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Nouveaux Contes a Ninon je lâchais mes coups de feu machinalement, les lèvres serrées, les yeux agrandis; je n'avais plus peur, car, à vrai dire, je ne savais plus si j'existais.

Anthologie

Aperçu du corrigé : Nouveaux Contes a Ninon je lâchais mes coups de feu machinalement, les lèvres serrées, les yeux agrandis; je n'avais plus peur, car, à vrai dire, je ne savais plus si j'existais.



Publié le : 11/4/2014 -Format: Document en format HTML protégé

Nouveaux Contes a Ninon
je lâchais mes coups de feu machinalement, les lèvres serrées, les yeux agrandis; je n'avais plus peur, car, à
vrai dire, je ne savais plus si j'existais.
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Nouveaux Contes a Ninon
je lâchais mes coups de feu machinalement, les lèvres serrées, les yeux agrandis; je n'avais plus peur, car, à
vrai dire, je ne savais plus si j'existais. La seule idée qui me battait dans la tête, était que je tirerais jusqu'à ce
que tout fût fini. Mon compagnon de gauche reçut une balle en plein visage et il tomba sur moi; je le repoussai
brutalement, essuyant ma joue qu'il avait inondée de sang. Et je me remis à tirer.
Je me souviens encore d'avoir vu notre colonel, M. de Montrevert, ferme et droit sur son cheval, regardant
tranquillement du côté de l'ennemi. Cet homme me parut gigantesque. Il n'avait pas de fusil pour se distraire,
et sa poitrine s'étalait toute large au-dessus de nous. De temps à autre, il abaissait ses regards, il nous criait
d'une voix sèche:
--Serrez les rangs, serrez les rangs!
Nous serrions les rangs comme des moutons, marchant sur les morts, hébétés, tirant toujours. Jusque-là,
l'ennemi ne nous avait envoyé que des balles; un éclat sourd se fit entendre, un boulet nous emporta cinq
hommes. Une batterie, qui devait être en face de nous et que nous ne pouvions voir, venait d'ouvrir son feu.
Les boulets frappaient en plein tas, presqu'au même endroit, faisant une trouée sanglante que nous bouchions
sans cesse, avec un entêtement de brutes farouches.
--Serrez les rangs, serrez les rangs! répétait froidement le colonel.
Nous donnions de la chair humaine au canon. A chaque soldat qui tombait, je faisais un pas de plus vers la
mort, je me rapprochais de l'endroit où les boulets ronflaient sourdement, écrasant les hommes dont le tour
était venu de mourir. Les cadavres s'amoncelaient à cette place, et bientôt les boulets ne frappèrent plus que
dans un tas de chairs meurtries; des lambeaux de membres volaient, à chaque nouveau coup de canon. Nous
ne pouvions plus serrer les rangs.
Les soldats hurlaient, les chefs eux-mêmes furent entraînés.
--A la baïonnette, à la baïonnette!
Et, sous une pluie de balles, le bataillon courut avec rage au-devant des boulets. Le rideau de fumée se
déchira; sur un petit monticule, nous aperçûmes la batterie ennemie rouge de flammes, qui faisait feu sur nous
de toutes les gueules de ses pièces. Mais l'élan était pris, les boulets n'arrêtaient que les morts.
Je courais à côté du colonel Montrevert, dont le cheval venait d'être tué, et qui se battait comme un simple
soldat. Brusquement, je fus foudroyé; il me sembla que ma poitrine s'ouvrait et que mon épaule était
emportée. Un vent terrible me passa sur la face.
Et je tombai....


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