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Dictionnaire en ligne: EMBAUMÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.

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Aperçu du corrigé : Dictionnaire en ligne: EMBAUMÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.



Publié le : 23/1/2016 -Format: Document en format HTML protégé

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EMBAUMÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.
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EMBAUMÉ, -ÉE, participe passé et adjectif.
I.— Participe passé de embaumer*
II.— Emploi adjectival.
A.— [Correspond à embaumer I]
1. Domaine funéraire [En parlant d'un inanimé concr] Qui a été traité avec des substances balsamiques, antiseptiques, etc., propres à préserver de la corruption. Rien n'indiquait que ce pied eût jamais été chaussé. Il était comme embaumé et conservé à la manière des momies (ALFRED DE VIGNY, Servitude et grandeur militaires, 1835, page 116 ). Des momies de serpents, de crocodiles, de poissons, d'oeufs d'oiseaux, d'animaux de toutes sortes, toutes embaumées et enveloppées de langes (MAXIME DU CAMP, Le Nil, Egypte et Nubie, 1854, page 307 ). On y [dans les caveaux de l'abbaye] avait trouvé les restes parfaitement embaumés et intacts de l'abbesse Aurore (AURORE DUPIN, BARONNE DUDEVANT, DITE GEORGE SAND, Histoire de ma vie, tome 1, 1855, page 32 ).
— Emploi comme substantif. Défunt dont le corps a été embaumé. De son cercueil l'embaumé sort, Démailloté des bandelettes (AMÉDÉE POMMIER, L'Enfer, 1853, page 30 ). Avant que l'embaumée, aussi dure qu'un marbre, Ait perdu le moindre lambeau (MAURICE ROLLINAT, Les Névroses, 1833, page 263 ). Des embaumés de l'Égypte (ANTONIN ARTAUD, Le Théâtre et son double, 1938, page 156 ).
— Par analogie. On utilisait rarement les autres pièces : un salon embaumé dans la naphtaline (SIMONE DE BEAUVOIR, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958, page 77 ).
2. Par métaphore. [En parlant d'une chose abstraite ou d'une personne considérée dans son mode de pensée] Qui a été préservé de toute atteinte corruptrice, qui échappe à l'emprise du temps et à ses effets destructeurs. Tout l'immense et compliqué palimpseste de la mémoire se déroule d'un seul coup, avec toutes ses couches superposées de sentiments défunts, mystérieusement embaumés dans ce que nous appelons l'oubli (CHARLES BAUDELAIRE, Les Paradis artificiels, 1860, page 452 ). Les impressions qu'il avait reçues de cette surprenante chanteuse enveloppaient son âme, l'isolaient, lui faisaient une sorte de prison (...). Il vivait embaumé (MAURICE BARRÈS, Mes cahiers, tome 4, 1904-06, page 249) :
Ø 1. Quant au souvenir de Rodolphe, elle l'avait descendu tout au fond de son coeur; et il restait là, plus solennel et plus immobile qu'une momie de roi dans un souterrain. Une exhalaison s'échappait de ce grand amour embaumé...
GUSTAVE FLAUBERT, Madame Bovary, tome 2, 1857, page 56.
B.— [Correspond à embaumer II]
1. Qui est imprégné d'une odeur suave, qui sent bon.
a) [En parlant d'une chose concrète] Brise, jardin, lilas embaumé(e). Les vapeurs odorantes de la cire et de l'huile embaumée qui brillent doucement dans l'albâtre (CHARLES NODIER, Smarra ou Les Démons de la nuit, 1821, page 51 ). Un souffle d'air (...) m'apportait le parfum du jasmin, et ce souffle embaumé semblait s'exhaler de celle qui m'était si chère! (CLAIRE DE KERSAINT, DUCHESSE DE DURAS, Édouard, 1825, page 166 ). Il y a entre une danseuse espagnole et une girl anglaise tout ce qui sépare une fleur embaumée d'une fleur sans parfum (HENRI DE MONTHERLANT, La Petite Infante de Castille, 1929, page 660) :
Ø 2. L'air tiède, embaumé, plein de senteurs d'herbes et de senteurs d'algues, caresse l'odorat de son parfum sauvage, caresse le palais de sa saveur marine, caresse l'esprit de sa douceur pénétrante.
GUY DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, tome 2, Miss Harriet, 1883, page 869.
b) [En parlant d'une personne ou d'une partie de son corps] Bouche, haleine embaumée. La grande Aphrodite, caressante et laissant Courir sur son dos sa chevelure embaumée (THÉODORE DE BANVILLE, Les Exilés, 1874, page 148 ). Il la [Albine] préférait, elle, aussi fraîche, aussi embaumée; et elle ne se fanait pas, elle gardait toujours l'odeur de ses mains, l'odeur de ses cheveux, l'odeur de ses joues (ÉMILE ZOLA, La Faute de l'Abbé Mouret, 1875, page 1326 ).
— Substantif masculin, argotique " Jeune homme élégant dans le jargon parisien (...) fit fureur pendant la saison d'été 1885-1886. De la Bastille à la Madeleine, l'embaumé règne en maître absolu (Voltaire, décembre 1885) " (Gustave Fustier, Supplément au Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau, 1889, page 532).
Remarque : 1. Attesté aussi dans Carabelli [Langue populaire] et dans Grand dictionnaire universel du XIXe. siècle (Pierre Larousse) Supplément 1890, Nouveau Larousse illustré (qui le considère déjà comme révolu : " A été un moment synonyme de gommeux, petit-crevé "), Larousse du XXe. siècle en six volumes. 2. Une attestation évoque cette acception, mais à la forme adjectivale : Impures et gommeux, foule embaumée et laide (Paul Duval, dit Jean Lorrain, Modernités, 1885, page 107).
2. Par métaphore. [En parlant d'une chose abstraite] Qui évoque, par sa douceur, son charme, la suavité du baume, d'un parfum. Quand je m'éveille dans la nuit, tu verses sur moi ta chevelure de parfum; mes rêves sont embaumés quand je rêve de toi (EDGAR QUINET, Ahasvérus, 1833, 2e. journée, page 131 ). Les chemins embaumés du sommeil (JOE BOUSQUET, Traduit du silence, 1935-36, page 28 ). Sensations, sentiments, pensées, tous les éléments de la vie psychologique se prenaient l'un après l'autre. Chaque jour ils devenaient plus embaumés, plus colorés, plus pathétiques, par une chose indéfinissable (PIERRE TEILHARD DE CHARDIN, Le Milieu divin, 1955, page 159) :
Ø 3. Plus avec toi de solitude fade,
Portrait divin! car un portrait aimé,
C'est une amie au langage embaumé,
C'est pour mon coeur suave sérénade
Que berce un vent tout parfumé.
PETRUS BOREL, Rhapsodies, Au médaillon d'Iseult, 1831, page 54.
— En particulier. Qui tient des propos flatteurs. La persuasion aux lèvres embaumées (ANDRÉ CHÉNIER, Bucoliques, 1794, page 37 ). Affreux souffle embaumé de la bouche pourrie! Crime! Ô le plus hideux des meurtres, flatterie! (VICTOR HUGO, La Pitié suprême, 1879, page 107 ).
Fréquence absolue littéraire : 488. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 1 111, b) 904; XXe. siècle : a) 466, b) 361.


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