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Cela ne signifie évidemment pas que le Dieu des chrétiens (ou des juifs, ou des musulmans) constituerait un « progrès » par rapport aux esprits antérieurs : plus modestement, on peut seulement admettre qu'il comble des attentes ou des désirs plus complexes que ceux auxquels répondent les croyances animistes.Si l'on croyait pouvoir admettre que la religion, sous prétexte...
||Le plan de la dissertation pourra reprendre ces différents niveaux de confrontation possible entre la religion et la philosophie, en référence aux différentes «strates» constitutives de la religion (pratiques, croyances, doctrines). Le plan proposé s'inspire de cette approche et, soulignant l'approche critique du fait religieux par le philosophe (deuxième partie), il montre, en fin de compte (troisième partie)...
||A la suite de Cicéron, on fait dériver religio de relegere : recueillir, réfléchir mais il est plus courant de le faire dériver de religare : lier, attache. Le sens primitif désignerait l'attachement de l'homme à un être supérieur, transcendant. "On appelle d'une façon générale religion, la relation de l'homme avec ce qu'il considère comme sacré, ainsi qu'avec...
. » Expliquons ces termes qui cernent le champ de la métaphysique avec rigueur. Bien que la métaphysique soit apparentée à la religion par son objet (il s'agit de l'âme, du monde comme totalité, de Dieu) elle en diffère par sa méthode. La religion repose sur la révélation alors que la métaphysique prétend nous enseigner par les seules forces de...
a) C'est d'abord sur la notion de divinisation, qui est au centre de l'énoncé, qu'il faut faire porter l'analyse. L'énoncé laisse entendre peu ou prou que cette divinisation serait l'oeuvre d'un homme : le sentiment religieux, besoin consubstantiel à l'espèce, produirait littéralement, par une relation de cause à effet (portée par le verbe « impliquer ») la divinisation...
||On définit souvent le sentiment esthétique à tort comme une délectation, plus proche du sentiment de l’agréable que du beau. Or la nature même du sentiment esthétique appelle une tout autre définition. Le sentiment esthétique, de ce point de vue, s’il veut être expliqué dans sa globalité oblige à penser et à théoriser l’origine...
Sur ces questions et sur bien d'autres, les sciences restent muettes. [On peut voir de la religiosité, c'est-à-dire un esprit religieux, dans de nombreuses pratiques et attitudes totalement «profanes».] Science et croyance Hume a montré que la croyance est omniprésente dans notre vie mentale. Si je pense que le soleil se lèvera demain, comme il l'a fait chaque matin jusqu'à présent,...
La religion est-elle une caractéristique intrinsèque constitutive de l'homme ? II. L'homme : animal religieux par nature nécessairement. André Leroy-Gourhan montre que la réflexion que l'homme tend à développer depuis le début de son existence, n'est autre que la faculté de traduire par des symboles la réalité matérielle du monde. Hors la religion est constituée toute...
Une telle affirmation semble donc poser que pour que l'art existe véritablement, il faut qu'il ait en son essence une part de religieux. Mais y a-t-il nécessairement du religieux dans l'art? Quelle est la véritable fonction de l'art?L'opinion la plus courante que l'on se fait de la fin que se propose l'art, est qu'elle vise à imiter la...
520), et de l'autre, l'interdit religieux, dans ce qu'il a de sacré et d'absolu, devient le modèle de référence de tout interdit.b) Ainsi la loi religieuse comme droit moral ou droit naturel est souvent perçue comme une règle capable de transcender le droit positif, un refuge de la morale face à l'instrumentalisation du droit. C'est que « la...
a) Depuis Pascal on conçoit la foi comme un pari existentiel et pragmatique, et en aucun cas contraire à la raison. Depuis Kant nous savons que la raison, de toute façon, échoue à décider la question de l'existence de dieu. b) Si certains hommes en ont besoin pour vivre mieux, qu'ils choisissent rationnellement de s'y conformer mais sans pour...
.../... Egalement une suprématie : qu'est-ce qui est supérieur ? Pour Marx, c'est l'homme qui est supérieur. Mais ce qui lie le rapport indissociable de l'homme et de la religion (la critique orientée contre la religion ne la fera pas disparaître pour autant) est le verbe faire. Et la question centrale est « qui fait ? » qui a...
Pour lui, le déiste admet l'existence d'un « être primitif » qui est « toute réalité », mais il renonce à le définir davantage ; au contraire, le théiste tient qu'on peut déterminer davantage « cet objet de pensée » et affirmer qu'il est « le principe premier de toutes choses ». À quelque degré, l'usage philosophique a retenu cette distinction : le déisme équivaut à une croyance...
Comment dois-je me comporter ? La religion donne du sens à notre vie en apportant des réponses. Selon Heidegger, penser le monde qui nous entoure en cherchant une explication nous oblige à nous référer en dernier lieu à un être qui aurait tout contenu à l'origine. La morale, pour Kant, requiert pour être crédible la punition des vicieux...
Ainsi, pour Freud, la religion est une pratique substitutive de l'homme au même titre que l'art. Freud montre dans L'avenir d'une illusion, que les exigences répressives entrent en conflits avec les désirs de l'homme. La religion a une fonction consolante parce qu'elle offre la pensée d'un au-delà où tous nos désirs seront satisfaits. En effet, la foi religieuse est...
Cette force de conviction caractérise l'idée vive qui, en raison de la coutume, reçoit de l'impression présente une part de sa vivacité ; tout se passe comme si la répétition d'événements semblables toujours contigus l'un à l'autre, créait cet effet de vivacité.Hume donne à un tel phénomène le nom très courant de croyance. De ce fait, il forge...
EXISTENCE (lat. existere, sortir de, s'élever de) Gén. Le fait...
Et Marx de dévaloriser la religion : non pas une encyclopédie, mais seulement un abrégé (« compendium ») ; non pas une logique sous une forme noble, mais seulement sous une forme populaire ; un point d'honneur chevaleresque, mais seulement spiritualiste (et sans doute déjà démodé).Les termes employés pour définir la religion (enthousiasme, sanction morale) expriment a contrario...
I. L'homme se définit comme animal religieux par défaut. Pour savoir si l'homme est un animal religieux, il faut premièrement se demander s'il est bien le seul être à pratiquer la religion. La pratique de la religion se constate de plusieurs manière : par une croyance véritable (la foi), mais aussi par l'exercice de rituel ou de cérémonie. Nous ne pouvons...
Pour lui, l'âme aspire au vrai comme à un absolu. La vérité de Platon se confond avec Dieu, et le langage qu'il utilise pour en parler est le langage de la foi. L'«âme», se détachant des réalités corporelles et sensibles, doit «monter» jusque dans le monde des idées. Elle pourra alors «contempler» la vérité...
Le désir de vérité ne peut pas être un désir de connaissance, parce que celle-ci est impossible, ni l'expression d'un désir religieux. Il reflète simplement le désir d'imposer nos valeurs et nos opinions. Nous considérons comme vraies les valeurs qui servent nos intérêts. Puisqu'il a pour fonction essentielle l'expression de la pensée et la communication entre les hommes, il...
Qu'est-ce qui fonde la croyance religieuse ? ( sur la base de David Hume dans Le traité de la nature humaine ) David Hume, philosophe économiste et historien, est l'un des plus importants penseurs des lumières écossaises, et est considéré comme l'un des plus grands philosophes de langue anglaise. Il a publié Le Traité de la nature humaine...
Religion et politique A. ScissionLa religion nous tourne vers Dieu, et la politique vers le monde. Dans sa jeunesse, Hegel voyait une opposition entre ces deux attitudes. Selon lui la religion, éloignant les hommes de la politique, était complice de la tyrannie, qui avait ainsi les mains libres. On sacrifiait la vie terrestre à l'illusion d'une vie céleste. La...
Il ne s?agit plus d?être croyant pour être vertueux lorsque déjà l?on fait le bien ; la foi n?est plus le seul critère du moralement méritoire, et l?intellectualisme moral, subsistant encore chez Descartes, est dépassé par une valeur nouvelle et inexpugnable : la conscience. Car ce n?est plus le contenu de connaissance qui doit être vrai pour que l?agir soit...
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