LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
Rechercher un sujet précis :


?

LA QUESTION DU JOUR
741 - Comment peut-on définir l'extrait suivant ? Du DEUIL QUE MENA GARGANTUA À LA MORT DE SA FEMME BADEBEC Quand Pantagruel fut né, qui fut bien ébahi et perplexe ? Ce fut Gargantua son père. Car, voyant d'un côté sa femme Badebec morte, et de l'autre son fils Pantagruel né, tant beau et tant grand, ne savait que dire ni que faire, et le doute qui troublait son entendement était à savoir s'il devait pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la joie de son fils. [...] «   Pleurerai-je ? disait-il. Oui, car pourquoi ? Ma tant bonne femme est morte, qui était la plus ceci, la plus cela qui fût au monde. Jamais je ne la verrai, jamais je n'en recouvrerai une telle : ce m'est une perte inestimable. Ô mon Dieu que t'avais-je fait pour ainsi me punir? Que n'envoyas-tu la mort à moi premier qu'à elle ? car vivre sans elle ne m'est que languir. Ha ! Badebec, ma mignonne, m'amie [...], ma tendrette, ma braguette, ma savate, ma pantoufle, jamais je ne te verrai. Ha ! pauvre Pantagruel, tu as perdu ta bonne mère, ta douce nourrice, ta dame très aimée ! [...] » Et, ce disant, pleurait comme une vache ; mais tout soudain riait comme un veau, quand Pantagruel lui venait en mémoire. «   Ho, mon petit fils, disait-il, mon couillon, mon peton, que tu es joli et tant je suis tenu à Dieu de ce qu'il m'a donné un si beau fils, tant joyeux, tant riant, tant joli. Ho, ho, ho, ho ! que je suis aise ! Buvons, ho ! laissons toute mélancolie ! Apporte du meilleur, rince les verres, boute la nappe, chasse ces chiens, souffle ce feu, allume la chandelle, ferme cette porte, taille ces soupes, envoie ces pauvres, baille-leur ce qu'ils demandent ! [...] » Ce disant, ouït la litanie [...] des prêtres qui portaient sa femme en terre [...] : «   Seigneur Dieu, faut-il que je me contriste encore ? Cela me fâche, je ne suis plus jeune, je deviens vieux [...] ! Ma femme est morte [...] je ne la ressusciterai pas par mes pleurs : elle est bien, elle est en paradis pour le moins [...]. Il me faut penser d'en trouver une autre. » François Rabelais, Pantagruel, chapitre 3, 1532.
A
a) Il s'agit d'une parodie de discours argumentatif.
B
b) Il s'agit d'un pastiche de discours délibératif
C
c) Il s'agit d'une caricature de raisonnement scientifique.
Réponse
Fermer
La bonne reponse est : B
Correction :
réponse b) On reconnaît les marques du discours délibératif dans le fait que Gargantua analyse successivement une thèse (il doit pleurer pour le deuil de sa femme), son antithèse (il doit se réjouir de la naissance de son fils) et en tire une conclusion (il choisit de se réjouir). Néanmoins, le lecteur s'aperçoit vite qu'il ne s'agit que d'un pastiche du monologue délibératif hérité de l'Antiquité : Gargantua parsème sa réflexion de dénominations grotesques (« ma braguette, ma savate [...] mon couillon, mon peton »), et il se console bien trop vite ( « Il me faut penser d'en trouver une autre ») pour qu'on puisse le prendre réellement au sérieux. Les commentaires du narrateur ( « pleurait comme une vache [...] riait comme un veau ») achèvent de prouver qu'il s'agit d'un excellent pastiche de discours délibératif.


Les nouveautés du site

Andromaque de Racine. Vers 9 à 25. Commentaire. Acte premier, Scène I

PyladeJ'en rends grâces au ciel qui, m'arrêtant sans cesse,Semblait m'avoir fermé le chemin de la Grèce,Depuis le jour fatal que la fureur des eauxPresque aux yeux de l'Epire écarta nos vaisseaux.Combien, dans cet exil, ai?je souffert d'alarmes !Combien à vos malheurs ai?je donné de larmes,Craignant toujours pour vous quelque nouveau dangerQue ma triste amitié ne pouvait partager !Surtout...

5 pages - 1,80 ¤

Les Obsèques de la Lionne (La Fontaine. VIII, 14). Commentaire complet

||   Vous ferez ressortir l'ironie qui fait le fond de cette fable. Vous vous arrêterez sur les mots les plus caractéristiques, non pas seulement pour en donner le sens, mais pour montrer comment La Fontaine a employé tel mot, telle métaphore, telle périphrase afin de mieux traduire sa pensée. Insister sur la coupe et la musique des vers. D'ailleurs, toute liberté vous est laissée;...

6 pages - 1,80 ¤

Portrait de Carro-Carri - La Bruyère

|| Deux fois déjà La Bruyère avait été sollicité par l'originalité de ce personnage. En 1689, il en trace un premier crayon qu'il insère au chapitre de la Cour. C'est ici l'aventurier audacieux, qui capte la confiance des grands; mais sa physionomie nous échappe. En 1690, La Bruyère proteste, au chapitre des Jugements, contre le peu de profit que retirent de leur profession...

8 pages - 1,80 ¤

Une pensée de La Rochefoucauld

|| Expliquer et discuter cette pensée de La Rochefoucauld : « Chacun dit du bien de son coeur et personne n'ose en dire de son esprit. «  Par une froide et claire soirée d'octobre 1658, le duc de La Rochefoucauld multipliait, selon son habitude, les paradoxes dans le salon de Mme de Sablé. Autour de lui et de la maîtresse de céans, sont groupés M....

3 pages - 1,80 ¤

Les Sermons de Bossuet

|| Pourquoi ont-ils été, au XIXe siècle, l'objet de si persévérantes études ? Que nous font-ils connaitre sur le génie, sur l'Ame du grand orateur ? Le temps n'est plus où, sur la foi du xviiie siècle, Bossuet était déclaré inférieur à lui-même dans les Sermons. La critique contemporaine s'est honorée par ses patients travaux sur cette partie de l'oeuvre du grand évêque et, quelque...

3 pages - 1,80 ¤

Les Oraisons funèbres de Bossuet et l'Histoire.

|| Montrez, par quelques exemples, comment Bossuet, dans ses Oraisons funèbres, respecte la vérité historique. L'un des mérites de Bossuet, dans ses Oraisons funebres, est d'avoir ramené ce genre un peu faux au vrai but de tout discours chrétien, l'édification des auditeurs. En esquissant la vie de Michel Le Tellier, des deux Henriette, de la reine Marie-Thérèse, de la Palatine et de Condé, c'est...

6 pages - 1,80 ¤

Le style de La Bruyère

|| Au témoignage du Buffon, "les livres bien écrits passent seuls à la postérité". Est-il étonnant dès lors que les Caractères de La Bruyère aient gardé jusqu'aujourd'hui les préférences des lettrés, sur tant d'ouvrages où les auteurs, avaient, eux aussi, esquissé avec humour et vérité, les moeurs de leur siècle ? Non pas certes que la matière du livre des Caractères soit, comparée...

7 pages - 1,80 ¤

« Curiosité n'est que vanité », a dit Pascal. Partagez-vous cette opinion ?

Pascal a bien écrit : « Curiosité n'est que vanité. « Mais il ajoute : « Le plus souvent on ne veut savoir que pour en parler. Autrement on ne voyagerait pas sur la mer, pour ne jamais en rien dire, et pour le seul plaisir de voir, sans espérance d'en jamais communiquer.« || Cette pensée affecte des sens différents, selon qu'on la...

8 pages - 1,80 ¤

Madame de Grignan disait des Provinciales : « C'est toujours la même chose! » - Madame de Sévigné lui écrit un jour qu'elle vient de relire quelques-unes des Petites Lettres et qu'elle ne partage pas cette opinion.

||   Aux Roches, ce samedi 6 juillet 1685. Ma chère enfant, Dès longtemps vous me savez entêtée de mes lectures : il me faut en parler à quelqu'un. Et vous êtes toujours la première personne à qui, lorsque j'ai lu, j'éprouve le besoin de transmettre mes impressions. Nous relisons présentement, avec v.otre frère, les Petites Lettres de feu M. Pascal. Ma bonne, tout comme lorsqu'elles...

7 pages - 1,80 ¤

Lettre de Boileau à Louis XIV, offrant d'abandonner sa pension en faveur de Corneille vieilli et malheureux

|| Sire, La liste des pensions dont votre Majesté gratifie pour l'an de grâce 1682 les savants, les artistes, les écrivains qui s'efforcent de contribuer à la gloire de son règne et au prestige de la France vient de me parvenir. Je l'ai aussitôt parcourue, et j'ai été infiniment touché de m'y voir figurer une fois encore. Sans plus tarder, je vous en exprime...

2 pages - 1,80 ¤

Pensée de Nisard sur la moralité du théâtre de Corneille.

|| «Le jour où le grand Corneille cesserait d'être populaire en France, ce jour-là nous aurions cessé d'être une grande nation«. - Expliquer cette parole de Nisard et la justifier par la nature des sentiments qu'éveille et entretient en nous le théâtre de Corneille. ||...

2 pages - 1,80 ¤

A l'aide d'une des récits que vous avez étudiés dans les tragédies classiques du XVIIe siècle, déterminer l'importance et les caractères généraux de ce genre de morceaux, condamnés par les romantiques.

|| La plupart des tragédies classiques contiennent un ou plusieurs récits. Tous sont d'importance et offrent à peu près les mêmes caractères. Cette importance, ces caractères semblent découler de la conception même du genre. La tragédie est, en effet, un spectacle intérieur; par principe, elle évite de représenter sur la scène certains faits, nécessaires à l'action, mais qui, frappant trop violemment les yeux, risqueraient...

7 pages - 1,80 ¤

Le sentiment de la patrie dans « Cinna ». Faire comprendre, tout en blâmant les moyens dont ils se sont servis, qu'Emilie, Cinna et Maxime se sont attachés à la tradition de Rome.

|| Balzac écrivant à Corneille, après la représentation de Cinna, le félicitait d'avoir traduit avec fidélité les données de Sénèque et d'avoir heureusement transformé Rome, c'est-à-dire usé à propos des latitudes permises pour modifier les circonstances secondaires d'un poème. Corneille est surtout un traducteur scrupuleux des faits historiques admis de son temps; Comme on l'a démontré (1), il a un sens profond de ce...

5 pages - 1,80 ¤

Commentez ce jugement de Voltaire: Corneille eut à combattre son siècle, ses rivaux et le Cardinal de Richelieu.

|| Ce jugement souvent cité ne prétend pas embrasser toute la carrière théâtrale de Corneille, il vise la seule période du début; il s'applique spécialement à la « querelle du Cid«, qu'Il semble vouloir résumer. Examinons si cette formule commode est, de tous points, exacte. 1. - Corneille eut à combattre son siècle. La première affirmation de Voltaire nous rappelle aussitôt le tableau...

7 pages - 1,80 ¤

Analyse du monologue de Don Diègue (Acte I, sc. 5). Le Cid de Corneille. Commentaire

ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, Tant de fois affermi le trône de son roi,Trahit...

5 pages - 1,80 ¤

Le Lyrisme au XVIIe siècle

|| Expliquez cette parole de Mme de Staël, en 1800 : « Nos meilleurs poètes lyriques en France, ce sont peut-être nos grands prosateurs : Bossuet, Pascal, Fénelon. «  Il est admis aujourd'hui, que·le lyrisme est le fond même de toute poésie et qu'il demeure indépehdant, en son essence, du rythme et de la rime. Il est comme la vibration qu'impriment à...

4 pages - 1,80 ¤

Le Sonnet d'Uranie de Vincent Voiture

Il faut finir mes jours en l’amour d’Uranie,L’absence ni le temps ne m’en sauraient guérir,Et je ne vois plus rien qui me pût secourirNi qui sût rappeler ma liberté bannie.   Dès longtemps je connais sa rigueur infinie ;Mais, pensant aux beautés pour qui je dois périr,Je bénis mon martyre et, content de mourir,Je n’ose murmurer contre sa tyrannie.   Quelquefois ma raison,...

4 pages - 1,80 ¤

Malherbe et Bordier

||   Dans ses Historiettes, Tallemant des Réaux raconte sur Malherbe l'anecdote suivante : « Comme un jour un faiseur de vers se plaignait à lui qu'il n'y avait de récompense que pour ceux qui servent le roi dans ses armées et que l'on était cruel pour ceux qui excellaient dans les lettres, Malherbe répondit que c'était sottise de faire métier de rimeur, qu'un...

5 pages - 1,80 ¤

Une journée de Pierre Corneille

|| Ce soir-là, M. Pierre Corneille quitta son logis de la rue de la Pie quand six heures sonnèrent au clocher proche de Saint-Sauveur, sa paroisse. Il y vivait seul, présentement, avec la vieille servante qui l'avait élevé; Mme Corneille, sa mère, Mlle Corneille, son épouse, Marthe sa soeur, s'étant établies à Petit-Couronne dès le début de juin pour y passer la belle...

6 pages - 1,80 ¤

Sonnet de Heredia sur le Livre des Amours de Ronsard

Sur le Livre des Amours de Pierre de Ronsard Jadis plus d'un amant, aux jardins de Bourgueil, A gravé plus d'un nom dans l'écorce qu'il ouvre, Et plus d'un coeur, sous l'or des hauts plafonds du Louvre, A l'éclair d'un sourire a tressailli d'orgueil. Qu'importe ? Rien n'a dit leur ivresse ou leur deuil. Ils gisent tout entiers entre quatre ais de rouvre Et nul...

6 pages - 1,80 ¤

Jugement de Boileau sur Marot et Ronsard: Art poétique. Chant I

... Marot, bientôt après, [Villon] fit fleurir les ballades, Tourna les triolets, rima des mascarades, A des refrains réglés asservit les rondeaux, Et montra pour rimer des chemins tout nouveaux. Ronsard, qui le suivit, par une autre méthode, Réglant tout, brouilla tout, fit un art à sa mode, Et toutefois longtemps eut un heureux destin, Mais sa Muse, en français parlant grec et latin, Vit, dans...

7 pages - 1,80 ¤

Discuter ee jugement de Voltaire sur Rabelais

||   Notre curé de Meudon, dans son extravagant et inintelligible livre a répandu une extrême gaîté et une plus grande impertinence. Il a prodigué l'érudition, les ordures et l'ennui. Un bon conte de deux pages est acheté par des volumes de sottises. Il n'y a que quelques personnes d'un goût bizarre qui se piquent d'entendre et d'estimer cet ouvrage. Le reste de la...

7 pages - 1,80 ¤

Un Texte de Marot: De soi-même

Marot, voicy, si tu le veux sçavoir, Qui faict à l'homme heureuse vie avoir : Successions, non bien acquis à peine, Feu en tout temps, maison plaisante et saine, Jamais procès, les membres bien dispos, Et au dedans un esprit bien repos; Contraire à nuls et n'avoir nuls contraires; Peu se mêler des publicques affaires, Sage simplesse, amis à soy pareils, Table ordinaire et sans grands appareils; Plus...

6 pages - 1,80 ¤

Ronsard à Marie Stuart

Le jour que vostre voile aux vagues se courba Et de nos yeux pleurans les vastres desroba, Ce jour, la mesme voile emporta loin de France Les Muses qui souloient y faire demeurance Quand l'heureuse Fortune icy vous arrestoit Et le sceptre françois entre vos mains estoit. Comment pourrait chanter la bouche des poètes, Quand, par vostre départ, les Muses sont muettes? Tout ce qui est...

5 pages - 1,80 ¤

La Renaissance, en détournant de ses voies l'esprit français, en l'asservissant à l'Antiquité, a-t-elle substitué à l'originalité gauloise un caractère d'emprunt qu'il nous a fallu dépouiller tardivement pour revenir à notre vraie nature ?

Cette question nous rappelle aussitôt la « Querelle des Anciens et des Modernes «. Soulevée au xviie siècle par Ch. Perrault, admirateur des « Modernes « et détracteur des « Anciens «, elle reprit au XIXe siècle, sur de nouveaux frais, alors que les « Romantiques « révolutionnaires menèrent l'assaut contre les « Classiques « conservateurs et traditionalistes. De nos jours encore, des...

7 pages - 1,80 ¤

1 2 3 4 5 6 ... 635 636 637 638 639 640 641 642 643 644 645 646 647 648 649 650 651 652 653 654 655 656 657 658 659 660 661 662 663 664 665 666 667 668 669 670 671 672 673 674 675 676 677 678 679 680 681 682 683 684 685 686 687 688 689 690 691 692 693 694 695 696 697 698 699 700 701 702 703 704 705 706 707 708 709 710 711 712 713 714 715 716 717 718 719 720 721 722 723 724 725 726 727 728 729 730 731 732 733 734 735 736 737 738 739 740 741 742 743 744 745 746 747 748 749 750 751 752 753 754 755 756 757 758 759 760 761 762 763 764 765 766 767 768 769 770 771 772 773 774 775 776 777 778 779 780 781 782 783 784 ... 997 998 999 1000 1001 1002

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit