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Ma mort ne m'appartient pas ; elle ne donnera à ma vie son sens définitif que dans la conscience d'autrui qui me jugera. « Être mort, c'est être en proie aux vivants », écrit Sartre dans L'Être et le Néant (1943).. On pourrait penser que ce caractère imprévisible et totalement extérieur de la mort disparaît dans le suicide....
Pour Luther, le libre arbitre n'existe pas. C'est Dieu qui détermine et crée tout par sa volonté. Son omnipotence ne laisse pas de place à la volonté humaine. Pour Calvin, seul un petit nombre d'élus ont reçu la grâce. NOTE SUR LE JANSÉNISME Le jansénisme est une forme particulièrement rigoureuse de pensée et de vie chrétienne. Il se propose de...
La mort n'est-elle pas inscrite au plus profond de nous, comme une certitude inséparable de notre destin? N'est-ce pas, dès lors, elle qui donne un sens et une valeur à notre vie ? "La mort n'est rien pour nous... " EPICURE. - On trouve la formule «Habitue-toi à penser que la mort n'est rien par rapport à nous» dans la...
J.-C. CITATIONS: « Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. » Camus, Le Mythe de Sisyphe, 1942. « Si la vie humaine n'a pas de prix, nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait en valeur la vie humaine... Mais quoi ? » Saint Exupéry,...
La conscience de la mort, au lieu d'une nécessité, n'est-elle pas inhérente à l'existence ? On pourrait penser alors la nécessité comme : est-ce bien utile ? Qu'est-ce que cela a pour conséquences de ne pas pouvoir s'empêcher de savoir que l'on va mourir ? Le terme « nécessaire » va-t-il au-delà d'une « condition » (n'est-il qu'un...
L'homme doit-il céder à l'illusion de l'immortalité pour vivre en paix, ou trouver au contraire dans la méditation de la mort le secret de son existence ? Introduction Le sujet présente un double paradoxe. D'abord il suggère que je puisse me donner délibérément une règle qui semble impliquer ou bien un refus de savoir, comme si l'on devait vivre...
Cela signifierait que celui qui ne rend pas de culte n'est pas humain, un animal par exemple ou un barbare (ainsi les nazis ont refusé les sépultures aux juifs qu'ils exterminaient dans les camps. N'était-ce pas un signe de leur inhumanité et de leur barbarie ?). Rendre un culte aux morts serait alors témoigner de notre humanité culturelle...
Ce sujet a également un enjeu anthropologique (voir le livre de Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la mort, 1re et 3e parties surtout). Pourtant, l'humanité peut-elle accepter cette forme de superstition, de croyance ? «En quoi le culte des morts est-il signe d'humanité?» (question qu'on pourrait aussi ranger dans la catégorie suivante : «En quel sens ? »). Ce sujet...
Il est vain de vouloir détruire un amour en mettant en lumière la banalité de l'objet aimé, car la lumière dont le passionné éclaire cet objet est d'une autre qualité que celle qu'une impersonnelle raison projette sur lui : cette lumière émane de l'enfance du passionné lui-même, elle donne à tout ce qu'il voit la couleur de ses souvenirs...
apr. J.-C. « Ne méprise pas la mort, mais fais-lui bon accueil, comme étant une des choses voulues par la nature. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C. « Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir. » Heidegger, Être et Temps, 1927....
-C. « Le courage consiste à ne pas craindre la mort. Or, comme la mort est la séparation de l'âme d'avec le corps, cette séparation ne saurait effrayer celui qui aime à être seul. » Plotin, Ennéades, Ille s. apr. J.-C. « Ne méprise pas la mort, mais fais-lui bon accueil, comme étant une des choses voulues par la nature....
Si vous la saisissez bien, non seulement vous serez en mesure de lire intelligemment les textes de Sartre, mais vous posséderez une méthode concrète supplémentaire pour la dissertation. Songez ainsi à l'étude, dans L'Etre et le Néant, de la "mauvaise foi" : la jeune femme se laisse prendre la main, qui repose, inerte, entre les mains de son...
Peut-être ce savoir nous serait-il insupportable, si nous ne pouvions pas l'occulter la plupart du temps... Mais, généralement, nous négligeons de penser à notre condition Les hommes, constate Montaigne (1533-1592), négligent, de penser à la mort : «ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent, de mort nulles nouvelles» (Essais, I, 20). Nous sommes, disait Pascal, comme des «hommes dans les...
Celui qui voudrait fuir tous les risques de mort et se réfugierait dans une existence étroite, douillette et calfeutrée, oublierait précisément de vivre. Finalement, la vie n'a de sens et de prix que parce que nous ne disposons que d'un temps fini, donc susceptible d'être organisé. CITATIONS: « Philosopher c'est apprendre à mourir. » Montaigne, Essais, 1580-1588.Montaigne prône...
VOCABULAIRE: MORT: Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit...
Instant: Du latin instans, participe présent de instare, « presser ». Infime portion du temps, dépourvue d'épaisseur et de durée.* L'instant est au temps ce que le point est à l'espace : indivisible et sans durée, il est pourtant le constituant ultime du temps. La sagesse de l'instant * « Celui-là vit éternellement qui vit dans le présent », dit Wittgenstein....
Telle se présente la démonstration de la thèse : le sage ne médite pas sur le négatif de la mort, mais bien sur le positif de la vie dont il saisit le caractère universel, par opposition à la mort, qui renvoie seulement au particulier. La pensée de la mort est inséparable d'une vision, non seulement négative, mais aussi...
Dieu, hypothèse encombrante et inutile, est alors nié.Cette compréhension de la formule « Dieu est mort » ne nous paraît guère satisfaisante. Elle est statique, rigide, elle ne concerne que des individus dans une société donnée. A la limite, elle pose seulement Dieu comme idée, non point comme transcendance vivante. Elle ne répond nullement au problème posé, dans la...
C'est ce qu'on découvre au livre cinquième du « Gai savoir »: « C'est un fait, nous autres philosophes et "esprits libres", à la nouvelle que "le vieux Dieu" est mort, nous nous sentons comme touchés par la lumière d'une nouvelle aurore : notre coeur déborde de gratitude, d'étonnement, de pressentiment, d'attente - voici l'horizon redevenu libre... » Mais la mort de Dieu,...
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