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Car chaque chose est relative à toutes les autres et pour connaître le moindre objet il faudrait connaître son rapport avec tout l'univers. Nous ne connaissons le tout de rien, ce qui revient à ne connaître rien du tout. (c) La nécessité d'accepter des postulats invérifiables. Ne pouvant remonter de...
||La beauté est une catégorie qui, pourrait-on dire, permet à la philosophie de sortir d’elle-même, de se confronter à l’art et à la nature. Deux écueils semblent guetter la philosophie lorsque la beauté est l’enjeu d’une réflexion : d’une part une tentation dogmatique, qui consiste à cerner la beauté de manière trop rigide, et d’autre part une tentation...
.../... II. LA VÉRITÉ (EN PARTICULIER SCIENTIFIQUE) EST MOUVANTE - Hegel: qu'est-ce qu'une vérité philosophique ? Elle se construit progressivement à travers les apports des différents systèmes qui se succèdent et se contredisent en apparence. La vérité est à concevoir comme résultat final et non comme donnée initiale. - Rappel de la loi des trois états de...
||■ Un constat : Au Moyen Age, que le soleil tourne autour de la terre était une vérité reçue ; au XVIe siècle, avec Copernic, il apparut que c'était le contraire qui était la vérité ! On dira, certes, que la première vérité n'était pas une vérité scientifiquement établie, contrairement à la seconde. Soit....
Analyse: - Le terme sceptique vient du grec « skepsis » qui signifie observer, examiner, puis mettre en doute. Le sceptique est donc celui qui est incrédule par principe et qui met en doute toute affirmation. - L'ignorance se définit négativement comme le contraire du savoir. Le savoir est l'état qui consiste à tenir certaines proposition pour vraie avec certitude. Etre...
Dans son effort pour comprendre le monde, l'homme aspire à établir des rapports nécessaires entre les faits qu'il lui est donné d'observer; il ne lui suffit pas de constater ce qui est; il n'a de repos qu'une fois parvenu à voir que les choses ne peuvent être autrement, en sorte que quiconque comprend les données du problème ne...
Je commets un cercle vicieux en démontrant les unes par les autres des propositions dont aucune n'est fondée a priori. Le cercle vicieux par excellence est celle-ci : pour prouver la valeur de ma raison, il faut que je raisonne, donc précisément que je me serve de cette raison dont la valeur est en question ! Nous voilà, comme dit Montaigne,...
Le scientifique doit même s'interdire d'avoir des opinions sur des questions qu'il ne comprend pas, sur des questions qu'il ne sait pas formuler clairement. Car avoir une opinion, c'est déjà répondre avant même d'avoir trouvé la question. Or ce qui caractérise avant tout l'esprit scientifique, c'est le sens du problème : « Avant tout,...
Le doute cartésien est un doute optimiste et héroïque, un déblaiement préalable qui précède la construction de l'édifice philosophique, une décision volontaire de faire table rase de toutes les connaissances antérieures pour bâtir une philosophie nouvelle. 2° Les arguments des sceptiques grecs.Tout au contraire, le scepticisme absolu des pyrrhoniens et de leurs disciples n'est pas un point de départ...
u En définitive, si toutes les opinions sont permises, c'est que toutes les opinions se valent et si toutes les opinions se valent c'est parce que toutes valent aussi peu. N'est-il pas paradoxal de fonder sur l'infirmité de la pensée les droits souverains qu'on lui .reconnaît ? Les progrès de la tolérance accompagneraient-ils seulement l'affaiblissement des convictions ? Proches...
Ainsi voit-on Pasteur réclamer aux partisans de la génération spontanée leurs arguments et leurs protocoles d'expérience. Car c'est précisément la libre discussion des preuves qui permet à la vérité de s'imposer, entendons par là non d'exercer sur nous une contrainte, mais de mériter notre libre assentiment.Tout à l'opposé ce sont les opinions arbitraires et les pensées non fondées...
Inutile de se résigner ainsi à l'injustice: l'idéal nous sauve de l'abandon de la justice en nous permettant de la trouver intacte en un certain endroit et de tendre vers elle comme vers un idéal. Cet idéal, c'est précisément ce que va refuser Montaigne. En ce sens, et par sa critique même, peut-être va-t-il nous permettre de mieux...
LOCKE, 1689) où l'on admit que la charité envers les personnes exigeait que l'on s'abstînt de sévir contre celles qui professaient avec sincérité des croyances erronées. Non seulement la tolérance n'était, sous cette forme, nullement liée au scepticisme, mais elle pouvait se concilier avec une attitude très dogmatique, reconnaissant la vérité (notamment en matière religieuse) comme une et...
B. - Il en va tout autrement de la vérité morale. Il ne s'agit plus ici de ce qui est, mais qui doit être; non plus du réel, mais de l'idéal et de la valeur. C. - Cette différence n'est cependant peut-être pas aussi absolue qu'il le semble. Le réel, qui constitue, en quelque sorte, la pierre de touche...
C'est l'injonction d'un retour aux choses mêmes qui commande son entreprise phénoménologique, amorcée dans les Recherches logiques. Il y a donc possibilité en droit d'accéder aux choses mêmes, mais cet accès est-il toujours interprétatif ou bien un accès direct, intuitif (au sens courant du terme), est-il possible ? Husserl montre que la perception, l'imagination, etc., sont autant de processus qui...
[Pour accepter que la vérité puisse être ailleurs et différente, il faut douter de ses propres convictions. La tolérance consiste à penser que personne ne peut se considérer comme étant en possession de la vérité. C'est donc une attitude produite par l'absence de certitude et le manque de convictions du sceptique.] Être tolérant, c'est accepter la pluralité des vérités. D'après...
. le vrai savant ne doute que de lui-même, mais il croit à la science. » Ainsi, jusque dans son doute, le vrai savant a une foi et un idéal. Au contraire, le sceptique, lui, se trouve désemparé, faute d'une étoile à laquelle accrocher son char. Aussi, les conséquences du doute, bienfaisantes pour le savant, sont-elles désastreuses pour le sceptique. A....
En niant ce principe, il nie corrélativement sa propre négation ; il rend identiques non pas seulement les opposés, mais toutes choses, et les sons qu'il émet, n'ayant plus de sens définis, ne sont que des bruits. « Un tel homme, en tant que tel, est dès lors semblable à un végétal." Si la négation du principe de contradiction ruine la...
a. Une diversité en fonction des pays et des époques Qu'entendons-nous par diversité morale ? La diversité morale est la pluralité des opinions, contradictoires souvent, sur les mêmes objets. Il se peut en effet que ce que nous appelons crime en France, aujourd'hui, ne soit pas considéré comme tel à l'étranger ou à une autre époque. Personne mieux que...
Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches : le philosophe n'est-il pas en partie responsable de cet état de choses ? Il lui faut alors se démarquer de l'attitude sceptique et montrer qu'il n'est pas ce qu'il paraît être, et que le scepticisme n'est pas ce qu'on croit.I - La philosophie comme critique du savoira) A cet...
(e) Toute opinion est relative. « L'homme est la mesure de toute choses » formule qu'Anatole France interprétait ainsi : « L'homme ne connaîtra de l'univers que ce qui s'humanisera pour entrer en lui, il ne connaîtra jamais que l'humanité des choses. » Toute affirmation sur l'univers est relative à celui qui affirme. Socrate résume la thèse de Protagoras : « N'arrive-t-il pas parfois qu'au souffle du même...
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