LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Auparavant, on avait pu entendre d'autres arg ... Sobekhotep V Néferhotep II Néferhotep III Iâi ... >>


Partager

sous son règne.

Dictionnaire

Aperçu du corrigé : sous son règne.



Publié le : 6/1/2014 -Format: Document en format HTML protégé

sous son règne.
Zoom

sous son règne. Curieusement, dans ce couple du roi et de son serviteur, c'est le serviteur qui est le mieux
connu, et a même été l'objet d'un culte populaire. On considère qu'il a vécu jusque sous le règne de Houni,
c'est-à-dire presque jusqu'à la fin de la dynastie. Son rôle n'a jamais été celui d'un homme politique : on ne lui
connaît comme fonctions que celles de grand prêtre d'Héliopolis, prêtre-lecteur et architecte en chef. C'est cette
dernière qui l'a rendu célèbre, mais l'image qui a survécu de lui montre qu'il a de très bonne heure été
considéré comme la figure la plus marquante de son temps. Au Nouvel Empire, la littérature le donne comme
patron des scribes, non pour ses qualités d'écrivain, mais en tant que personnification de la sagesse, donc de
l'enseignement dont celle-ci est la forme principale. Cette aptitude plus intellectuelle que littéraire témoigne des
fonctions qui étaient probablement les siennes auprès de Djoser. C'est en effet pour ses qualités de conseiller
avisé, qui sont les mêmes que celles que la religion reconnaît au dieu créateur de Memphis, que le Canon de
Turin fait de lui le fils de Ptah : première étape d'une héroïsation qui le conduira à devenir un dieu local de
Memphis, pourvu d'un clergé et d'un mythe propres, aux termes duquel il est essentiellement un intermédiaire
des hommes dans les difficultés de la vie quotidienne, spécialisé dans les problèmes médicaux. Les Grecs
retiendront cette spécialisation de l'Imouthès memphite en l'assimilant à Asclépios, et son culte, répandu sous
l'Empire d'Alexandrie à Méroë en passant par Philae où il possède un temple, survivra à la civilisation
pharaonique dans la tradition arabe, justement à Saqqara, où l'on peut supposer que se trouve son tombeau.
Djoser, par contre, n'a pas été divinisé. Sa pyramide a suffi à assurer son immortalité en lançant une nouvelle
forme architecturale qui sera adoptée par tous ses successeurs, jusqu'à la fin du Moyen Empire.
La fin de la IIIe dynastie
La fin de la dynastie n'est guère plus claire que le commencement, et l'on a du mal à faire correspondre les
données fournies par les listes royales et celles de l'archéologie. En l'absence de documents explicites, ces
dernières suggèrent un ordre de succession fondé sur l'évolution architecturale de la sépulture royale. On a
découvert, en effet, sur le site de Zaouiet el-Aryan, à mi-chemin entre Gîza et Abousir, deux sépultures
pyramidales, dont la plus méridionale, que l'on appelle communément la pyramide « à tranches », s'inspire
nettement de celles de Sekhemkhet et de Djoser à Saqqara.
Probablement inachevé, ce tombeau est attribuable, au vu d'inscriptions sur vases, à l'Horus Khâba, inconnu
par ailleurs, et que l'on a rapproché du roi Houni, cité, lui, par la liste royale de Saqqara et le Canon de Turin,
qui lui accorde 24 ans de règne, à placer donc dans le premier quart du XXVIe siècle avant notre ère. Sa
position de dernier roi de la dynastie est confirmée par un texte littéraire composé, si l'on en croit les
miscellanées ramessides, par le scribe Kaïres. Il s'agit d'un Enseignement, fictivement destiné à un
personnage contemporain du roi Téti, dont il fut le vizir et à proximité de la pyramide de qui il est enterré à
Saqqara : Kagemni. Comme Imhotep, il était devenu dès la fin de l'Ancien Empire un personnage légendaire
auquel on prêtait une carrière commencée dès le règne de Snéfrou. Le texte conclut en effet ainsi :
« Alors, la Majesté du roi de Haute et Basse-Égypte Houni vint à mourir, et la Majesté du roi de Haute et
Basse-Égypte Snéfrou fut élevée à la dignité de roi bienfaisant dans ce pays tout entier. Alors, Kagemni
devint maire et vizir. » (P. Prisse 2,7-9.)
i Houni est bien le dernier roi de la IIIe dynastie, il reste à trouver une place à l'autre constructeur de Zaouiet
l-Aryan, que des graffitis identifient comme l'Horus Nebka(rê) ou Néferka(rê) : l'architecture de sa pyramide le
attache à la IIIe dynastie, ou, en tout cas, à un retour au style de cette époque; mais est-ce suffisant pour voir
n lui le Nebkarê de la liste de Saqqara, c'est-à-dire le Mésôchris de Manéthon -- en tout état de cause, un
rédécesseur d'Houni ?
omme on le voit, on est encore loin de pouvoir décrire de façon satisfaisante l'histoire de cette dynastie, et il
'est pas impensable que des recherches archéologiques à venir permettent de mieux comprendre son
nchaînement. On ne sait pas plus pour quelle raison s'est produit un changement de dynastie, dont la marque
a plus tangible est le déplacement de la nécropole royale vers le sud, de Zaouiet el-Aryan à Meïdoum et
ahchour, avant un retour vers le Nord à partir de Chéops.
Snéfrou
eresânkh, la mère de Snéfrou, le fondateur de la nouvelle dynastie, n'était pas de sang royal; sans doute
était-elle une

Fig. 20
Généalogie sommaire de la IVe dynastie : générations 1-6.
concubine de Houni, mais rien ne permet de l'affirmer. Si tel a été le cas, son fils a épousé une de ses demisoeurs, Hétephérès Ire, la mère de Chéops, elle-même fille d'Houni, de façon à confirmer par le sang la légitimité
de son pouvoir. Cette filiation donne le ton de la complexité des généalogies de la IVe dynastie, dont une étude
même sommaire montre la profonde implication de la famille royale dans le gouvernement du pays.
Comme ses prédécesseurs de la IIIe dynastie Djoser et Nebka, Snéfrou est demeuré une figure légendaire
dont la littérature a conservé une image débonnaire. Il est même divinisé au Moyen Empire, devenant le modèle
du roi parfait dont se réclament des souverains comme Amenemhat Ier au moment où ils cherchent à légitimer
leur pouvoir. Cette faveur, qui se doublait certainement d'une grande popularité dont témoigne l'onomastique,
alla même jusqu'à la restauration de son temple funéraire de Dahchour. Les sources ne manquent pas pour
décrire son règne, qui a dû être long -- une quarantaine d'années au plus -- et glorieux. La Pierre de Palerme
laisse entendre qu'il fut un roi guerrier : il aurait mené une expédition en Nubie pour mater une « révolte » dans
le Dodékaschoène, dont il aurait ramené 7 000 prisonniers, ce qui est un chiffre énorme, si l'on pense que cette
zone, qui recouvre approximativement la Nubie égyptienne, comprenait, il y a une trentaine d'années, environ
50 000 habitants. Cette campagne aurait également rapporté le nombre très élevé de 200 000 têtes de bétail,
auxquelles il faut ajouter 13 100 autres qu'il ramena, toujours selon la même source, d'une campagne menée
contre les Libyens, parmi lesquels il fit en même temps 11000 prisonniers. Ces campagnes militaires étaient
plus que de simples rezzou contre des peuplades insoumises : depuis les premiers temps de l'époque thinite,
la Nubie était pour l'Égypte un réservoir de main-d'oeuvre autant pour les gros travaux que pour le maintien de
l'ordre, les populations du désert oriental -- les Medjaou et, plus tard, les Blemmyes -- fournissant l'essentiel
des forces de police du royaume. Il s'y ajoutait, bien entendu, le souci de garder la main sur le transit caravanier
des produits africains comme l'ébène, l'ivoire, l'encens, les animaux exotiques -- girafes et singes dont la vogue
va aller croissant tout au long de l'Ancien Empire --, les oeufs d'autruches, les peaux de panthères, etc. Mais il
en allait aussi du contrôle des lieux de production de certains biens importés, comme l'or, qui était exploité dans
tout le désert de Nubie, du sud-est du Ouadi Allaqi au Nil, ou la diorite à l'ouest d'Abou Simbel.

C'est ce dernier souci qui présidait aux campagnes que menèrent presque tous les rois dans le Sinaï depuis
Sanakht. Leur but n'était pas de contenir d'improbables envahisseurs venus de Syro-Palestine, mais d'assurer
l'exploitation des mines situées à l'ouest de la péninsule, dans le Ouadi Nash et le Ouadi Maghara : on y
extrayait du cuivre, de la malachite et surtout de la turquoise. Snéfrou ne manqua pas à la règle et conduisit une
expédition contre les Bédouins, qui reprenaient à chaque fois possession des lieux que les Égyptiens
n'exploitaient que de façon temporaire. Sans doute établit-il solidement l'exploitation des mines, si l'on en croit
sa popularité toujours vivace dans le Sinaï au Moyen Empire. Cet état de guerre larvé avec les populations
nomades n'empêchait nullement les relations commerciales avec les régions du Liban et de la Syrie, via la
façade maritime phénicienne. Snéfrou envoya même une expédition d'une quarantaine de vaisseaux dans le
but d'en rapporter le bois de construction qui a toujours fait défa...


Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "sous son règne." a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit