est forcé de faire quelque chose ne saurait se déterminer librement à le faire. On comprend donc que l'expression « forcer quelqu'un à être libre » semble être un oxymore, c'est-à-dire être contradictoire dans les termes. Pourtant si l'on...
Mais cette manière de procéder revient à nier toute notre partie sensible. Même si cette dernière ne nous caractérise pas en tant que telle comme homme, puisque nous la partageons avec les autres vivants, elle fait néanmoins partie intégrante de notre être. Se libérer du désir permet certes de ne pas souffrir de sa non réalisation, mais...
- Les lois qui régulent la cité ont donc pour but de forger également les individus qui la composent, et c'est pourquoi elles doivent donner des prescriptions très précises sur ce que l'individu doit et ne doit pas faire. Les lois doivent renforcer le fil d'or présent en chaque être humain car l'État a un rôle d'éducateur à l'égard...
Point de vue hégélienConstat facile : l'homme grec était moins libre que l'homme moderne. Hegel en déduit que le concept de liberté était lui-même incomplet. Conséquence : l'idée de liberté est soumise à une progression, qui la généralise de plus en plus et lui donne une définition de plus en plus vaste.Dès lors, c'est à la fin de...
- Si les devoirs peuvent représenter une contrainte, il reste que l'on se soumet librement à la loi. Cette dernière est en effet écrite non seulement pour protéger les hommes (on peut penser à relire la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen) mais aussi pour construire un certain type d'homme : le citoyen. Dans cette mesure,...
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