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Les nabis (Exposé – Art & Littérature – Collège/Lycée)

Beaux-arts

Aperçu du corrigé : Les nabis (Exposé – Art & Littérature – Collège/Lycée)



Publié le : 15/11/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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Les nabis (Exposé – Art & Littérature – Collège/Lycée)
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LOIN DE L\'ANECDOTE

Un nom étrange et coloré, pour une école picturale à l\'importance décisive : c’est entre 1888 et 1899, date de leur dernière exposition collective, que les nabis révolutionnent la peinture, ouvrant la voie aux fauves et aux cubistes. C’est au poète Robert Cazalis qu\'ils doivent leur nom - qui en hébreu signifie «prophète» -, comme pour attester leur vocation à inventer l\'avenir. Sans doute, le choix de ce nom renvoie davantage pour eux à la recherche d\'une peinture spirituelle, loin du réalisme et de l\'impressionnisme qui dominent alors le paysage artistique. Mais, dans cette quête de spiritualité, les nabis vont rencontrer les principes de l\'art moderne, déconnectant définitivement le tableau de ce que les critiques appellent désormais l\'«anecdote», formule empruntée à leur théoricien Maurice Denis

(Portrait de famille, 1902). Avec le maître Gauguin et ses disciples

Vuillard, Bonnard et Sérusier, la peinture moderne commence à s\'émanciper de la plus vieille des conventions : l\'imitation.

LA LEÇON DE GAUGUIN

Tout commence par une rencontre. En 1888, le jeune Paul Sérusier,

de l\'académie Julian, passe ses vacances dans le village breton de Pont-Aven et y peint Mélancolie (1891). Un peintre alors inconnu que les gens du pays appellent «le Sauvage» y séjourne. C\'est Paul

Gauguin (Autoportrait, 1888). Il n\'a pas reçu la formation classique des peintres de l\'époque et professe d\'étranges préceptes, qui sont pour Sérusier une véritable révélation. Maurice Denis, son condisciple chez Julian, évoquera plus tard la révélation que furent les propos de Gauguin sur la Madeleine au bois d\'amour, 1888, d\'Émile Bernard : «Comment voyez-vous cet arbre, avait dit Gauguin devant un coin du Bois d\'amour : il est bien vert? Mettez donc du vert, le plus beau vert de votre palette; et cette ombre, plutôt bleue? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible. »

Cet usage de la couleur pure, appliquée en aplats, presque sans nuance ni dégradé, est une révolution : loin, très loin de tout «réalisme», les toiles ainsi composées apparaissent comme des symphonies de couleurs. Il faut bien comprendre que si, pour nous, dont le regard a été éduqué par un grand siècle d\'art moderne, les toiles de Gauguin peuvent sembler plutôt réalistes, en revanche, pour ses contemporains elles sont quasi inintelligibles. Ils y reconnaissent à peine les formes représentées, et l\'emploi des couleurs les désoriente à un tel point qu\'ils le ressentent comme violent Les fauves, quinze ans plus tard, conduiront cette logique à son paroxysme, ce qui fera pousser des cris aux spectateurs et vaudra à la nouvelle école son étonnant nom de guerre. De Gauguin, le critique Félix Fénéon dit déjà qu\'il «terrorise la réalité » !

LE RÉEL ET L\'IDÉAL

Pour le maître et ses jeunes disciples, cependant, il s\'agit moins de surprendre le spectateur que de lui faire perdre ses repères. Une toile de Gauguin de 1888 est à cet égard emblématique : La Vision après le sermon (également connue sous le titre : La Lutte de Jacob avec l\'ange).

On y voit des paysannes bretonnes et une scène fantastique, l\'ensemble traité comme s\'il s\'agissait d\'un seul univers. En mêlant des éléments réels et une vision, Gauguin fait de son tableau un troisième univers, qui n\'est ni réalité ni vision, mais un monde à part II parle de «synthétisme».

À vrai dire, cette promotion du rêve est dans l\'air du temps : l\'école littéraire et artistique du symbolisme, dont les jeunes nabis se sentent proches, en a fait son principe



LE JAPONISME

La vogue des estampes japonaises commence en France dès les années 1870, soutenue notamment par des écrivains comme les Goncourt. Hokusai (1760-1849), qui signe parfois «le fou de dessin», est le représentant le plus connu de cet art qui fascine les artistes et les écrivains occidentaux (ici, La Mer, 1905). C\'est de l\'esthétique des estampes qu\'Émile Bernard tire sa technique du cloisonné, c\'est-à-dire d\'un tableau où les formes sont cernées de contours noirs, comme dans une gravure. Outre cette technique, les motifs japonais (scènes de la vie quotidienne, mer, fleurs) ont influencé les peintres occidentaux, au point que sous le nom de japonisme on évoque aussi bien la passion des amateurs d\'art japonais que les œuvres inspirées de cette esthétique. Le surnom de Bonnard ne trompe pas : il est le «nabi très japonard»!





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