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||L’interrogation « est-ce (…) que (…) » indique d’emblée que l’on s’interroge sur la condition dans laquelle on accomplit un acte, cette condition étant ici la solitude, et l’acte, le fait de prendre conscience de soi. Il va falloir évaluer le degré de pertinence de l’affirmation qui pose cette condition à l’accomplissement cet acte. La solitude, d’abord, peut se définir comme...
En suivant l'étymologie latine (cum-scire : avec savoir), on peut dire qu'être conscient c'est non pas seulement savoir mais aussi savoir que l'on sait : je vois l'arbre qui est en face de moi et je sais que je le vois. Il n'y a donc d'objet que pour un sujet : l'objectivité est le ...
Peut-on le laisser accéder au statut de conscience au même titre que les hommes ? De par l'essence de la conscience, a-t-on le droit d'attribuer à 'animal une conscience ? Y a-t-il des raisons pour, ne pas lui admettre ce statut ? Mais si on ne peut le lui admettre, pourquoi parle-t-on du droit des animaux ? Aux deux...
« Ce dont je n'ai pas conscience », ce pourrait être une définition de l'inconscient. Mais il faut être sur ses gardes, distinguer l'inconscience - qui désigne un si faible degré de conscience que la conscience est quasiment absente, et l'inconscient psychique, qui est constitué par les désirs incompatibles avec la réalité et dont le refoulement assure justement...
||— L'adjectif «inconscient» est synonyme de non-conscience. En psychanalyse, l'inconscient est un système composé de tous les éléments qui n'accèdent pas à la conscience et qui peuvent expliquer pour une part la structure de la personnalité, le comportement du sujet, les désordres psychiques, etc. — L'«inconscience» est reprochée à un homme qui n'est pas consciencieux,...
Bien plus que de dépendre de la nature, il dépend de la volonté divine dont il est la création. «Loin de ramener l'homme à la nature, conçue comme l'état d'innocence originaire, la société établit un ordre infiniment supérieur à elle.» Martial Guéroult L'homme est radicalement distinct des autres êtres. «Nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.» Descartes, Discours de...
Cela orientera la philosophie moderne a concevoir la liberté comme capacité morale de se déterminer en suivant la raison et non les passions. Être libre reviendrait alors à agir raisonnablement sans être influencé par mes passions. Ainsi on peut avoir l'impression de faire ce que l'on veut alors que nos actes sont dictés...
Mais l'embarras de la raison apparaît avec une évidence particulière lorsque le métaphysicien essaie de concevoir le monde dans son unité (cosmologie rationnelle) car ici on peut également démontrer le pour et le contre (démontrer que le monde a eu un commencement, car « l'infini en arrière est impossible ») et qu'il n'a pas eu de commencement car la raison...
Elle n'est pas être une boite fermée mais au contraire, pour reprendre la métaphore de Sartre (interprétant Heidegger) l'ouverture d'une fenêtre sur le monde. Cette perspective nous offre peut-être la possibilité de pénétrer dans la conscience d'autrui. Il faut donc se demander en quoi consiste précisément cette ouverture au monde. L'homme ou,...
||On appelle opinion un jugement du sujet qui est personnel à ce sujet, et qui n'est pas nécessairement juste. L’opinion est donc une sorte de préconnaissance, ou de préjugé, c'est-à-dire de pensée qui précède le jugement critique. L’opinion ne provient donc pas d’un cheminement de pensée critique susceptible de mener à la vérité, mais...
Ne puis-je considérer comme beau que ce qui me plaît ? N'y a-t-il pas une beauté qui pourrait être fondée sur le monstrueux, sur ce qui peut choquer, et même sur le mauvais goût (voir l'art moderne par exemple) ? Il est question de l'importance de la culture, de l'éducation du goût, d'une adéquation à une norme. On...
Tout changement possède un caractère irréductible, définitif. Le temps nous fait découvrir ainsi notre impuissance : la temporalité échappe à nos prises. Je ne recommencerai pas ce qui fut. Le passé se donne à nous comme ordre qui s'impose et que nous ne saurions effacer. Comment n'en serions-nous pas prisonniers ? Si l'espace est marque de ma puissance,...
Mais alors il semble que dans toute action il y ait cette part d'aveuglement. Sait-on jamais ce que l'on fait ? Il n'est donc pas seulement question de connaissance, de savoir, du pouvoir de la raison, mais des rapports entre la conscience et l'action. Est-on toujours conscient, des risques, mais aussi de tous les tenants, de nos actes...
en morale. 6. - Utilité : a) Caractère de ce qui est utile. b) (Écon.) Importance que le sujet attribue à un bien disponible en quantité limitée ; cette utilité est supposée diminuer à proportion de l'augmentation des unités du bien qui sont consommées ; par définition, on appelle utilité marginale* l'utilité de la dernière unité de bien...
Dans la société communiste pourront émerger de nouvelles tensions ou de nouvelles contradictions, évidemment fort éloignées de celles que nous connaissons dans le régime de propriété privée des moyens de production. B. - Discussion. Quelles que soient leurs différences d'inspiration, toutes ces doctrines reposent sur un prétendu «réalisme », d'allure tantôt positiviste...
La philosophie essaie, tente, de rendre compte de ce qui est. C'est-à-dire de l'expliquer. Soit simplement en en énonçant les mécanisme, soit en essayant d'en donner le sens. On en arrivera ainsi à des questions dites métaphysiques : « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » (Leibniz). Enfin, si la philosophie, selon Platon, commence par l'aveu de l'ignorance, son but est...
L'apparence renvoie d'un côté à ce qui est trompeur ou déception ; mais elle renvoie aussi à la réalité sensible, la réalité qui apparaît aux sens. Autrement dit, dire que l'art est le règne de l'apparence, ce n'est pas nécessairement dire que l'art est trompeur : d'ailleurs l'art a-t-il jamais trompé qui que ce soit ? Traditionnellement, l'art...
Mais nous ne connaissons les autres ni par la science (la connaissance cartésienne) ni par le sentiment immédiat (la conscience) de leur ressemblance. Seule la lutte pour la reconnaissance, et une lutte à mort, fondera ma liberté. De cette lutte je sortirai libre et reconnu ou esclave et aliéné (j'appartiendrai à un autre). II. La conscience du sujet se...
.). Son domaine est celui de la pensée. * Il en résulte que la vérité du philosophe n'est pas forcément démontrable ni expérimentable. Il faut ici souligner les différences entre la méthode scientifique (l'expérience), la quête d'érudition, et la démarche philosophique. Ainsi, le consensus est un critère important de vérité pour le savant : une vérité est reconnue comme telle lorsque...
Cette identité n'est pas un objet, elle est ce qui est saisie par une conscience. La personne est ce sur quoi la conscience a une prise. En ce sens, la personne est ce qui « existe », et la personne se connaît elle-même comme existante, mais elle n'est pas un « objet », parce que cette identité est une plus de l'ordre d'une...
Il me semble que c'est une garantie de ma liberté. L'analyse de Brochard semble se rapprocher d'une analyse de Descartes (4e méditation : du vrai et du faux) : « Tout jugement, dit Descartes, comporte deux facteurs : une connaissance qui est une donnée de l'entendement, d'une part, et d'autre part l'adhésion le notre volonté, laquelle est infinie et...
Autrement dit, la conscience de soi serait impossible dans un monde où autrui n'existerait pas. Si la conscience est mouvement et retour à soi-même à partir de l'être autre, elle ne peut d'abord l'être que par la négation de l'autre. Autrement dit, la relation à autrui se présente d'emblée comme une affaire de conflit. Le « moi » de l'enfant, par...
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