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Désirer est-ce nécessairement souffrir ? En tant que tension vers un objet qu'on imagine pouvoir être source de plaisir ou de plénitude, le désir -comme le Janus bifrons- recèle une dualité constitutive. Comme "tension", il nous voue nécessairement à la souffrance. Ne désirons-nous pas en effet que ce dont nous manquons ? Manque qui nous condamnerait au jardin...
Aussi trouve-t-on chez Descartes une magnifique définition de la méthode : « Par méthode, j'entends des règles certaines et faciles, grâce auxquelles tous ceux qui les observent exactement ne supposeront jamais vrai ce qui est faux, et parviendront sans se fatiguer en efforts inutiles, mais en accroissant progressivement leur science, à la connaissance vraie de tout ce qu'ils peuvent...
(Freud dans Métapsychologie) b) "Il existe deux variétés d'inconscient: les faits psychiques latents, mais susceptibles de devenir conscients, et les faits psychiques refoulés qui, comme tels et livrés à eux-mêmes, sont incapables d'arriver à la conscience. Les faits psychiques latents ... sont des faits préconscients, et nous réservons le nom d'inconscients aux faits psychiques refoulés." (Freud dans Essais...
Chercher à satisfaire ses désirs, c'est alors bien plus se destiner à souffrir qu'à être heureux. De même ce qu'on nomme "bonheur" n'est pour Freud qu'une "satisfaction plutôt soudaine de besoins, et n'est possible par sa nature que sous forme de phénomène épisodique."( Malaise dans la civilisation, 1929) De plus, pour Kant, le bonheur est impossible à définir et personne...
L'herméneutique d'autrui au moyen de nous-mêmes Nous commencerons par dire que la généralisation de ce que nous sommes est le moyen de la connaissance d'autrui. En effet, prenons un exemple très simple, que nous pouvons trouver dans les circonstances quotidiennes de la vie : les vécus intérieurs (sentiments, impressions) d'autrui nous sont entièrement inaccessibles, nous ne pouvons vivre ce que...
La liberté est-elle toujours la conséquence du choix ? Les passions ne constituent-elles pas des mauvais choix ? Nous libèrent-elles ? Y a-t-il un choix quand on a deux alternatives, ou deux alternatives doivent-elles remplir certaines conditions pour qu'on soit en présence d'un vrai choix ? Les hommes n'ont-ils pas souvent l'illusion de faire des choix, alors qu'ils...
Au premier abord, notre pensée semble pouvoir faire l'économie de celle des autres. Notre for intérieur ne semble pas avoir besoin du renfort d'autrui. Notre pensée est inviolable, inaliénable. Pourtant, à y regarder de près, on ne peut pas non plus négliger totalement autrui, son existence et sa pensée. Ne risque-t-on pas, sinon, de sombrer dans le solipsisme ou...
La liberté de penser est donc sacrée, inviolable. Mais qu'entend-on par penser ? Descartes, dans sa deuxième Méditation métaphysique, définit la pensée par la faculté de « douter, concevoir, affirmer, nier, vouloir, ne pas vouloir, imaginer aussi et sentir ». Si penser revient à vouloir, il est donc logique que la liberté de penser consiste à penser ce...
Dans la méthode cartésienne, il s'agit de partir des certitudes, d'idées innées et de procéder de façon déductive à partir d'elles. b) Mais d'un tout autre point de vue, le savoir c'est aussi une grande expérience. J'apprends les conséquences de certaines actions en faisant l'expérience d'actions à peu près identiques. Ce savoir s'avère par ailleurs vital car si je...
Le désir ne viserait pas un objet ou un autre, mais soi-même dans l'autre. Il serait donc de nature narcissique, même dans l'hétérosexualité. Or, à bien y regarder et à bien écouter l'histoire farfelue d'Aristophane, l'accent est plutôt mis sur la coupure, la division, voire la castration, comme origine du désir. D'où le commentaire de Lacan : Platon a...
En effet, les différences culturelles portent-elles sur les valeurs ? I. Les différences culturelles ne sont pas naturelles. Jérôme Bruner, dans L'Education, entrée dans la culture, montre qu'il n'y a pas de réelles différences culturelles, mais que ces divergences proviennent des institutions. Ce sont les institutions qui imposent le fonctionnement de l'état dans lequel se trouvent les hommes, ce sont encore elles...
De fait, un régime qui suit ses lois n'est pas illégal. Toute décision, aussi inique soit-elle, peut s'appuyer sur des lois (exemple des Rois Catholiques). Tout peut être justifié par une loi. En revanche, tout n'est pas juste dans ce que justifie la loi. La loi décide du légal, mais pas du juste. C'est en ce point précis...
Deuxième partie : La figure du maître On peut considérer que c'est cette interrogation qui a poussé certains aux actions de Mai 68 : il faut abolir une éducation qui ne repose que sur la mémoire et sur une autorité en oubliant la nécessité qu'il y a pour l'élève de comprendre ce qu'il apprend et la nécessité d'en jouir. Ce phénomène...
IntroductionEst-ce un sot? Est-ce le plus libre des hommes? La spontanéité totale dont fait preuve le héros de L'Idiot de Dostoïevski trouble tous ceux qu'il côtoie et les fait hésiter entre mépris et vénération. Cette figure littéraire nous invite à nous demander si la spontanéité est ou non une marque de liberté.La compréhension commune du mot « spontanéité...
CULTURE (lat. colere, mettre en valeur ) Gén. La culture désigne la...
B- L'Art et le rôle de la poésie chez Baudelaire * Baudelaire : Art (et pas art) => valeur religieuse, voire quasi-mystique, instrument de connaissance, un sacerdoce auquel doit se consacrer le poète chassé d'un paradis perdu à une époque antérieur * Finalité technique : être le moyen sublime de recréer l'unité perdue, de produire l'ivresse sacrée par sa "sorcellerie...
«Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.» Kant, Critique de la raison pure (1789). La «révolution copernicienne» opérée par Kant est la suivante: le réel connaissable n'est pas indépendant de l'esprit, c'est l'esprit qui lui donne sa forme. Nous ne sommes pas passifs face au monde: c'est nous qui lui donnons...
En outre, en transformant le monde, il crée quelque chose de stable et de durable en dehors de lui et se libère de l'angoisse de la mort qui le liait au monde sensible et qui avait fait de lui un esclave. En revanche, le Maître, se contentant de consommer et de détruire les produits du travail de l'Esclave,...
On traitera en seconde partie de l'aspect politique de la question. IV - UNE DEMARCHE POSSIBLE Commençons par déterminer ce qu'il faut entendre par opinion. Disons d'emblée que la philosophie à ses débuts, avec SOCRATE et PLATON, se constitue contre l'opinion. Mieux vaut ne rien savoir que mal savoir ou croire savoir : tel est le message de SOCRATE. Or l'opinion...
L'incompatibilité de la science et de la religion est uniquement contingente a. Une frontière plus ténue qu'il n'y parait entre science et religion Cependant, science et religion ne sont peut être pas nécessairement incompatibles, mais uniquement en fonction de situations contingentes. Nous pouvons notamment remarquer que science et religion sont susceptibles de se confondre, que le discours religieux peut être considéré...
Ne pourrait-on, au contraire, concevoir une morale qui tienne compte des désirs de l'individu et leur accorde une satisfaction au moins partielle ? Mais, dans ce cas, ne risque-t-on pas de retomber sur un écueil majeur : l'opposition entre l'égoïsme du désir et la souci de l'autre qu'implique l'action morale ? [I. Comment admettre la portée morale du désir...
3. L'abolition du désir entraîne l'abolition de la souffrance. Nous pouvons présenter ceci par l'équation : vie = Désir = Souffrance. En effet, il n'y a de vie que par le désir, par le désir farouche de survivre, de se défendre contre les autres vivant, de se nourrir, de tuer pour cela, comme on le voit chez tous les vivants,...
En sorte que moi, cad l'âme par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps. » Le corps, en effet, n'est qu'une portion de matière, ayant une forme, et susceptible de recevoir du mouvement. La pensée est radicalement différente, c'est la faculté de concevoir, imaginer, sentir, vouloir. Descartes ne nie pas que -en...
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