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Les adolescents caractérisés comme violents vivent dans une logique d'immédiateté. Ils situent, le plus souvent, à l'extérieur d'eux-mêmes l'origine des événements désagréables de leur vie et sont incapables de nommer et d'identifier leurs émotions et leurs sentiments en situation de frustration. c. Le langage devrait ainsi permettre d'atténuer des tensions, des impulsions passionnelles. Dialoguer peut ainsi avoir cette...
Il revient donc à l'État d'organiser sur un plan juridique les rapports humains afin d'assurer l'exercice du droit. Sans cela, le risque que chacun puisse à sa guise user de la violence ne pourrait être sérieusement écarté. L'opposition a la violence de l'Etat est parfois juste * Penser le droit, c'est penser qu'il fait parfois des victimes. La notion de...
Le ressort de l'Etat, le fondement du pouvoir, est l'angoisse sécuritaire. Or, comme l'état de guerre provient de deux causes, l'égalité des hommes et la divergence de leurs appétits, la solution réside dans la création d'un pouvoir fort, capable d'inspirer l'effroi, et qui unifie les volontés. Une république bien fondée repose implicitement sur un contrat de soumission. Chaque citoyen...
Dès lors, le dialogue n'est plus qu'une manière d'imposer une opinion particulière ou une intérêt propre, preuve que l'abolition de la violence (physique) par le discours n'empêche pas sa survivance au sein même du discours. III - La dialectique platonicienne Le discours se retrouve ainsi soumis à la tentation d'une violence raffinée due à la persuasion rhétorique et à...
. c) Vis-à-vis de ceux qui connaissent, et donc assistent, à la violence dans la sanction pénale. La violence n'apparaît pas comme une violence mais souvent comme une justice. Si une personne quelconque transgresse les lois, et donc les règles il est juste qu'il soit sanctionné, soit parce que les autres les respectent, soit par vengeance. Dans le cas de...
La réflexion sur la violence aurait donc pour fonction de dénoncer comme idéologiques tous les discours qui visent à la légitimer. Mais dire que ces discours sont des rationalisations de la violence, n'est-ce pas dire que la violence existe pour d'autres raisons, que ses causes sont ailleurs, et donc la légitimer de façon bien plus radicale encore ? ...
C'est le cas du renard, trop faible devant le loup. Mais la force (ou la ruse) de l'un, sert l'autre : la force du lion élimine le loup qui prétendait attaquer le renard, la ruse du renard vient au secours du lion dont les chasseurs allaient s'emparer. Etre l'un & l'autre, voilà qui permet de gagner et de conserver le...
Le plus souvent, ce à quoi on assiste, c'est que le dialogue se transforme en négociation, et l'accord auquel on arrive, ce n'est jamais qu'un compromis, ce qui n'est pas un accord. En effet, un compromis consiste toujours en ce que chacune des deux parties renonce à un peu de ses exigences, en rabatte. Le compromis, c'est le...
Le fonctionnement de l'ordre politique, un autoritarisme ou un absolutisme 1. L'Etat concentre tous les pouvoirs exécutifs, législatifs et juridiques. Hobbes donne à l'Etat une nature essentiellement législatrice : chaque parole prononcée par celui qui incarne l'Etat vaut comme loi, il a toute liberté de revenir sur ces paroles et de changer de loi. Aucun droit de résistance sans quoi on retournerait...
Il permet de structurer la pensée et d'organiser un meilleur « contrôle » sur les actes. D'où l'importance de pouvoir mettre des mots précis sur des représentations ou sur des ressentis pour avoir davantage de pouvoir sur ses actes et de prise sur le monde. Des enquêtes ont été faites pour étudier le mode de traitement de l'information chez l'adolescent...
q La violence apparaît donc comme la source de toute légitimité, et celui dont on doit respecter la loi, c'est celui qui nous contraint d'y obéir ; les lois font les hommes où un homme fait sa loi. Il faut donc un pouvoir fort, s'il faut un ordre fixe. C'est précisément parce que Hobbes considère l'hypothétique état de nature comme...
En outre, la sanction pénale vise parfois à se substituer à cette violence, et à rompre le cycle des représailles. La violence pénale vise à satisfaire les éventuelles victimes d'un acte de violence. 2. La violence de la sanction n'est pas une violence comme une autre : elle est une violence légitime. a) Le fait que la sanction se justifie au...
La violence, au contraire, est une forme de ma[. Elle s'exprime dans la guerre, la délinquance, le racisme. Elle traduit la tyrannie du corps sur la conscience morale et sur l'esprit. La violence fonde la loi du plus fort. Mais celui qui en use s'expose à son tour à la subir: son ordre est celui de l'arbitraire, et...
2. La violence est incapable de remédier à quoique ce soit.Que peut-on attendre, dans ces conditions, de la violence ? Peut-elle aider à faire progresser une cause juste ?A. La violence, régression du lien à l'autreUne société ne peut progresser sur la voie de la justice qu'à la condition que la plupart de ses membres soient animés par...
D'une manière générale, par exemple, la limitation de ma liberté par la loi est légitimée par la nécessité de ne pas empiéter la liberté des autres. Qu'est-ce qui « légitime » la peine de mort ? On voit deux arguments : - Le premier est une forme de vengeance. Est-ce un argument légitime ? Sans doute pas. (A vous de voir pourquoi). - Ensuite, la menace de la peine...
que la passion nous permette d'aimer un être autre que nous ? Il n'en est rien et, en aimant le passé, nous n'aimons que notre propre passé, seul objet de nos souvenirs. On ne saurait aimer le passé d'autrui ; par contre, l'amour peut se porter vers son avenir, et il le doit, car, aimer vraiment, c'est vouloir le...
La violence d'institution. a) La violence est un moyen de l'Etat. Max Weber dans le Savant et le politique écrit : « Il faut concevoir l'État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé [...], revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. ». Il fait de la violence non seulement...
Tout le problème du passage à l'Etat est dans la manière de dépasser, de corriger ou de composer avec cette violence. Freud, par exemple, pense la conservation dans l'inconscient de ces pulsions violentes que l'éducation doit prendre en compte. Brider ces pulsions n'est pas une solution, elles doivent nécessairement être évacuées. C'est parce que la nature humaine est...
Nous avons donc moralement le droit de discuter le droit. Le juste n'est pas toujours ce qui est légal (ex. au xvme siècle, l'esclavage était légal). * Le droit positif est nécessaire mais il a besoin du regard critique de la conscience pour respecter chacun d'entre nous (cf. Kant). [La violence est injuste.] La violence ne fait pas droit Le problème à...
), mais n'est-ce pas là aussi une certaine forme de violence ? D'un autre côté, l'homme est-il capable de se plier de bon gré aux contraintes de la vie communautaire ? L'idéal des anarchistes est celui d'une auto-gouvernance de l'individu par lui-même, mais ils sont les premiers à déplorer l'incapacité de l'homme à assurer cette auto-gouvernance. Il semble bien qu'il...
Le contrat : « L'ordre social ne vient pas de la nature. Il est fondé sur des conventions. » Du contrat social Un contrat ne peut être conclu qu'entre deux partis égaux et consentants, aucun parti ne doit être lésé, l'égalité est la seule garantie de la stabilité d'un ordre politique, cela exclut tout usage de la force. Le contrat social chasse ce...
* La violence est « l'ultima ratio » (la raison ultime à laquelle on a recours quand tous les autres arguments ont échoué). Seule la violence peut avoir raison de qui refuse de se rendre à la raison. 4) Mais la violence n'est-elle pas alors le fond de l'État ; l'État est-il autre chose que la violence institutionnalisée ? II...
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