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Que faut-il entendre par "déraisonnable" ? On pense à l'idée de preuve rationnelle de l'existence de dieu, mais aussi à l'idée de forte probabilité comme le fait Pascal. Mais, ne faut-il distinguer "rationnel" et "raisonnable" : les maths sont rationnelles, et en ce sens qui n'y adhère pas est dans l'erreur, mais certains comportements sont raisonnables, et ne...
||Il est déraisonnable de croire en Dieu. Cette croyance fait oublier le monde des hommes, avec ses maux et ses injustices. Mieux vaut se rendre à la raison et ne compter que sur elle. Dieu ne s'est jamais manifesté parmi les homme. Sa volonté est obscure. S'il est parfait, pourquoi laisse-t-il l'homme en proie à tant de maux...
Quelles conséquences du développement de la science nous rendent-elles comparables à des dieux? Ces conséquences sont-elles incompatibles avec une possibilité plus haute de l'humanité, non encore atteinte ? Lui sont-elles, tout au moins, nuisibles? Comment, enfin, comprendre cette possibilité en tant qu'elle est collective? Est-ce à dire qu'aucun homme n'a jamais été pleinement homme? Ou, au contraire, est-ce...
Celui de gagner l'adhésion de celui-là même qui au départ avait un point de vue éloigné ou opposé à celui que la preuve légitime. La preuve énonce un devoir penser, que seuls l'ignorance, l'entêtement ou la mauvaise foi se refusent à reconnaître comme tel. Elle donne du même coup à la palinodie ses lettres de noblesse, en montrant...
II. Le rêve humaniste de la religion civile (Rousseau). Dans le Contrat Social, Rousseau théorise la possibilité d'une "religion civile", qui se déploierait sous la forme d'un culte à l'homme civique, afin d'assurer la cohésion sociale. Ici, la religion serait coupée de sa fonction de relation "verticale", et aurait pour fonction celle de renforcer le lien "horizontal" entre les...
Cette théorie, si elle justifie nos limites (nous n'avons pas un esprit infini par exemple), explique moins bien nos souffrances positives. N'eût-il pas été possible à Dieu que - tout en demeurant des créatures bornées - nous éprouvions moins de misères? Aussi toutes les théodicées sont aujourd'hui quelque peu démodées. Le croyant reconnaîtra simplement que le mal est...
||Dieu est mort. Nietzsche est l'auteur de cette phrase. Les sciences et la technique ont fait plus pour l'homme que la religion. Dieu n'a plus sa place dans nos sociétés modernes. MAIS, les cultures passent alors que l'idée de Dieu demeure. Ce n'est pas lui qui est mortel, mais les individus et les cultures.|| Dieu est mort: Le développement...
Rien que des causes imaginaires (« Dieu », « l'âme », « moi », « esprit », « libre arbitre » - ou même l'arbitre qui n 'est « pas libre ») ; rien que des effets imaginaires (« le péché », « le salut », « la grâce », « l'expiation », « le...
.. choisissez.»Mais, en fait, de la mort de Dieu, de sa suppression ou de son «meurtre», il faut tirer toutes les conséquences : dans la seconde grande partie, Sartre progresse de la notion de valeur vers celle de sens, lequel ne procède, lui aussi, que d'une intention humaine.Deux sous-parties divisent cette deuxième grande partie. Dans la première («Si...
C'est cette idée même qui amorce la science moderne qui a pour but de concrétiser dans des objets techniques les découvertes scientifiques. En Occident, cela généré un étrange enchevêtrement de la connaissance et de la puissance, qui marque la technique moderne et dont les Grecs n'eurent d'ailleurs aucun pressentiment. À l'aube des Temps modernes, Descartes, sur la lancée...
a) C'est d'abord sur la notion de divinisation, qui est au centre de l'énoncé, qu'il faut faire porter l'analyse. L'énoncé laisse entendre peu ou prou que cette divinisation serait l'oeuvre d'un homme : le sentiment religieux, besoin consubstantiel à l'espèce, produirait littéralement, par une relation de cause à effet (portée par le verbe « impliquer ») la divinisation...
V. J'entends par mode les affections de la substance, ou ce qui est dans autre chose et est conçu par cette même chose. VI. J'entends par Dieu un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie. Explication : Je dis absolument infini, et non pas infini en son genre ; car toute chose...
.../... L'expérience du manque de volonté A. La faiblesse de la volonté. L'expérience de la faiblesse de la volonté est chose courante. Il n'y a rien, dit-on, de si facile que de résister à une tentation quand on ne lui a pas cédé, et rien de plus difficile que de lui résister une fois que l'on a été vaincu par elle....
||Cet adage est très ancien. On le trouve pour la première fois sous forme écrite dans une comédie du dramaturge latin Plaute (254-184 av. J.-C), La Comédie des ânes. Bien plus tard, il sera au centre de la pensée politique du philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679), et c'est généralement à ce dernier que l'on pense lorsqu'on l'entend prononcer.Ces...
IV. J'entends par attribut ce que la raison conçoit dans la substance comme constituant son essence. V. J'entends par mode les affections de la substance, ou ce qui est dans autre chose et est conçu par cette même chose. VI. J'entends par Dieu un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence...
Spinoza nous enseigne que la morale est chose intérieure, est affaire de connaissance et de raison, non de foi ni d'obéissance aveugle à des commandements extérieurs. La capacité morale de l'homme réside donc en lui-même ; elle ne tient pas à une interdiction ou à un châtiment divins extérieurs à lui, et à l'efficacité incertaine. [Partie III. La morale sans...
� � l'intention d'une psych� s'est substitu�e la traduction d'un message. Sans pens�e pour le dicter, sans imagination pour le renouveler, le programme g�n�tique se transforme en se r�alisant. � � Seuls les croyants qui demandent � la science de leur remplacer le cat�chisme auquel ils ont renonc� verront d'un mauvais oeil qu'un savant poursuive et d�veloppe ou m�me qu'il modifie...
a) Depuis Pascal on conçoit la foi comme un pari existentiel et pragmatique, et en aucun cas contraire à la raison. Depuis Kant nous savons que la raison, de toute façon, échoue à décider la question de l'existence de dieu. b) Si certains hommes en ont besoin pour vivre mieux, qu'ils choisissent rationnellement de s'y conformer mais sans pour...
C'est ce qu'on découvre au livre cinquième du « Gai savoir »: « C'est un fait, nous autres philosophes et "esprits libres", à la nouvelle que "le vieux Dieu" est mort, nous nous sentons comme touchés par la lumière d'une nouvelle aurore : notre coeur déborde de gratitude, d'étonnement, de pressentiment, d'attente - voici l'horizon redevenu libre... » Mais la mort de Dieu,...
Comment ne pas évoquer par exemple l'Inquisition, cette procédure ecclésiastique instaurée contre les hérétiques, au nom de la vérité, et qui devait conduire, en 1600, à l'exécution d'un Giordano Bruno parce qu'il soutenait l'infinité de l'espace, ou à la condamnation d'un Galilée parce qu'il proclamait l'héliocentrisme ! Le' progrès de la connaissance scientifique peut, dans ces conditions, être...
[...] De cela seul que je ne puis concevoir Dieu sans existence, il s'ensuit que l'existence est inséparable de lui, et partant qu'il existe véritablement : non pas que ma pensée puisse faire que cela soit de la sorte, et qu'elle impose aux choses aucune nécessité ; mais, au contraire, parce que la...
Vico(auteur de La science nouvelle) voit dans la création d'un dieu la réaction face à un événement naturel qui a effrayé les premiers hommes, la foudre. Dès lors, ils ont inventé un dieu et y ont cru. Pour Hobbes, comme pour Hume, la croyance religieuse découle d'un sentiment d'impuissance devant la fragilité de la destinée humaine. " l'angoisse humaine...
* Contre la peur de l'au-delà.Dans la Lettre à Ménécée, Epicure propose une explication de l'univers qui rend superflue la représentation de l'au-delà et du Jugement dernier, qui sont à l'origine de la peur de la mort. Une des premières cause d'angoisse chez les humains est, selon Epicure, l'inquiétude religieuse et la superstition. Bien des hommes vivent dans la...
Il y eut dans l'histoire de nombreux cas de conversion, mais les raisonnements philosophiques n'y eurent aucune part : les Africains qui devinrent chrétiens ne lurent pas Descartes ni saint Anselme.En outre s'il y avait réellement preuves de l'existence de Dieu, les incroyants ne seraient plus que des imbéciles ou des ignorants, à moins qu'ils ne fussent, comme...
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