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La Famille. — Vie familiale et moralit�. — Les probl�mes juridiques qui concernent la Famille.

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Aperçu du corrigé : La Famille. — Vie familiale et moralit�. — Les probl�mes juridiques qui concernent la Famille.



Publié le : 12/11/2016 -Format: Document en format HTML protégé

La Famille. — Vie familiale et moralit�. — Les probl�mes juridiques qui concernent la Famille.
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La Famille. — Vie familiale et moralité. — Les problèmes juridiques qui concernent la Famille.


1. — ÉVOLUTION DE LA FAMILLE.

 

Sans nous arrêter à l’hypothèse de la horde (une sorte de « troupeau » humain indifférencié) il semble que la forme primitive de la famille soit le clan totémique, groupe d’individus qui se considèrent comme descendant tous d’un même totem (à la fois ancêtre, emblème, etc.) animal ou plante, dont ils portent le nom. Les membres du clan estiment qu’ils sont parents ; mais cette parenté n’est nullement fondée sur la consanguinité. L’exogamie est de règle dans les clans totémiques : c’est dans un autre clan que chacun est tenu d’aller chercher époux ou épouse. On a de sérieuses raisons d’admettre qu’à l’origine, c’est la femme, la mère qui transmettait la lignée totémique (système matronymique). Toutefois, il y eut évolution, çà et là. A la parenté maternelle se substitua un système de filiation agnatique fondé sur la descendance en ligne masculine.

 

C’est ainsi que le clan primitif, amorphe, se transforme en clan différencié, comprenant des familles proprement dites. La gens romaine, le génos grecque semblent bien n’avoir pas été autre chose, à l’origine. La gens, comme l’a montré Fustel de Coulanges, conserve le caractère fortement communautaire du clan. Mais elle n’est plus un clan totémique : l’ancêtre commun, à qui l’on rend un culte, est un ancêtre humain. A Rome, tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du chef de gens, le paterfamilias. Cette gens a un volume considérable puisqu’elle comprend, outre les parents, des « adoptés », des clients, des esclaves affranchis. Pour nous donner une idée de ce volume d’une gens, rappelons-nous que (Ve siècle av. J.-C.), la gens Fabia se chargea de combattre à elle seule les Véiens et mit 306 jeunes gens sous les armes, sans compter 4.000 clients...

 

La famille « germanique » ou famille « paternelle » conserve (époque antérieure aux invasions) beaucoup de traces de la communauté du clan ; mais la parenté y est déjà, comme chez nous, à la fois paternelle


soumise à des réglementations légales. Malgré tout, c’est ici l’idée de communauté qui prédomine. Parmi toutes les communautés, la famille apparaît comme l’une des plus naturelles et des plus essentielles pour la vie morale et pour la vie sociale. C’est aussi une « première société », une patrie, le lieu de la formation morale, intellectuelle et affective. Toutes les valeurs y sont esquissées, Le groupe, ici, prévaut sur l’individu ; et c’est un bien, sous la réserve que ne soit pas étouffée la vocation propre de la personne. Aujourd’hui, le « despotisme » familial a pratiquement disparu, alors que, sans remonter plusieurs siècles en arrière, il n’y a pas si longtemps que « l’esprit de famille ” avait quelque chose d’abusif qui explique les critiques que certains auteurs (de la génération d’André Gide) lui ont adressées. La famille, au milieu de notre siècle, n’est plus  un État dans l’État.

 

Elle reste seulement (cf. G. Gusdorf, lect., p. 248) «le lien d’engagement mutuel de l’homme et de la femme, le signe de leur responsabilité partagée à l’égard des enfants, et le cadre dans lequel ces derniers vivent les années qui préparent déjà, pour le meilleur et pour le pire, la destinée de chaque individu... ».

 

Si la famille représente la structure sociale essentielle à certains égards, il existe entre elle et la nation d’étroits rapports. Elle a un rôle qui dépasse les fins particulières des individus qui la composent. Réciproquement, la nation a un devoir d’assistance et d’appui. Quand il s’agit, par exemple, du problème de la natalité — question de vie ou de mort pour notre pays — pendant trop longtemps, à un moment où la France était minée par la dénatalité, l’action des pouvoirs publics ou de ligues privées se bornait trop souvent à des objurgations, à des appels, bref, à une sorte de « propagande » (affiches, brochures, etc.). On faisait savoir, jetant un cri d’alarme, que le nombre des naissances, à partir de 1890 environ, s’était montré inférieur au chiffre des décès. Hélas ! pour des raisons faciles à comprendre, le patriotisme n’est point à la base de la procréation. On fut donc mieux inspiré quand, depuis le 21 Juillet 1939 (décret appelé « Code de la famille ») et surtout depuis la Libération, on a pris des mesures effectives pour aider matériellement les familles à se constituer et à vivre. Une législation sociale et familiale a su se dégager des préoccupations purement « natalistes » pour procurer aux familles, dans un simple esprit de justice, une compensation à leurs charges. Ces mesures, extrêmement larges et sans cesse améliorées (dégrèvements fiscaux, exonérations diverses, allocations prénatales, allocations à la naissance, etc.) sont-elles la raison d’une amélioration constante dès 1945 ? C’est bien possible. L’augmentation brusque des naissances, cette année-là n’a pas été suivie d’une régression dans les années 1946-1954. Mais un problème grave s’est alors posé : la « crise » du logement, qui, si elle n’était rapidement conjurée, risquerait d’avoir de fâcheuses incidences sur la formation des familles et sur la natalité. On s’efforce d’y pourvoir.



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