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Peut-on, sans illusion, faire confiance à autrui ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on, sans illusion, faire confiance à autrui ?



Publié le : 27/12/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Peut-on, sans illusion, faire confiance à autrui 	?
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  • Analyse du sujet :

·                                Le sujet invite à s’interroger sur ce qui est possible (« peut-on «). Or on distingue au moins deux sorte de possible : 1) selon que l’on a les moyens de… ; possible = réalisable 2) selon que l’on a le droit de … ; possible = permis. Il faudra donc préciser en quel sens « on peut ou non sans illusion … «.

·                                « illusion « consiste à se défaire d’une perception fausse qui a l’apparence du vrai. Ici, il s’agit plus largement de méprise ou malentendu plus que d’erreur des sens.

·                                « Faire confiance « = croire, credere qui signifie faire crédit. Donner son assentiment sans exiger de caution. Autrui = celui qui n’est pas moi, distinct. Or en tant que tel, il est celui dont je ne sais a priori rien que ce qu’il me laisse savoir.

  • Problématique : Il semble difficile de connaître autrui : comment serait-il possible de connaître un point de vue qui, par définition, n’est pas le sien ? Comment parvenir à la connaissance d’une intériorité qui égale celle que j’ai de la mienne ? Il semble ainsi qu’il faille toujours croire autrui, lui faire confiance dans la mesure où l’on a comme certitude le concernant, que celle portant sur son extériorité (gestes, paroles, comportements) et non sur l’intériorité. Toutefois, cette confiance ne va pas sans risque, et c’est ainsi qu’au lieu de faire confiance autrui, on peut s’en méfier et ne lui accorder crédit qu’avec une extrême prudence. D’où le problème : autrui est-il à ce point obscur que l’on ne puisse, ou bien, lui faire une confiance aveugle (qui refuse obstinément la possibilité de l’illusion) ou bien, au contraire, s’en méfier et se replier sur soi (le moi = seule chose certaine = position égoïste) ? Peut-on sans illusion faire confiance à autrui ou bien est-on condamné à toujours être déçu ?

 



  b)     source du problème : le cogito ne peut s'énoncer autrement qu'à la première personne[1].             Pourquoi autrui pourrait-il toujours potentiellement décevoir ? Comment se fait-il que faire confiance à l'autre implique de prendre le risque de l'illusion ?             Autrui se donne d'abord à moi par l'intermédiaire de son corps. Autrui est en premier lieu un objet de perception externe. C'est pourquoi, je peux lui faire confiance mais non le connaître : prendre connaissance d'autre chose concernant autrui que ce qui se donne physiquement (gestes paroles actes) reviendrait à pénétrer son intériorité. Or depuis Descartes, on entend la pensée comme un phénomène : 1- subjectif, c'est-à-dire valable à la première personne 2- radicalement distinct, au moins en principe, de la matière. En effet, le moi se définit par la conscience directe qu'il a de lui-même. Ainsi que le dit Descartes, j'ai avant tout la certitude d'être un sujet pensant ; ma pensée est ce qui se manifeste à moi avec le plus d'évidence (à tel point d'ailleurs qu'elle seule est capable de résister aux assauts du malin génie). Mais d'emblée, il semble alors impossible de rendre compte de l'expérience d'un autre moi : pour connaître autrui, éprouver comme conscience celle d'un autre, il faudrait que je sois moi-même cette conscience - ce qui, de fait, est impossible.


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