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Cet espoir, quoique éloigné, tenait mon âme dans la même agitation que quand je cherchais encore dans le siècle un coeur juste, et mes espérances que j'avais beau jeter au loin me rendaient également le jouet des hommes d'aujourd'hui. J'ai dit dans mes Dialogues sur quoi je fondais cette attente. Je me trompais. Je l'ai senti par bonheur...
Il y a lutte entre des forces dont quelques-unes ont atteint la phase du [...] conscient, tandis que les autres n'ont pas dépassé la limite de l'inconscient. C'est pourquoi le conflit ne peut aboutir que lorsque les deux se retrouvent sur le même terrain. Et je crois que la seule tâche de la thérapeutique consiste à rendre...
Il semble alors qu'une partie de mon psychisme de dérober à moi-même. Puis-je alors encore dire que je peux me connaître moi-même, dans le for intérieur de ma subjectivité ? 11. Il est impossible de se connaître , parfaitement* Notre position «à l'intérieur» de nous-même n'est en réalité pas une aide mais un obstacle. Car nous manquons de recul...
III. Conscience, connaissance, liberté : une illusion ?* La conscience, Freud l'a bien montré, n'est pas tout le psychisme. Il existe en nous une instance psychique, l'inconscient, qui échappe totalement à la conscience.* L'homme est alors soumis à un déterminisme psychique. Qui dit déterminisme dit liberté sinon illusoire du moins amputée.* Spinoza remarquait déjà que les hommes se...
Le moi peut d'abord être assimilé à la conscience de sa propre individualité empirique. Il peut s'agir également d'une conscience individuelle attentive à ses propres intérêts et égocentrique. En ce sens, Pascal traite le moi « (d') haissable ». Le moi peut aussi être défini comme une réalité abstraite permanente, invariable, c'est-à-dire une substance. Enfin, le moi peut renvoyer au...
Et la réponse vient aussitôt : "à savoir, une chose qui pense". L'essence, ou encore le fondement substantiel de "je" est ainsi descriptible sous forme d'un objet conceptualisable : une substance pensante, mieux, une res cogitans (chose pensante), dont le caractère de substance permet de déduire des caractères essentiels : unité, immortalité, mais aussi chose créée, dépendante d'un...
Mais on pourrait distinguer deux types de connaissance : une première connaissance qui semble délivrer de l'ignorance, et une connaissance bien plus aboutie, celle du sage, qui rejoint l'ignorance. Celui qui sait à l'impression de ne plus être ignorant, mais le sage, celui qui a une connaissance plus parfaite encore finit par découvrir les limites de sa propre connaissance...
Mais il faut d'abord que l'ordre de sa méditation les fondent comme telle. Descartes n'efface pas ces représentations, il continue de les posséder, mais il suspend leur statut de vérité en attendant de les avoir fondées aux yeux de sa propre raison, en attendant de les avoir pensées. CITATIONS: « Je dus [...] abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la...
Dans la connaissance, l'expérience fournit les données sensibles et la raison les concepts. Les deux sont également nécessaires, et ne doivent pas être pensés comme opposés mais comme complémentaires Si l'on reprend l'expérience de pensée de Descartes, on se rend compte que deux éléments se dégagent de son analyse. Il y a d'abord les données sensibles dont...
Car je pourrais perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Le moi n'est donc ni dans l'âme, ni dans le corps, et on ne peut aimer l'âme ou le corps que pour ses qualités qui ne sont pas substantielles. Peut-on aimer la substance d'une âme, abstraction faite de toutes ses qualités ? C'est chose impossible et injuste. "On...
Proposition de plan : I - Autrui est-il nécessaire au processus de la connaissance ? Référence : Descartes, Méditations métaphysiques (1ère méditation) « Toutefois il y a longtemps que j'ai dans mon esprit une certaine opinion, qu'il y a un Dieu qui peut tout, et par qui j'ai été créé et produit tel que je suis. Or qui me peut avoir assuré que ce Dieu...
- La science comme refus de la pensée magique. La science se base sur la certitude de l'évidence, et s'oppose ainsi au caractère immédiat et illusionnel des préjugés. La pensée scientifique s'oppose, pour Bachelard, à la pensée "pré-scientifique" : « Scientifiquement, on pense le vrai comme rectification historique d'une longue erreur, on pense l'expérience comme rectification de l'illusion commune...
Ces faits psychiques refoulés sont en effet soumis à une censure qui évacue hors de la conscience (qui « refoule ») les désirs jugés incompatibles avec les exigences morales du sujet. « L'inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. » Freud, L'Interprétation des rêves, 1899. « Longtemps on a considéré la pensée consciente comme la pensée...
La perception est illusion de réalité, quand la réalité réside dans l'idée et le processus intellectuel. Pour Platon, donc, perception et connaissance sont deux processus antinomiques. 2.L'expérience sensible est la seule connaissance authentique accessible : les Empiristes Pour Hume ou Locke pour ne citer qu'eux, toutes nos connaissances viennent au contraire de l'expérience perceptive. Par exemple, la causalité n'est qu'une habitude...
II. Le moi constitue moins un objet de connaissance qu'un principe absolument premier à partir duquel seulement toute autre connaissance peut être rendue possible (Descartes). Dans la recherche d'un fondement absolu de vérité, nous devons douter de tout, même de notre propre corps ; or, la première certitude à laquelle nous parvenons est celle de notre propre conscience :...
Nous avons du mal à connaître la vérité parce qu'elle nous est d'abord donnée sous le mode de l'apparence. « La plupart des hommes ne réfléchissent pas sur ce qui se présente à eux et, même une fois instruits, ils ne comprennent pas : ils vivent dans l'apparence. » (Platon) a) Nous ne connaissons les choses, en un premier temps, que...
On ne peut donc, pour se connaître soi-même, se contenter de la conscience naïve. Il est nécessaire : 1° d'adopter envers soi-même une attitude de sincérité aussi entière que possible, libérée de cette partialité dont nous avons parlé (et ici, comme il a été dit, les jugements d'autrui peuvent nous éclairer); 2° de percer le revêtement d'illusions et...
La relativité de la connaissance s'entend donc d'un scepticisme à la manière de Montaigne, à la façon du « Que sais-je ? », car lorsque Socrate affirme : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien », ce n'est point là du relativisme, mais, en un sens, c'est presque du dogmatisme. Socrate est sûr...
Le problème n'est pas de ce demander s'il y a un sens à tout connaître, mais de voir si le vivant n'enveloppe pas de spécificité capable de faire obstacle notre connaissance : Y a-t-il quelque chose qui nous échappe dans le vivant ? Après avoir examiné l'étendue spatiale et temporelle du vivant, nous nous interrogerons sur la complexité de ses...
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