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Les exigences de là raison et l’esprit scientifique.

Cours

Aperçu du corrigé : Les exigences de là raison et l’esprit scientifique.



Publié le : 12/11/2016 -Format: Document en format HTML protégé

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Les exigences de là raison et l’esprit scientifique.
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I. — LA RAISON.

 

Parmi les multiples sens du mot raison, celui que nous retiendrons ici, c’est (cf. A. Lalande, lect.) « ce dont on parle quand on dit de quelqu’un qu’il a raison, quand on oppose la raison au caprice ( . . .). Croire à la raison, en ce sens, c’est admettre dans tout homme normal, une capacité foncière de reconnaître certaines propositions pour vraies ou pour fausses, d’apprécier les différences de probabilité, de distinguer un mieux et un pire dans l’ordre de l’action, ou de la production ; et cela non pas d’une manière affective ( ...) mais sous forme d’idées générales et d’assertions conscientes, énonçables sans équivoque, qui s’imposent aux esprits dans leurs rapports intellectuels tant qu’ils sont de bonne foi, et qui sont mises par eux au-dessus de la discussion». ..

 

Dans cette définition, ou description, qui est excellente, nous relevons toutefois une formule qui nous semble appeler quelques réserves : « Tout homme normal ». Nous aimerions y ajouter : « ... et honnêtement cultivé »• .

 

Sans doute, il est classique, en philosophie, d’admettre que tout humain possède, consciemment ou non, des principes logiques. Les nativistes pensent que ces principes sont innés ; les empiristes y voient une habitude dérivée de l’expérience ... Admettons, pour ne fâcher personne, que l’humain possède les principes rationnels « en puissance », mais que, dans le cours d’une existence, nous rencontrons beaucoup de nos « semblables » qui ne semblent guère les faire passer « à l’acte »...

 

Notre Programme a inscrit « les exigences de la raison » dans la partie réservée à « la philosophie des sciences », et non dans la rubrique cc philosophie générale » (autrement dit Métaphysique). Nous n’avons donc pas à disserter sur l\'essence et les origines de la raison, mais à considérer ses « exigences ». Nous n’énoncerons donc pas une thèse, mais nous caractériserons la raison, telle qu’elle nous apparaît, à savoir : comme un ensemble de normes et, en même temps, comme une « ascèse » (Nous y avons déjà fait allusion). Par ascèse, nous entendons (cf. Vocab. philos. A. Lalande) un effort de volonté pour lutter contre les tendances spontanées, les préférences affectives, les préjugés, etc. S’il est un domaine où la raison soit absolument indispensable, c’est précisément le domaine scientifique. Les ignorants, les adversaires de la science, reprochent même à celle-ci d’être « desséchante », de




Il convient de réserver son opinion dans les cas douteux ou étranges, resserrer autour d’eux nos moyens d’investigation et de contrôle.

 

Ajoutons à cela le souci de cohésion, ou, ce qui revient au même, de non-contradiction. Les connaissances d’un même ordre doivent se « raccorder » entre elles. Le pragmatisme voudrait nous persuader que deux propositions contradictoires qui « réussissent » sont vraies toutes deux (Cette assertion trouvait appui, naguère, dans les théories de la lumière, avant les formules de Louis de Broglie)... Cela ne saurait satisfaire la raison, qui verrait plutôt, dans l’existence d\'une telle contradiction, .motif à de nouvelles recherches.

 

Enfin, la pensée logique, l’esprit scientifique postulent le déterminisme expérimental (nous préférons cette expression à « principe de causalité »). Mettre tout en doute, disait Cl. Bernard, excepté ce principe. En effet, si l’on ne supposait aucune constance, au moins statistique, dans les phénomènes de la nature, aucune connaissance ne serait possible. Et, par conséquent, aucune prévision, aucune action. La pensée logique exclut l\'idée du « miracle » (D\'ailleurs, aux yeux du croyant, le miracle est, par définition, contraire à toute science et à toute raison : il est surnaturel) ...


Si c\'est dans les campagnes que la connaissance vulgaire, sous cet aspect, est plus fréquente, c’est que, jusqu’à une époque récente, l\'instruction y était peu répandue. Mais dans les villes, et même en plein Paris, ne croyons pas qu’elle ait disparu. Les superstitions sont innombrables (l’étymologie est plutôt superstes que superstare : superstes, en latin, c’est ce qui est conservé, ce qui survit). La plupart remontent à un très lointain passé. Par définition, pour ainsi dire, elles sont négation ou plutôt indifférence à l’égard de toute exigence rationnelle. Et nous pouvons ranger, dans ces survivances légendaires, quantité de pseudo-connaissances affirmées, jamais analysées, imperméables aux preuves contraires, insoucieuses de l’expérience. Nous n’en citerons pas d’exemples, tellement il est facile pour chacun de nous d’en constater autour de soi.




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