Usage du terme: BAFOUER, verbe transitif.

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Usage du terme: BAFOUER, verbe transitif.

Publié le : 1/11/2015 Format: Document en format PDF protégé


Usage du terme:
BAFOUER, verbe transitif.
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Usage du terme: BAFOUER, verbe transitif.




ProblematiqueUsage du terme:
BAFOUER, verbe transitif.
I.— Emploi transitif. Railler sans pitié, traiter avec un mépris outrageant, tourner en dérision.
A.— [Le complément désigne une personne] :
Ø 1.... lors, Marmet n'eut plus de repos. À chaque séance, il était persiflé avec une férocité joyeuse et bafoué de telle sorte que, malgré sa douceur, il se fâcha.
ANATOLE-FRANÇOIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, Le Lys rouge, 1894, page 18.
Ø 2. Jamais un budget n'avait été attaqué au parlement comme celui de Disraëli. On lui avait fait payer ses attaques contre Peel. Pendant une semaine, nuit après nuit, on l'avait raillé, bafoué, méprisé. Tous les brillants économistes avaient montré, l'un après l'autre, son ignorance et sa folie. Tous avaient souligné ironiquement son abandon de la protection.
ÉMILE HERZOG, DIT ANDRÉ MAUROIS, La Vie de Disraëli, 1927, page 209.
SYNTAXE : On le bafoua en pleine assemblée (Larousse 19e. ), on le bafoua sans miséricorde (LITTRÉ), bafouer quelqu'un avec ignominie (DG), on le bafoua devant tout le monde (DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE ET ANALOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE (PAUL ROBERT)).
— Spécialement, par euphémisme. Bafouer son époux. Le tromper (Confer Maurice Druon, Le Roi de fer, 1955, page 310).
B.— [Le complément désigne un inanimé abstrait (idée, sentiment, loi, institution, etc.)] :
Ø 3. Je ne suis pas à marier!... On ne bafouera pas ma tendresse une seconde fois...
LÉON FRAPIÉ, La Maternelle, 1904, page 253.
Ø 4. Molière n'épargnait rien. La Fontaine raillait tout. Boileau flétrissait la noblesse. Voltaire insultait la guerre, fessait la religion, bafouait la patrie.
ROMAIN ROLLAND, Jean-Christophe, La Révolte, 1907, page 525.
Ø 5. Nietzsche poursuivit de ses sarcasmes étincelants tous les vestiges du Moyen-Âge. (...) Il bafoua la morale de son temps, qu'on nommait bourgeoise à tort, qui était en réalité pré-bourgeoise, anté-bourgeoise, — anti-bourgeoise.
JEAN-RICHARD BLOCH, Destin du siècle, 1931, page 262.
Ø 6. Entre les nations démocratiques et les totalitaires, la différence tient à cette faculté laissée aux démocrates de nier, maudire ou bafouer les institutions à l'abri desquelles ils conspirent sans risque.
La civilisation écrite (sous la direction de Julien Cain) 1939, page 4416.
II.— Emploi pronominal. Se moquer de soi-même, se tourner en dérision :
Ø 7. Le malheureux Sigognac au désespoir, par l'exagération de son jeu, l'outrance de ses bouffonneries, la folie de ses rodomontades, semblait vouloir se bafouer lui-même et pousser la dérision de son sort jusques à la limite extrême où elle pouvait aller; il jetait à ses pieds dignité, noblesse, respect de soi, souvenir des ancêtres; et il trépignait dessus avec une joie délirante et féroce!
THÉOPHILE GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, page 266.
— Rare. Se bafouer de quelque chose. S'en moquer :
Ø 8.... à peine formés, Gilbert abandonnait ses projets et s'en bafouait.
MARCEL ARLAND, L'Ordre, 1929, page 385.
Remarque : Bafouer, conspuer, honnir, vilipender. " Bafouer renferme une idée de moquerie outrageante, répétée, qui ne laisse pas de relâche. Conspuer marque un mépris profond (...). Honnir est le cri du soulèvement et de l'indignation (...). Vilipender, c'est ravaler, détruire la réputation, mettre sous les pieds comme quelque chose de vil, et tout cela souvent par un sentiment de jalousie ou par manque de générosité " (Grand dictionnaire universel du XIXe. siècle (Pierre Larousse)).


STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 268. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 143, b) 284; XXe. siècle : a) 487, b) 569.
DÉRIVÉS : 1. Bafouement, substantif masculin. Action de bafouer; résultat de cette action. Le bafouement des lois sacrées (ALEXANDRE ARNOUX, Algorithme, 1948, page 34 ). Synonyme plus rare : bafouage*. 2. Bafoueur, substantif masculin. néologisme. Celui qui bafoue. Bafoueur des protocoles (ALEXANDRE ARNOUX, Les Crimes innocents. 1952, page 65 ).


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