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Ces derniers constituent un élément de désunion sociale (c'est la le danger interne de toute démocratie), tandis que la loi, qui vise l'intérêt commun, en constitue l'élément unificateur. Obéir aux lois, c'est donc obéir à ce qui est favorable à la communauté, c'est donc contribuer à faire de la cité un organisme politique autonome, donc libre. II. L'obéissance est...
Il faudrait donc qu'il y eût un chef au-dessus du chef pour trancher entre ce dernier et le peuple, ce qui se contredit. » Une première piste peut consister à refuser toute qualité civique à la désobéissance, parce qu'elle menace le fonctionnement de l'ordre politique, ou, pire encore, ses fondements : pour que l'Etat puisse convenablement fonctionner, il faut qu'il existe...
Cette conception de l'indépendance de la liberté par rapport à la raison trouve chez J.J. Rousseau, une expression plus philosophique et plus pertinente.Pour lui, la raison n'a pu se développer que grâce à la liberté essentielle de l'homme. Celui-ci est essentiellement libre en cela qu'il n'a pas d'instinct spécifique, d'instinct propre, contrairement à l'animal.L'homme est donc rationnel parce...
La liberté, c'est ainsi la détermination de la volonté par la forme de la loi morale, celle de l'impératif catégorique. Être libre, chez Kant, c'est obéir à la loi donnée par la forme pure de la raison pure (en tant que non dérivée de l'expérience) pratique (en tant qu'elle sert ici à un usage moral, et non théorique),...
Or, c'est précisément dans ce sens d'une inter-limitation réciproque des citoyens, c'est-à-dire dans un sens horizontal, que l'obéissance est valable et légitime. Elle garantit la liberté du citoyen et la cohésion socio-politique de la cité. L'obéissance politique suppose la liberté du citoyen, parce que celui-ci obéit à une loi qu'il a lui-même voulue. De ce point de vue,...
Sans doute, la vie morale comporte bien l'obéissance aux règles légitimement établies. mais elle ne se réduit pas à cette obéissance. a) Tout d'abord, la vie morale n'est pas simple obéissance. Comme l'a bien fait valoir KANT, la moralité consiste, non pas à observer matériellement une règle reçue de l'extérieur, mais à s'imposer à soi-même cette règle : elle...
II. - POUR LE PHILOSOPHE. Le philosophe ne peut pas accepter cette conception. Sans doute, la vie morale comporte bien l'obéissance aux règles légitimement établies. mais elle ne se réduit pas à cette obéissance. a) Tout d'abord, la vie morale n'est pas simple obéissance. Comme l'a bien fait valoir KANT, la moralité consiste, non pas à observer matériellement une règle...
-C'est ce qu'on a parfois reproché, non sans quelque exagération d'ailleurs, à la conception kantienne de l'autonomie, celle-ci consistant à agir « par pure raison », en écartant tout mobile empirique. Il est à remarquer toutefois que KANT lui-même n'a pas exclu tout sentiment : pour que l'acte soit autonome, il suffit, selon lui, que les mobiles empiriques...
De l'obéissance à la loi. Quel en est le principe ? A-t-elle des limites ? Le principe, c'est que la loi est l'expression de la volonté nationale. (Bossuet, parlant de la loi dans les cités grecques, la définissait : la raison même, reconnue par tout le peuple.) Or la volonté nationale, c'est le souverain. Dans une société démocratique,...
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