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On appelle « bon » celui qui par nature, à la suite d'une longue hérédité, donc facilement et volontiers, agit conformément à la morale, quelle qu'elle soit (par exemple se venger ; si se venger fait partie, comme chez les anciens Grecs, des bonnes moeurs). On l'appelle bon parce qu'il est bon « à quelque chose » ; or, comme la bienveillance, la pitié...
2 - La foi elle-même n'est pas, chez Hegel, l'opposé de la vérité ou du savoir. Comprise subjectivement au chapitre 4 du livre, son contenu - la religion - est repris au chapitre 7 d'un point de vue « objectivement suffisant » au sens de Kant : c'est-à-dire qu'il ne manque à la conscience religieuse, selon Hegel, «...
On constate immédiatement que les désirs risquent de faire les frais d'une telle interprétation de la moralité. Tout désir ne vise-t-il pas en priorité une satisfaction strictement individuelle ? Et n'est-ce pas le sujet désirant qui attribue à l'objet de son désir des qualités positives qu'il peut être le seul à concevoir ? En liaison avec l'intérêt immédiatement personnel,...
Cette doctrine est fondée, chez Machiavel, sur un pessimisme profond et un entier mépris de l'être humain : « Les hommes en général sont ingrats, inconstants, dissimulés, lâches, intéressés... Ils craignent moins d'offenser celui qui se fait aimer que celui qui se fait craindre» (Ibid., chap. XVII).2° On trouverait des conceptions analogues chez tous les défenseurs des régimes...
Ne peut-on observer, sous le commandement du devoir, un goût coupable et douteux pour la souffrance physique, une soumission servile et craintive à l'impératif de la loi ? L'obéissance au devoir s'oppose à la vie et à ses forces puissantes, qui commandent l'égoïsme, la préservation de nous-mêmes et plus encore l'affirmation et la réalisation de nos buts. L'obéissance...
• Partez de la définition homme = être de raison et interrogez-vous sur la validité de cette définition aristotélicienne, reprise et accentuée par Descartes. • Si ce qui distingue l'homme de tous les autres vivants est bien la raison, demandez-vous si l'homme la possède naturellement et s'il la met aussi naturellement en pratique pour être raisonnable. La culture, l'éducation,...
« Ces sentiments, peut-on se demander, ne visent-ils pas à séduire ? » Le fait qu'ils plaisent - à celui qui les nourrit et à celui qui en profite, aussi bien qu'au simple spectateur - ne constitue pas un argument en leur faveur ; c'est précisément ce qui invite à la prudence. Soyons donc prudents ! Transition: Certes la morale...
Tout d'abord par une sorte de sympathie (empathie) devant la souffrance d'autrui (« ceux que nous voyons souffrir »), ressentie vraisemblablement comme une souffrance que nous ressentons dans notre propre corps. Le « secours » que nous portons à autrui est un secours que nous porterions spontanément à nous-mêmes. Il n'est certainement pas ici (ce qui se passera...
Le principe moral ne s'éteint jamais en l'homme 1. La morale et le droit TEXTE Kant, Vers la Paix perpétuelle " Le moraliste politique peut dire que le gouvernant et le peuple ou le peuple et le peuple ne se font pas réciproquement tort quand ils emploient la force ou la ruse pour se combattre, bien qu'ils aient tort en général...
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