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présent.
Tout semble voué à la disparition, rien ne demeure : « Qui a contemplé les ruines de Carthage, de Palmyre, Persépolis, Rome, sans réfléchir sur la caducité des empires et des hommes, sans porter le deuil de cette vie passée puissante et riche ? Ce n'est pas comme devant la tombe des êtres...
Définition des termes du sujet Le sujet invite à se prononcer pour une des deux formes d'argumentation que l'on distingue généralement. La première étape du travail sera donc de définir, dès l'introduction, ces deux formes d'argumentation. L'argumentation directe, d'abord, est une forme d'argumentation qui se donne comme telle : elle est de nature strictement démonstrative - toute démonstration logique, par...
||La question invite à s'interroger sur l'essence de l'histoire et du fait historique. En quel sens y a-t-il ou non une répétition dans l'histoire ? Qu'est-ce qui, de l'histoire, est sujet à se répéter ? Il ne sera pas non plus inutile de songer au rôle de l'historien: celui-ci, comme tout témoin des événements, prend en effet conscience...
La vérité désigne la réconciliation des deux premiers moments dans le dernier. L'esprit absolu, arrivé au terme de son déploiement, est pleinement réalisé, réconcilié, ou pour le dire autrement, il est parvenu à sa vérité qui est la plus pleine. Il y a donc bien une histoire de la vérité au sens de la succession des moments du déploiement...
L’Histoire a-t-elle un sens ? Tout d’abord, la question à se poser est la suivante : qu’est-ce que l’Histoire ? L’historien Paul Veyne définit l’Histoire comme étant « un récit d’évènements vrais qui ont l’Homme pour acteur ». Mais qu’entend-il par « évènement » ? Il est impératif de distinguer les faits des évènements historiques. L’Histoire serait donc un ensemble de...
L'essentiel de son travail consiste à créer, pour ainsi dire, les objets de son observation, à l'aide de techniques souvent fort compliquées. Et puis, ces objets acquis, à " lire " ses coupes et ses préparations. Tâche singulièrement ardue; car décrire ce que l'on voit, passe encore; voir ce qu'il faut décrire, voilà le plus difficile.Etablir les faits...
Ajoutons à cela l'espoir des hommes que l'avenir soit supérieur, en valeur, au présent. Une approche irrationnelle et émotionnelle du progrès doit être évitée au profit d'une analyse impartiale et objective, qui ne débouche pas nécessairement sur un constat de pessimisme. B - REALITE ET LIMITES DU PROGRES.L'Histoire comporte, en effet, des progrès : celui de l'efficacité scientifique et technique...
Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. (Pensées) Pascal défend ici l'idée d'une histoire gouvernée par le hasard où de petites causes peuvent changer profondément le cours des évènements. A rapprocher de cette autre citation : Cromwell allait ravager toute la Chrétienté; la famille royale était perdue, et...
D'où la tentation d'en conclure - assez légitimement d'ailleurs - que l'homme ne progresse pas, qu'il est mauvais et que l'histoire n'est que la preuve de son incapacité radicale à s'améliorer. Il s'agirait alors en étudiant l'histoire à désespérer de l'homme...Pourtant, on devra d'abord constater que l'histoire peut aussi être lue comme un progrès technique,...
• Il n'est pas rare que l'acteur ou même le spectateur d'un événement ait le sentiment de vivre un « moment historique » — soit une situation appelée à s'inscrire durablement dans la mémoire collective parce qu'elle aura eu un rôle déterminant dans l'évolution des choses. Mais peut-on décrire immédiatement un tel moment...
Analyse du sujet : · On remarquera tout d'abord que le terme Histoire, écrit en lettre majuscule désigne en règle générale l'histoire de l'humanité et non d'un homme seul. Nous pouvons donc nous centrer sur ce sujet en tant qu'il s'agit d'Histoire universelle et non particulière (sont éliminés aussi les histoires que...
Le texte de Kant a inspiré la création de la SDN et de l'oNu, avec des résultats mitigés on le sait. Kant ne fait pas oeuvre d'historien. Réfléchissant sur l'histoire des hommes, il affirme qu'on ne peut pas, en s'appuyant sur l'expérience, prouver que l'histoire a un sens : celui du progrès moral...
Si l'on donne au mot "juste" son sens moral, que devient la question ? Penser qu'il est moralement légitime de dire que l'Histoire jugera, c'est s'en remettre à l'Histoire pour juger, c'est penser que les décrets de l'Histoire sont conformes à l'idéal de justice. Analysons. Cela veut dire que ce que l'Histoire développe dans leurs effets ou retient...
Analyse du sujet. Ce sujet pose une question de capacité : peut-on signifie à la fois : o Est-ce que techniquement c'est possible de tirer une leçon de l'expérience ? On aborde alors l'expérience en tant qu'elle est un maitre pour nous, qu'elle nous donne un acquis qui restera en nous durant toute notre vie. o ...
Une réalisation de l'histoire par l'histoire elle-même ? a. Le développement téléologique de l'histoire au cours du temps Nous répondrons donc d'une manière différente à la question qui nous est posée : il apparait que si l'on ne peut dire qu'en un sens métaphorique, ou en acceptant d'abuser du langage, que l'homme fait l'histoire,...
Il y a une impossibilité dans le concept même de temps à le concevoir comme revenant sur lui-même. Le passé semble, par définition même, constituer un irréversible et un « en-soi », dont je suis prisonnier. Irréversible : la présence ancienne ne saurait revenir à l'état initial et ce caractère même du temps me signale mon impuissance. Si...
en ce sens, la responsabilité du pour-soi est accablante." ; "Dès l'instant de mon surgissement à l'être, je porte le poids du monde à moi tout seul sans que rien ni personne ne puisse l'alléger". Mais cette pensée semble paradoxale car on est responsable devant quelqu'un et au nom de certaines valeurs, or, si je suis absolument...
Mais le sens est-il véritablement visible comme tel dans l'histoire ? Ne faut-il pas plutôt le rechercher, dans la mesure où ce qui apparaît de prime abord ne semble pas faire sens ? La finalité de l'histoire, plus qu'une donnée, n'est-elle pas un objet de recherche ? Quelle est alors la nature de cette recherche ? Peut on en rester à un...
1. L'expérience ne nous apprend rien que nous n'ayons déjà en nous. · Si l'on pense à l'expérience comme à un professeur, en tant que l'on peut en tirer des leçons, en apprendre quelque chose, on conçoit assez vitre des limites à ces leçons. « Attendu donc que l'âme est immortelle et que, bien des fois, elle est née, et a...
||L'idée de progrès suggère celle d'un état final. La fin de l'histoire, ce serait la fin des guerres, des violences. On constate qu'il y a des progrès scientifiques et techniques, des progrès du droit, de la liberté. Mais qu'il n'y a pas de progrès moraux de l'espèce humaine. En témoignent, au XXième siècle, les guerres, les violences et...
[L'histoire peut être sacralisée. Elle peut faire l'objet d'un culte aussi fort que les cultes religieux. Les hommes peuvent s'attacher à leur passé comme ils s'attachent à la parole des fondateurs d'une religion. L'histoire, devenue un récit sacré, leur permet d'espérer, de donner un sens à leur existence.] [L'histoire est une connaissance, non une croyance. Sa vocation...
Il échappe au pouvoir de l'historien, comme de quiconque, de faire, c'est-à-dire de refaire, l'histoire objective.Aucune tentative de falsification n'y changera rien; un régime totalitaire peut bien, s'il en a les moyens, censurer les livres d'histoire, afin d'ensevelir dans l'oubli des moments peu glorieux de son passé : le passé figé dans son éternité est hors d'atteinte de...
.../... Le deuxième risque d'une telle approche positive de la réalité historique réside dans l'affirmation d'une théorie de la causalité historique. Les faits politiques permettraient de rendre compte de toute la réalité historique. Par exemple, l'historien Seignobos, en 1924, conclut que la crise mondiale ouverte en 1914 oblige «à reconnaître à quel point les phénomènes superficiels de la vie...
Or le roman - par exemple La Plaisanterie de Kundera ou Le Procès de Kafka -, qui peut certes aussi être considéré comme un document, ne dit-il pas une vérité d'un autre ordre que celui de l'historiographie, mais au moins d'une égale dignité ? Nous pensons tous savoir ce qu'est un roman, mais le savons-nous plus qu'Euthyphron savait...
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