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Le droit à la différence est-il sans limite ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le droit à la différence est-il sans limite ?



Publié le : 3/8/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Le droit à la différence est-il sans limite	?
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Le droit à la différence semble aller de soi. Chacun est libre de choisir ses modes de vie, ses cultes, sa tenue vestimentaire, etc. De même, la liberté d'expression est un principe fondamental des sociétés démocratiques modernes. Dans tous les domaines qui peuvent engager une « différence « entre les individus, on ne voit pas à première vue qu'est-ce qui pourrait légitimement empêcher que la différence s'affirme, et s'exprime.

Ainsi dans les sociétés démocratiques modernes, la différence est un « droit «.

Il faut d'emblée distinguer entre le droit positif et le droit naturel. Le droit positif est celui qui s'applique dans un état. Il détermine ce qui est légal. Le droit naturel est un droit qui trouve sa source dans l'universalité de la « nature humaine «. Du droit naturel peuvent ainsi se réclamer la liberté, la sécurité, etc. Et il revient au droit positif de les garantir.

Les différences entre les individus ne sont-elles d'ailleurs pas naturelles ? A partir de là, le droit positif pourrait-il se permettre de donner des limites au droit à la différence ?

Pour répondre à cette question, il faut s'interroger plus précisément sur « le droit à la différence «. Quelles « différences « sont concernées ? toutes les « différences « peuvent-elles se réclamer du même droit ? En d'autres termes, la liberté d'expression, la liberté de cultes, la liberté dans ses choix vestimentaires, relèvent-elles du même « droit à la différence « ?

Par ailleurs, de quelles « limites « pourrait-il s'agir ? Que serait un droit à la différence « limité « ? Si quelque chose comme « le droit à la différence « existe, de quel « droit « pourrait-on l'entraver ? Est-il question d'« interdire « l'expression de certaines différences ? Mais peut-être qu'un droit à la différence « sans limite « est contradictoire, car s'il s'agit bien d'un « droit «, il s'agit en quelques sortes d'une règle, qui définie – qui limite ? – l'espace où cette règle s'applique.

A moins que le droit à la différence soit naturel, et qu'il doive alors s'inscrire, dans le droit positif aussi, de manière non limitée ?

S'interroger sur les limites potentielles du droit à la différence, c'est donc conjuguer la définition du « droit à la différence « à la question de savoir qui, et de quel droit, peut entreprendre de la limiter. Ainsi, s'interroger sur le droit à la différence, c'est aussi poser la question de sa valeur morale, en se demandant en quel sens une limitation pourrait être juste.

Dans une première partie, on constatera que le droit à la différence n'existe que dans la société, qui met les individus à égalité.

Ensuite, on se demandera si toute limitation du droit à la différence n'est pas une injustice.

Enfin, en troisième partie, on mettra en évidence qu'on peut néanmoins estimer que parfois, l'injustice est envisageable, si elle prémunie notamment d'une plus grande injustice – ainsi on pourra être amené à limiter le droit à la différence.



qu'elle évite une injustice plus grande encore.   Pour boucler la partie, on peut revenir sur l'exemple initial : même s'il peut apparaître que l'interdiction de l'excision est une injustice, parce qu'elle limite la liberté d'exercer sa religion, il n'en reste pas moins que le droit peut apprécier que cela évite une plus grande injustice : l'interdiction de l'excision évite que les femmes soient dans une situation où elles ne disposent pas de leur corps, en subissant l'excision. L'état doit-il ainsi se mêler des cultes qui relèvent du domaine privé, des libertés individuelles ?   L'argument de Rawls, selon lequel « une injustice n'est tolérable qui si elle est nécessaire pour éviter une plus grande injustice », semble difficilement contestable. Reste à pouvoir trancher quant au degré d'injustice concerné dans des cas concrets. Est-il en effet « injuste » de ne pas disposer de son corps librement, alors qu'une culture fonctionne naturellement ainsi ?       CONCLUSION   Le droit à la différence est garanti, et justifié, par l'égalité des citoyens. Dans un état naturel, on ne peut pas faire valoir ses différences, sauf  par la confrontation. C'est alors le « droit du plus fort » qui régnerait. Comme l'a montré Rousseau, le droit du plus fort est illégitime, et une société doit considérer les individus comme libres et égaux.


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