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Il est absence de douleur pour le corps, absence de trouble pour l'âme. 3) C'est à l'entendement d'opérer les bons choix et de chasser les opinions fausses. 4) Il y faut de la prudence, chose plus précieuse que la philosophie elle-même, source de toutes les autres vertus, conditions de la «vie heureuse ». 1) La thèse d'Epicure est que « le plaisir est la fin de...
HEUREUX / HEUREUSE: Qui jouit du bonheur, qui est durablement content de son sort. PENSEZ-VOUS : Ce genre de sujet permet de connaître d'emblée la problématique puisque sa formulation vous propose déjà une problématique. Le but du devoir est d'examiner cette problématique, de l'analyser; bref de la critiquer au sens étymologique * Partez de l'explication de la...
Il témoigne en réalité beaucoup de lâcheté, car il montre que nous n'osons pas affronter la vie avec ses charges et ses devoirs. ? Montrer d'ailleurs que tout acte de courage n'est pas un acte de vertu (exemples). 2° Quand on est déshonoré pourquoi vivre ? R. ? Pour expier sa faute si le déshonneur est mérité, pour prouver son...
|| Le nom d'Épicure est inséparable de celui de Lucrèce. Le premier vécut en Grèce de 341 à 270; le second, auteur du fameux poème didactique « De Natura Rerum » vécut à Rome de 98 à 54 environ av. J.-C. Dans l'Épicurisme comme dans le stoïcisme, la morale est partie intégrante de la physique. ÉPICURE — I...
ÉPICURE: «...Et c'est pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse.»
C'est un grand bien, croyons-nous, que le contentement, non pas qu'il faille toujours vivre de peu en général, mais parce que si nous n'avons pas l'abondance, nous saurons être contents de peu, bien convaincus que ceux-là jouissent le mieux de l'opulence, qui en ont le moins besoin. Tout ce qui est fondé en nature s'acquiert aisément, malaisément ce qui ne l'est pas. Les saveurs ordinaires réjouissent à l'égal de la magnificence dès lors que la douleur venue du manque est supprimée. Le pain et l'eau rendent fort vif le plaisir, quand on en fut privé. Ainsi, l'habitude d'une nourriture simple et non somptueuse porte à la plénitude de la santé, elle fait l'homme intrépide dans ses occupations, elle renforce grâce à l'intermittence de la frugalité et de la magnificence, elle apaise devant les coups de la fortune. Partant, quand nous disons que le plaisir est le but de la vie, il ne s'agit pas des plaisirs déréglés ni des jouissances luxurieuses ainsi que le prétendent ceux qui ne nous connaissent pas, nous comprennent mal ou s'opposent à nous. Par plaisir, c'est bien l'absence de douleur dans le corps et de trouble dans l'âme qu'il faut entendre. Car la vie de plaisir ne se trouve point dans d'incessants banquets et fêtes, ni dans la fréquentation de jeunes garçons et de femmes, ni dans la saveur des poissons et des autres plats qui ornent les tables magnifiques, elle est dans la tempérance, lorsqu'on poursuit avec vigilance un raisonnement, cherchant les causes pour le choix et le refus, délaissant l'opinion, qui avant tout fait désordre dans l'âme. Epicure
Parmi nos désirs, les uns sont naturels et les autres vains. Parmi les désirs naturels, il y en a qui sont nécessaires, et d'autres dont l'objet n'est que naturel, sans être nécessaires. Parmi les nécessaires, il y en a qui regardent notre bonheur, d'autres la tranquillité continue du corps, d'autres enfin l'entretien de la vie. Une théorie exacte de ces désirs sait ce qu'il faut fuir ou rechercher pour la santé du corps et pour la paix de l'âme : deux choses qui constituent tout notre bonheur. Car tout ce que nous faisons dans la vie se rapporte à ces deux points : écarter la souffrance et atteindre la tranquillité de l'âme. Quand nous les avons atteints, il n'y a plus en nous de trouble ni d'agitations : l'être vivant n'a rien de plus à acquérir ni à rechercher pour compléter son bien-être. Nous ne ressentons le besoin du plaisir que quand la privation nous cause quelque douleur. Dès que nous ne sommes plus remués par cette douleur, nous n'avons plus de désirs. C'est pour cela que nous disons que le plaisir est le commencement et la fin du bonheur de la vie : c'est le plaisir qui a été reconnu comme bien principal et conforme à notre nature. C'est du plaisir qu'il faut partir pour déterminer ce qu'il faut rechercher ou fuir [...]. Quoique tout plaisir soit un bien en soi, parce qu'il convient à notre nature, il y a cependant des plaisirs qu'il faut se refuser. De même, quoique toute douleur soit un mal en soi, il y a cependant des douleurs qu'il faut embrasser. C'est à la raison à considérer la nature des choses, à peser les avantages et les inconvénients. Epicure
Cet extrait de la Lettre à Ménécée d'Epicure est l'un des textes les plus connus et les plus commentés de l'histoire de la philosophie. Ce texte d'Ethique se présente comme un « tetrapharmacon », c'est-à-dire comme un remède en quatre point afin d'arriver à une vie heureuse. Notre extrait nous propose d'étudier le troisième point à savoir le désir. Si l'objet de ce texte est bien le désir et la hiérarchisation des désirs, il n'en reste pas moins que le point essentiel est de saisir le rapport du plaisir et de la nature. Plus exactement, si le plaisir se définit comme un bien que s'ensuit-il pour l'éthique. Quelle est la norme ? En ce sens, notre texte nous montrera en deux temps qu'il faut procéder à une classification des désirs, entre ceux qui sont naturels et ceux qui sont vains et plus encore (1ère partie) et voir alors que le plaisir est le principe de la vie heureuse en tant qu'harmonie, c'est-à-dire aponie et ataraxie définissant un plaisir proprement catastématique (2nd partie). Il s'agit donc de développer une sagesse pratique ; une sagesse qui prendra appui non seulement sur la sensation mais aussi sur l'intellection développant alors un choix prudentiel faisant du sage hédoniste un « phronimos ». [Remarque d'ordre méthodologique : En ce sens pour commenter cet extrait nous suivront la progression argumentative du texte nous dictant lui-même sa structure démonstrative et logique. C'est pourquoi nous ne proposons seulement, si l'on peut dire, deux parties ici, suivant les deux paragraphes du texte. Il s'agit pas en effet d'imposer au texte une structure ternaire si tel n'est pas nécessaire simplement dans le but de ne pas déroger ou de sacrifier à la « sacro-sainte » règle des trois parties.]
Nous disons que le plaisir est la fin de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs des hommes débauchés ni de ceux qui consistent dans la jouissance, comme l'imaginent certaines gens, mais nous entendons le plaisir comme l'absence de douleur pour le corps, l'absence de trouble pour l'âme. Car ce ne sont ni des beuveries et des festins à n'en plus finir, ni la jouissance de jeunes garçons ou de femmes, ni la dégustation de poissons et de bonne chère que comporte une table somptueuse, qui engendrent la vie heureuse, mais c'est un entendement sobre et sage, qui sache rechercher les causes de tout choix et de toute aversion et chasser les opinions fausses, d'où provient pour la plus grande part le trouble qui saisit les âmes. Or le principe de tout cela, et par conséquent le plus grand bien, c'est la prudence. Et voilà pourquoi la prudence est une chose plus précieuse que la philosophie elle-même ; car c'est elle qui donne naissance à toutes les autres vertus, en nous enseignant qu'il est impossible de vivre heureusement sans vivre avec prudence, honnêteté et justice, comme il est impossible de vivre avec prudence, honnêteté et justice sans vivre par là même heureusement. Epicure
Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité. Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre non pas parce qu'elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence. Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l'appelle comme le terme des maux de la vie. Le sage, au contraire, ne fait pas fi de la vie et il n'a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n'estime pas non plus qu'il y ait le moindre mal à ne plus vivre. De même que ce n'est pas toujours la plus longue durée qu'on veut recueillir, mais la plus agréable. Quant à ceux qui conseillent aux jeunes gens de bien vivre et aux vieillards de bien finir, leur conseil est dépourvu de sens, non seulement parce que la vie a du bon même pour le vieillard, mais parce que le soin de bien vivre et celui de bien mourir ne font qu'un. On fait pis encore quand on dit qu'il est bien de ne pas naître, ou, une fois né, de franchir au plus vite les portes de l'Hadès ». Car si l'homme qui tient ce langage est convaincu, comment ne sort-il pas de la vie ? C'est là en effet une chose qui est toujours à sa portée, s'il veut sa mort d'une volonté ferme. Que si cet homme plaisante, il montre de la légèreté en un sujet qui n'en comporte pas. Rappelle-toi que l'avenir n'est ni à nous ni pourtant tout à fait hors de nos prises, de telle sorte que nous ne devons ni compter sur lui comme s'il devait sûrement arriver, ni nous interdire toute espérance, comme s'il était sûr qu'il dût ne pas être.
Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or la mort est la privation complète de cette dernière. Cette connaissance certaine que la mort n'est rien pour nous a pour conséquence que nous apprécions mieux les joies que nous offre la vie éphémère, parce qu'elle n'y ajoute pas une durée illimitée mais nous ôte au contraire le désir d'immortalité. En effet, il n'y a plus d'effroi dans la vie pour celui qui a réellement compris que la mort n'a rien d'effrayant. Il faut ainsi considérer comme un insensé celui qui dit que nous craignons la mort, non parce qu'elle nous afflige quand elle arrive, mais parce que nous souffrons déjà à l'idée qu'elle arrivera un jour. Car si une chose ne nous cause aucun trouble par sa présence, l'inquiétude qui est attachée à son attente est sans fondement. Ainsi, celui des maux qui fait frémir le plus n'est rien pour nous, puisque tant que nous sommes là la mort n'y est pas, et que lorsqu'elle est là c'est nous qui n'y sommes plus. Epicure
Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité. Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a véritablement compris que hors de la vie [il faut entendre : dans la « non-vie »], il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre non parce qu'elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence [...]. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l'appelle comme le terme des maux de la vie. Le sage, au contraire, ne fait pas fi dé la vie et il n'a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n'estime pas non plus qu'il y ait le moindre mal à ne plus vivre. De même que ce n'est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement, ce n'est pas toujours la plus longue durée qu'on veut recueillir, mais la plus agréable. Epicure
L'épicurisme se propose la recherche du bonheur individuel dans un monde privé de repères politiques. Le souverain bien est le plaisir, mais pas n'importe lequel... Le matérialisme atomiste va permettre à Epicure d'évacuer les plus grandes peurs qui agitent l'humanité: la crainte de dieux, l'angoisse de la mort, etc...
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