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   L'étude scientifique du corps humain et de ses maladies a eu à lutter (et a encore à lutter dans une certaine mesure) contre une masse de superstitions (...). La maladie était parfois une épreuve envoyée par Dieu en châtiment du péché, mais plus souvent l'ouvrage des démons. Elle pouvait être guérie soit par l'intervention des saints, soit en personne, soit par leurs reliques sacrées ; par la prière et les pèlerinages ; ou (quand elle était due aux démons) par l'exorcisme, et par des traitements qui écoeuraient les démons (et le malade). Une grande partie de ces pratiques pouvait être justifiée par les Évangiles ; le reste de la théorie fut mis au point par les Pères de l'Église, ou se forma tout naturellement à partir de leurs doctrines. Saint Augustin soutenait que « toutes les maladies des chrétiens doivent être attribuées à ces démons ; ils tourmentent surtout les chrétiens nouvellement baptisés, voire les nouveaux-nés innocents ». Il faut bien comprendre que, dans les oeuvres des Pères de l'Église, le mot « démons » désigne le divinités païennes, qui étaient censées être mises en fureur par les progrès du christianisme. (...) La croyance à l'efficacité des reliques est allée en s'augmentant pendant tout le Moyen-Âge, et n'a pas encore disparu. La possession de reliques estimées était une source de revenus pour l'église et la ville où elles se trouvaient, et mettait en jeu les même mobiles économiques qui avaient soulevé les Éphésiens contre saint Paul. La croyance aux reliques survit souvent à. la démonstration de leur fausseté. C'est ainsi que les os de sainte Rosalie, qui sont conservés à Palerme, passent depuis des siècles pour guérir les maladies : mais un anatomiste profane, les ayant examiné, devait constater que c'étaient les os d'une chèvre. Néanmoins, les guérisons ont continué. Nous savons à présent que certaines maladies peuvent être guéries par la foi, d'autres non ; il se produit certainement des guérisons « miraculeuses », mais, dans une atmosphère non scientifique, les légendes embellissent vite la vérité, et effacent la distinction entre les maladies hystériques, qui peuvent être guéries de cette manière, et les autres, qui exigent un traitement basé sur la pathologie. RUSSELL, Bertrand, Science et religion, Paris, Gallimard, coll. « Folio Essais », 1971 ; chapitre IV, « Déontologie et médecine », p. 62-63.

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