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N'existe-t-il pas quelques principes fondamentaux et universels (comme par exemple ceux qui sous-tendent les droits de l'homme), qui restent hors de portée d'une telle relativisation ? Prolongements* On connaît la fameuse diatribe de Rousseau contre Montaigne à ce sujet (l'Émile, livre IV). Critique du scepticisme qui se plaît à souligner le caractère variable des moeurs et de la morale...
Dans l'état de nature, l'homme craint son semblable qui peut à chaque instant le tuer ou le déposséder. Dans la vie en société, l'individu craint un pouvoir fort qui garantit sa sécurité mais qui lui demande une obéissance quasi absolue. Pour que ce passage de l'état de nature à la société puisse avoir lieu, il est donc nécessaire que...
Par exemple, si croyant qu'il faille posséder de nombreux biens matériels pour être heureux, un homme est prêt à perdre des amis, alors il ne se trompe pas par méchanceté mais par erreur de jugement. Ainsi Platon peut-il affirmer que « nul n'est méchant volontairement » b) On peut donc être méchant sans le vouloir, c'est-à-dire sans percevoir toutes les conséquences des...
L'homme est par nature un être moral, en ce sens qu'il ne se contente pas d'être ce qu'il est : en se représentant à lui-même sa propre existence, l'homme est capable de déterminer son devoir-être. Or, ce devoir-être peut être orienté dans son principe par la détermination d'une nature morale originaire de l'homme, à laquelle toute action devrait...
II. Nous devons le respect uniquement aux hommes qui l'ont mérité a. Les dangers d'une généralisation du respect Cependant, nous tiendrons ici qu'il est dangereux de généraliser le respect. Si nous l'accordons indifféremment aux bons et aux méchants, les premiers ne seront pas récompensés par une attitude déférente à laquelle ils ont droit, et les seconds ne seront pas enclins à...
En effet, si je suis cloué sur un lit d'hôpital, j'éprouve la frustration de ne pas pouvoir marcher, de ne pas avoir le loisir de sortir et d'être autonome. À ce niveau, mon malheur est une souffrance quasi physique : je suis impotent. Cependant, à cela s'ajoute le regard d'autrui, regard qui, comme le disait Sartre, peut être physique...
Les forts, eux, s'en vengent ou les détruisent. b. Le respect présuppose un rapport d'égalité que l'on ne peut entretenir avec des méchants D'autre part, nous dirons qu'il est dangereux de respecter les méchants pour une autre raison : parce que le respect présuppose, ou du moins implique, un rapport d'égalité entre celui qui respecte et celui qui est respecté. Lorsque...
En effet, la morale de PLATON apparaît comme un corollaire de sa métaphysique. Elle dépend étroitement de la conception qu'il se fait de l'homme et de sa nature. D'une vue juste de la nature de l'homme, découlent immédiatement les normes d'une conduite vertueuse. La vertu, en effet, apparaît ici comme l'accomplissement, la perfection de la Nature. C'est dans...
Plus je connais, plus je choisis, plus je suis libre. Montaigne disait : « La vraie liberté, c'est pouvoir toute chose sur soi. Résumons-nous : être indifférent c'est ne pas avoir de préférence, d'intérêt. C'est un état de neutralité. Cet état peut être synonyme de liberté. Descartes distingue deux sortes d'indifférence et de ce fait deux sortes de liberté...
Du reste, ici, l'on répondra aisément que le motif de nos infractions à la loi morale c'est généralement l'attrait violent de quelque satisfaction - puissance, plaisir, richesse - que nous pensons ne pouvoir obtenir que par là. En d'autres termes, la conduite immorale s'explique par la visée de quelque intérêt. Tel avantage, tel plaisir, nous est apparu assez...
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