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Sujet :

   En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d'être devenus eux-mêmes relâchés, ou d'être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas par leur mauvaise conduite, dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues : en effet, c'est par l'exercice des actions particulières qu'ils acquièrent un caractère du même genre qu'elles. On peut s'en rendre compte en observant ceux qui s'entraînent en vue d'une compétition ou d'une activité quelconque : tout leur temps se passe en exercices. Aussi, se refuser à reconnaître que c'est à l'exercice de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est-il le fait d'un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer que l'homme qui commet des actes d'injustice ou d'intempérance ne veuille pas être injuste ou intempérant ; et si, sans avoir l'ignorance pour excuse, on accomplit des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c'est volontairement qu'on sera injuste. Il ne s'ensuit pas cependant qu'un simple souhait suffira pour cesser d'être injuste et pour être juste, pas plus que ce n'est ainsi que le malade peut recouvrer la santé, quoiqu'il puisse arriver qu'il soit malade volontairement en menant une vie intempérante et en désobéissant à ses médecins : c'est au début qu'il lui était alors possible de ne pas être malade, mais une fois qu'il s'est laissé aller, cela ne lui est plus possible, de même que si vous avez lâché une pierre vous n'êtes plus capable de la rattraper. Pourtant il dépendait de vous de la jeter et de la lancer, car le principe de votre acte était en vous. Ainsi en est-il pour l'homme injuste ou intempérant : au début il leur était possible de ne pas devenir tels, et c'est ce qui fait qu'ils le sont volontairement ; et maintenant qu'ils le sont devenus, il ne leur est plus possible de ne pas l'être. Aristote, Éthique à Nicomaque.

Ce texte d’Aristote pose un problème crucial en philosophie : celui de la responsabilité de nos actions, et notamment de leur justice et de leur injustice.

Si un homme accomplit une action injuste ou une série d’actions injustes, cela fait-il de lui quelqu’un de juste ou d’injuste ? On distingue couramment le plan de l’action et le plan de l’intention. Or, ce que révèle ce texte est que l’action, et plus précisément une série d’actions, est à même de former le caractère juste ou injuste de celui qui l’entreprend.

Mais, si nos actions déterminent notre caractère juste ou injuste, comment pourrions-nous choisir nos actions ? Cela revient en effet à supposer l’effet avant la cause. Si, pour être juste, il faut avoir un caractère juste, et si le caractère de justice repose sur une praxis, puis-je être responsable de mon injustice alors que mon mode de vie et mes actions ne me permettaient pas de choisir le bien ? C’est ce cercle qu’Aristote tente de résoudre.

Pour cela, Aristote, après avoir énoncé sa thèse procède en trois temps.

 

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