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En effet, si je suis vexé de l'insulte qu'un individu m'adresse, c'est que j'accorde une certaine valeur à son estime. Mais si je pense que ce n'est qu'un imbécile, ses propos ne m'atteignent plus. Cette maîtrise de ma volonté, de mes pensées, de mes désirs est une règle de vie fondamentale.- Mais comment parvenir à maîtriser complètement mes...
2-Les raisons qui nous rendent sensibles à la beauté sont des produits de l'histoire individuelle et collective. * Si, contrairement à Platon, nous pensons que la sensibilité à la beauté s'épanouit au contact des oeuvres d'art, force est d'admettre des divergences quant aux raisons justifiant notre sensibilité. Pour Platon, une chose est d'autant plus belle qu'elle est davantage conforme...
, sont construits par le langage. Le verbe n'est pas miroir, il est créateur. Une fleur, par exemple, n'est pas un objet en soi, existant par elle-même, indépendamment du regard qui se pose sur elle et que la vue ne ferait que découvrir. Deux individus ayant les mêmes yeux verront deux fleurs différentes: si l'un est botaniste, il...
Au contraire, lorsque Freud parle d'inconscient, il le fait en référence à la conscience psychologique, et pas du tout par rapport à la conscience morale. Certes la conscience est toujours double, car la conscience oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est. « La conscience suppose une séparation de moi d'avec moi, en même temps qu'une reprise...
L'hésitation semble être l'indice d'un manque de connaissance patent, ne correspond t-elle pas justement au détournement de la lucidité par une affection quelconque ? N'est-ce pas parce que je suis pris par une émotion ou une affection que j'hésite ? Ainsi l'hésitation du médecin serait motivée par la peur de mal faire, celle du jeune homme qui ne peut...
Mais, dès lors que de la réalité on ne se réveille pas, elle pourrait être illusoire sans qu'il y ait moyen de le savoir. Quelle stratégie adopter ? Il faut tout d'abord trouver le ton juste : d'une part, il faut remettre en question l'évidence naïve, pour qui le réel est le réel, d'une façon absolue et incontestable ; d'autre...
Nous nous trompons, selon DESCARTES, parce que nous laissons aller notre volonté ; si nous avons la résolution de ne pas nous tromper, une ferme attention aux règles de la méthode doit permettre d'éliminer toute erreur. Cependant, nous faisons souvent l'expérience d'une erreur qui résiste à la démonstration de la vérité et de la réfutation la plus méthodique....
Alors que ce dernier nous montre des hommes capables de vouloir le mal, quand ils peuvent l'accomplir sans dommage, Socrate soutient que « nul n'est méchant volontairement. » Cette phrase signifie que celui qui commet l'injustice croit que cela lui est plus avantageux, plus profitable, que de respecter la loi et que c'est donc son « bien »...
Je pense que l'argent fait le bonheur/Je pense que je pense que l'argent fait le bonheur. 2-C'est le propre de la « dialectique »(Platon) comme art du discours que de discriminer entre les idées qui sont de l'ordre de l'opinion de celles qui peuvent être fondées en raison. B- Ces idées irréfléchies qu'on peut reconnaître sont des opinions. 1-Le mythe de la Caverne...
La question de la liberté, si chère à tous les hommes, est un débat permanent : il s'agit de savoir si nous sommes libres. Quelles peuvent être les causes de notre liberté ? Comment un homme peut-il affirmer être libre ? Sommes-nous libres ou le devenons-nous ? La liberté peut-elle être innée, acquise ou, au contraire, est-elle le...
Nos actions sont soumises à notre volonté Le pouvoir de faire ce que nous voulons nous accorde une liberté virtuelle qui dépend des moyens dont nous disposons: l'absence de contraintes nous rend bien maîtres de nous-mêmes et étend, de façon presque illimitée, notre champ d'action. Pour Descartes, la grandeur de notre liberté réside dans le caractère infini de la...
En y réfléchissant bien. en recueillant avec soin nos souvenirs, nous verrons que nous avons formé nous-mêmes ces idées, nous-mêmes vécu ces sentiments ? mais que, par une inexplicable répugnance à vouloir, nous les avions repoussés dans les profondeurs obscures de notre être chaque fois qu'ils émergeaient à la surface. Et c'est pourquoi nous cherchons en vain à expliquer...
Le bonheur est donc à rechercher qu'en se détournant de la temporalité: ce qui est pour le désir est essentiellement impossible puisque désirer c'est précisément désirer du nouveau c'est donc s'en remettre au temps. Par conséquent, l'infinité du désir nous ronge perpétuellement et nous rend donc en ce sens esclaves. 3. Si on suit le conseil de Descartes qui...
av. J.-C. « L'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il ne s'est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu'une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu'il fait. » Sartre, L'existentialisme est un humanisme, 1946.L'homme est « condamné à être libre », parce qu'il ne peut échapper au devoir...
Analyse du sujet - Le sage et prudent Ulysse passant au large des sirènes, demande à ses compagnons de l'attacher au mat du navire. Au sein de cet acte, nous pouvons déceler deux mouvements contradictoires : d'une part le désir lancinant d'entendre les sirènes est par trop incoercible pour qu'Ulysse y puisse résister, mais d'autre part, il se veut attaché...
Telle est l'origine et l'essence de la justice. Elle tient le milieu entre le plus grand bien, c'est-à-dire l'impunité dans l'injustice, et le plus grand mal, c'est-à-dire l'impuissance à se venger de l'injustice. Placée entre ces deux extrêmes, la justice n'est pas aimée comme un bien, mais honorée à cause de l'impuissance où l'on est de commettre l'injustice....
A la société alors de faire en sorte que ces inégalités naturelles soient bénéfiques pour tous, en partant du point de vue des plus défavorisés. Dans ce cas, donc, je ne suis pas responsable de ce que je suis et c'est par conséquent à la société qui est à la base de la hiérarchisation des inégalités de faire...
Ainsi il montrait comment nous ne pouvions nous auto-déterminer, puisque les motivations psychiques, analogues aux forces physiques, agissent indépendamment de notre volonté. Lorsque nous avons le sentiment de faire un choix, ce n'est qu'une illusion, en réalité nous ne faisons que céder à un motif psychique qui s'est avéré plus puissant qu'un autre. Dans un livre méconnu, Le...
Si l'homme n'est pas doué du libre arbitre, il ne peut être tenu responsable de ses actes. Quel sens y aurait-il à punir ou à récompenser quelqu'un qui ne pouvait agir autrement qu'il ne l'a fait? « Qui lance une pierre ne peut plus la rattraper. Toutefois, il était en son pouvoir de la jeter ou de la...
), associe à cette possession d'objet des satisfactions infinies, et crée ainsi une finalité illusoire : le joueur, par exemple, cherche-t-il l'argent, le plaisir ? « J'avais risqué ma vie et j'avais gagné. De nouveau j'étais un homme » s'écrie le héros de Dostoïevski dans son délire (Le joueur, chap. XVII). Le joueur cherche perpétuellement l'exaltation. Et le passionné souvent se croit...
L'en-soi, c'est l'immobilité, le réel clos sur lui-même.Mais, à ces notions d'irréversibilité et d'en-soi, se surajoute celle d' inconscient. Je ne suis pas totalement conscient de mon passé, qui m'échappe ainsi en partie et dont je semble prisonnier. Je suis en un lieu obscur, en des profondeurs qui m'échappent, en une forêt ténébreuse, coupé de moi-même et de...
Connaissance scientifique et croyance religieuse ne se situent pas sur le même terrain Il faut enfin se demander si la science peut véritablement avoir un impact sur la croyance religieuse. En effet, les deux pratiques ne situent pas sur un même plan. Il est habituel de dire que la science est l'oeuvre de la raison et de l'entendement, qu'elle...
L'espace et le temps, les deux notions a priori de mon entendement Depuis Kant, il est avéré que le temps et l'espace sont des notions de l'esprit humain, nécessaires pour donner sens au monde que je vois. => forme a priori de la sensibilité. Le temps et l'espace sont pensées comme des milieux homogènes, des formes pures qu'il est impossible...
» Saussure, « Cours de linguistique ». L'analyse de Saussure s'inscrit en droite ligne dans la tradition inaugurée par Hegel (« Vouloir penser sans les mots, c'est une tentative insensée [...] Le mot donne à la pensée son existence la plus haute est la plus vraie »). Dans la forme, on notera le recours à des métaphores éclairantes : une masse d'eau et sa surface sont...
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