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Gaston Bachelard disait « la raison se forme en se réformant » et donnait la justification suivante dans le domaine de la chute des corps, Aristote avait fait des expériences très complexes, conduites de façon très rigoureuse. Il imagina même le cas où les corpstombaient dans le vide, mais concluait que c'était impossible. Galilée, lui, reprit les mêmes...
parmi les conseils de nos amis, ou les ordres, parfois contradictoires, du milieu, social, comment choisir, sinon en tenant compte de ce que nous apprend notre conscience ? D. — Dans la société humaine, c'est la conscience qui maintient l'antique distinction du bien et dix mal ; c'est grâce à elle que la moralité, variable en sa matière, est...
En dehors des beaux-arts, il y a les arts appliqués. Tous les comportements peuvent faire l'objet d'un art et, finalement, nos attitudes peuvent traduire un art de vivre. Cependant, si nous procédons par antithèse, pour situer l'Art, nous lui opposerons la Science. Nous pouvons alors hésiter sur le point de savoir si la pensée est plutôt un art...
Remise en cause de la justice : justice ici très violence. Aussitôt qu'à portée il vit les contestants, Grippeminaud le bon apôtre Jetant des deux côtés la griffe en même temps, Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre. III- Un genre d'adultes ? A- Un fond trop compliqué Arrière plan social, politique, philosophique de la fable qui dépasse l'enfant. Leçons pessimistes. Ces réflexions...
La société n'est pas conçue par Aristote comme étant en opposition à la nature. Au contraire la société est naturelle, et l'appartenance à une communauté est une « nécessité » sans quoi l'homme serait un être dégradé. « La cité fait partie des choses naturelles, et que l'homme est par nature un animal politique, et que celui qui est hors cité,...
DESCARTES a alléguée pour prouver l'indépendance de nos actions libres par un sentiment vif interne n'a point de force : nous ne pouvons pas sentir proprement notre indépendance et nous ne nous apercevons pas toujours des causes souvent imperceptibles, dont notre résolution dépend. » B. - Il s'agirait d'ailleurs de préciser quel est le contenu de cette expérience intime....
B) L'action du passionnée est tributaire de la Raison. Cf) Hegel, dans La Raison dans l'histoire : le « grand homme » passionné, avide du pouvoir, agit en fait pour le compte de la Raison, croyant agir librement ; c'est le concept hégélien de la « ruse de la Raison » : croyant agir pour son compte, le « grand homme » agit au service de la Raison tel...
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté. Enfin c'est une convention vaine et contradictoire de stipuler (*) d'une part une autorité absolue et de l'autre une obéissance sans bornes. N'est-il pas clair qu'on n'est engagé à rien envers celui dont on a droit de tout exiger, et cette seule condition, sans équivalent, sans échange n'entraîne-t-elle pas la nullité de l'acte ? Car quel droit mon esclave aurait-il contre moi, puisque tout ce qu'il a m'appartient, et que son droit étant le mien, ce droit de moi contre moi-même est un mot qui n'a aucun sens ?
Le seul qui fait sa volonté est celui qui n'a pas besoin pour la faire de mettre les bras d'un autre au bout des siens: d'où il suit que le premier de tous les biens n'est pas l'autorité mais la liberté. L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut et fait ce qu'il lui plaît. (...) La société a fait l'homme plus faible, non seulement en lui ôtant le droit qu'il avait sur ses propres forces, mais surtout en les lui rendant insuffisantes. Voilà pourquoi ses désirs se multiplient avec sa faiblesse, et voilà ce qui fait celle de l'enfance comparée à l'âge d'homme. Si l'homme est un être fort et si l'enfant est un être faible, ce n'est pas parce que le premier a plus de force absolue que le second, mais c'est parce que le premier peut naturellement se suffire à lui-même et que l'autre ne le peut.
Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent, sains, bons, et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant. Mais, dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre, dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.
C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité, nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de notre infirmité même naît notre frêle bonheur. Un être vraiment heureux est un être solitaire : Dieu seul jouit d'un bonheur absolu ; mais qui de nous en a l'idée ? Si quelque être imparfait pouvait se suffire à lui-même, de quoi jouirait-il selon nous ? Il serait seul, il serait misérable. Je ne conçois pas que celui qui n'a besoin de rien puisse aimer quelque chose ; je ne conçois pas que celui qui n'aime rien puisse être heureux. Il suit de là que nous nous attachons à nos semblables moins par le sentiment de leurs plaisirs que par celui de leurs peines ; car nous y voyons bien mieux l'identité de notre nature et les garants de leur attachement pour nous. Si nos besoins communs nous unissent par intérêt, nos misères communes nous unissent par affection.
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