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THÉORIE (n. f., étym. : grec theoria : vue d'un spectacle, contemplation, spéculation) 1. - (Lato) Connaissance spéculative, abstraite, désintéressée, enchaînant des principes à des conséquences ; opposée à pratique. 2. - Ensemble d'hypothèses gén. visant à expliquer soit la totalité, soit une classe déterminée de phénomènes. 3. - Ensemble d'hypothèses, d'opinions gén....
II. le sujet doit faire l'épreuve des connaissances scientifiques établies a. On en reste au fait brut si l'on s'en tient à la simple constatation « objective ». La terre tournait autour du soleil bien avant que Copernic ne l'affirme : ce ne sont pas les faits qui ont changé au XVIe siècle, ce sont les concepts scientifiques en voie d'élaboration...
L'opinion est un obstacle épistémologique à la connaissance du réel. Elle le déforme par nos préjugés ou nos passions. B) QUEL EST LE RÉEL CONNU PAR LA SCIENCE ?Bachelard montre que ce réel est construit. Il n'est pas séparable des instruments qui ont réalisé l'expérimentation. Ce n'est pas une réalité immédiate, vécue. Au contraire, c'est un produit très élaboré...
inventèrent divers moyens de rendre un culte à Dieu afin d'être aimés par lui par-dessus les autres et d'obtenir qu'il dirigeât la nature entière au profit de leur désir aveugle et de leur insatiable avidité. » La boucle est bouclée : Dieu ou les Dieux sont conçus comme des personnes, agissant dans un but, favorisant les hommes en échange d'un...
Cette dernière est-elle dans la continuité de la connaissance commune, ou celle-ci constitue-t-elle en réalité un obstacle, éventuellement grave, freinant la constitution de la connaissance scientifique ?[I - Caractères et buts de la connaissance scientifique]On peut commencer par rappeler, avec Auguste Comte (loi des trois États) que la connaissance scientifique correspond à une manière nouvelle de questionner la...
Pour les anciens, le monde était fini, comparable à une sphère, dont le centre était la Terre, immobile au centre du monde, et la circonférence les étoiles fixes. L'espace est non seulement fini, clos, achevé, mais parfaitement ordonné.De plus, les anciens séparaient ce monde en deux zones : le supralunaire (au-dessus de la Lune), et le sublunaire (au-dessous de la Lune). Ils croyaient que le monde...
Dans l'état théologique, l'esprit humain dirigeant essentiellement ses recherches vers la nature intime des êtres, les causes premières et finales de tous les effets qui le frappent, en un mot, vers les connaissances absolues, se représente les phénomènes comme produits par l'action directe et continue d'agents surnaturels plus ou moins nombreux, dont l'intervention arbitraire explique toutes les anomalies...
Cet acte exige une rupture avec les habitudes de pensées antérieures, avec le système de concepts de l'époque, de la raison constituée, pour devenir raison constituante. Ainsi des idées absurdes mais qui ont trop longtemps servi acquièrent à l'usage une sorte de pseudo-évidence, nous paraissent claires parce qu'elles sont familières. Bachelard a dénoncé avec énergie ce « facteur d'inertie » qui...
Toricelli refit cette expérience en imaginant des dispositifs expérimentaux différents. Pour dissiper toutes les objections contre l'existence du vide, Pascal demandera à son beau-frère Florin Périer d'organiser l'expérience du Puy-de-Dôme. Celle-ci montrera que la hauteur du vif-argent dans un tuyau est moindre en haut qu'en bas de la montagne. Il s'ensuit nécessairement que la pesanteur ou pression de...
B. - Toutes ces Morales péchaient par un vice essentiel, à savoir qu'elles méconnaissaient la spécificité propre du fait moral, et même celle de l'être humain dont la caractéristique est précisément qu'il ne s'incline pas devant les prétendues fatalités naturelles et qu'il s'efforce de les modifier conformément aux exigences de sa conscience, - sans compter que les prémisses...
Dans la sixième partie du « Discours de la méthode » (1637), Descartes met au jour un projet dont nous sommes les héritiers. Il s'agit de promouvoir une nouvelle conception de la science, de la technique et de leurs rapports, apte à nous rendre « comme maître et possesseurs de la nature ». Descartes n'inaugure pas seulement l'ère...
Kant définit les "Lumières" comme un processus par lequel l'homme, progressivement, s'arrache de la "minorité". L'état de "minorité" est un état de dépendance, d'hétéronomie (1). Dans un tel état l'homme n'obéit point à la loi qu'il s'est lui-même prescrite mais au contraire vit sous la tutelle d'autrui. Altérité aliénante empêchant l'individu de se servir de son propre entendement....
Bachelard a contribué à donner à l'épistémologie française ses lettres de noblesse, en particulier en déclarant dès les premières pages de « La formation de l'esprit scientifique » (1938) : « C'est en terme d'obstacle qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. » Bachelard s'est battu contre deux idées fausses portant sur les sciences, répandues dans le...
Ce phénomène des « électrons sauteurs » vient seulement aujourd'hui d'être observé : ce n'est pas le réel qui nous l'a d'abord communiqué, mais bien l'abstraction mathématique, ainsi que la théorie. Seule la théorie peut collectionner les succès scientifiques, elle crée de manière originale et a priori les données, qui ne prolongent donc pas l'observation commune. L'expérimentation scientifique.Mais la...
Introduction L'expérimentation humaine pose question du point de vue épistémologique et du point de vue éthique. L'autre, mon double même s'il paraît l'étape incontournable au développement de la connaissance du vivant, est justement limite car il est un autre moi. I - Dans quelles conditions se pose la question ? a) L'expérimentation n'est pas l'observation ou du phénomène naturel ou...
On admet souvent que la philosophie a, ou a eu, pour tâche de répondre à la question (entre autres): «Qu'est-ce que l'homme?». Depuis le XIXe siècle, la valorisation de la science admise dans la mentalité occidentale a tendance à considérer que cette question peut être déplacée du champ philosophique au champ scientifique. La question ci-dessus peut-elle recevoir une...
Elles ne peuvent donc pas non plus éclairer l'homme sur la valeur de ses actes. 3) Conclusion générale : de telles sciences ne se préoccupent pas du sens des choses. Or c'est le sens ou l'absence de sens de son existence qui importe le plus à l'homme. On ne peut fonder une communauté harmonieuse sur une interprétation simplement objective. La...
La science doit-elle être indifférente à la morale ? Il est manifeste que la science porte sur des objets naturels dont la connaissance ne semble pas requérir l'assentiment d'une quelconque morale ni la référence à une doctrine éthique quelconque. Une indifférence de la science vis-à-vis de la morale est donc envisageable du simple fait de l'absence de signification morale des...
Connaissance scientifique et croyance religieuse ne se situent pas sur le même terrain Il faut enfin se demander si la science peut véritablement avoir un impact sur la croyance religieuse. En effet, les deux pratiques ne situent pas sur un même plan. Il est habituel de dire que la science est l'oeuvre de la raison et de l'entendement, qu'elle...
Cela signifie qu'il faut appliquer une méthode déductive. En d'autres termes, si nous ne pouvons exiger des théories scientifiques qu'elles soient vérifiables, nous pouvons exiger d'elles qu'elles soient mises à l'épreuve. Il s'agit pour cela de déduire de la théorie examinée des énoncés singuliers ou « prédictions » susceptibles d'être facilement testés dans l'expérimentation. Une théorie qui ne résiste pas...
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