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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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Sujet :

   Tout est bien, sortant des mains de l'auteur des choses : tout dégénère entre les mains de l'homme. Il force une terre à nourrir les productions d'une autre; un arbre à porter les fruits d'un autre. Il mêle et confond les climats, les éléments, les saisons. Il mutile son chien, son cheval, son esclave. Il bouleverse tout, il défigure tout : il aime la difformité, les monstres. Il ne veut rien tel que l'a fait la nature, pas même l'homme; il le faut dresser pour lui comme un cheval de manège ; il le faut contourner à sa mode comme un arbre de son jardin. Sans cela tout irait plus mal encore, et notre espèce ne veut pas être façonnée à demi. Dans l'état où sont désormais les choses, un homme abandonné dès sa naissance à lui-même parmi les autres serait le plus défiguré de tous. Les préjugés, l'autorité, la nécessité, l'exemple, toutes les institutions sociales, dans lesquelles nous nous trouvons submergés, étoufferaient en lui la nature, et ne mettraient rien à la place. Elle y serait comme un arbrisseau que le hasard fait [mitre au milieu d'un chemin, et que les passants foui bientôt périr, en le heurtant de toutes parts et en le pliant dam tous les sens. ROUSSEAU
  • QUESTIONNEMENT INDICATIF


• Que signifie exactement « dégénérer »?
• Tenter de trouver des exemples adéquats aux affirmations suivantes : « il mutile son chien, son cheval, son esclave »... « il aime la difformité, les monstres ».
• Que signifie « il le faut contourner à sa mode »?
• Est-il contradictoire de dire : « Tout est bien sortant des mains de l'auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme... et ... Sans cela, tout irait plus mal encore, et notre espèce ne veut pas être façonnée à demi. »
Quel est « le bien »? Quel est « le moindre mal »? Quel serait « le pire »?
• Par quel type de raisonnement Rousseau justifie-t-il son appréciation?
• Que pensez-vous de la comparaison finale? Quelle fonction a-t-elle?
• Quel est l'intérêt philosophique de ce texte? Texte paradoxal sur une question anthropologique?

  • Rousseau traite ici de l'étouffement de la nature en l'homme et par l'homme. L'idée corollaire est une hiérarchie des valeurs : supériorité de la nature, toujours bonne, dès le départ et par essence. D'où la dimension négative de tout ce qui, chez l'homme, l'amène à s'écarter de la nature. D'où un déchirement dans la conception de l'homme : à l'état de nature, il serait bon ; dans la société, s'il ignore tout de celle-ci, il ne peut suivre la nature sans être perdu ; sans cette dimension de nature, il n'est rien non plus. Quelle définition avoir de l'homme, quelle solution ou quel équilibre ? Pour Rousseau, c'est cette conception qui va introduire la nécessité philosophique de l'éducation, qu'il développe dans l'Émile.

 

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