NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< A.Camus:"l'héroïsme est peu de chose, le bon ... Accomplir tous ses désirs est ce une bonne r ... >>


Partager

Abolir le travail et libérer le temps est-ce la même chose ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Abolir le travail et libérer le temps est-ce la même chose ?



Publié le : 11/8/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Abolir le travail et libérer le temps est-ce la même chose 	?
Zoom

Analyse du sujet :

  • Le sujet prend la forme d'une question fermée, à laquelle il s'agira de répondre par « oui « ou « non « en conclusion, au terme d'une argumentation documentée.
  • Il nous interroge sur l'identité dont les deux termes sont : « abolir le travail « et « libérer le temps «. Il s'agit donc de penser les rapports qu'entretiennent entre elles les notions de temps et de travail.
  • Le travail peut être défini comme l'activité consistant à transformer la nature (au sens large) en vue de la satisfaction de besoins. C'est parce que l'homme a un certain nombre de besoin que le travail apparaît nécessaire. Il s'oppose alors au loisir qui ne répond pas à une nécessité. Le travail, en tant qu'activité, occupe du temps, en tant qu'activité nécessaire, accapare du temps. Il y a donc un temps minimal de travail, qui, du fait des besoins de l'homme, apparaît irréductible.
  • Reste en suspend la question de savoir a quel point le temps de travail est réductible : pourrait-on par exemple imaginer des sociétés dans lesquelles la transformation de la nature serait entièrement opérée par des machines ? Sans répondre d'emblée, nous retenons que la technique réduit à première vue le temps de travail humain. Elle constituerait alors un moyen d'abolition du travail.
  • « Libérer le temps « suggère bien que celui-ci est accaparé par le travail : le temps libre est celui pendant le lequel je n'ai pas à travailler, celui pendant lequel je peux me consacrer à autre chose que mes besoins, libéré de la nécessité.

Problématisation :

Que, pour l'individu ou la communauté, réduire le travail libère du temps : c'est un fait. Derrière les termes du sujet gît cependant un présupposé : il ne vise pas le temps au sens large, celui que nous donne l'horloge, mais un temps qui a pour nous de la valeur. De quel temps si précieux s'agit-il ? Ce temps précieux, c'est bien celui ou l'homme n'est pas enchaîné à la nécessité d'oeuvrer pour ses besoins, celui qu'il peut enfin consacrer à sa propre constitution, c'est-à-dire par exemple celui où il décide de se constituer musicien, peintre, cinéphile etc. De là émergent deux questions :

 



    II - Le travail dérobe-t-il nécessairement le temps ?   Référence : Nietzsche   « Chercher un travail pour le gain, c'est maintenant un souci commun à presque tous les habitants des pays de civilisation ; le travail leur est un moyen, il a cessé d'être un but en lui-même ; aussi sont-ils peu difficiles dans leur choix pourvu qu'ils aient gros bénéfice. Mais il est des natures plus rares qui aiment mieux périr que travailler sans joie ; des difficiles, des gens qui ne se contentent pas de peu et qu'un gain abondant ne satisfera pas s'ils ne voient pas le gain des gains dans le travail même. Les artistes et les contemplatifs de toute espèce font partie de cette rare catégorie humaine, mais aussi ces oisifs qui passent leur existence à chasser ou à voyager, à s'occuper de galants commerces ou à courir les aventures. Ils cherchent tous le travail et la peine dans la mesure où travail et peine peuvent être liés au plaisir, et, s'il le faut, le plus dur travail, la pire peine. Mais, sortis de là, ils sont d'une paresse décidée, même si cette paresse doit entraîner la ruine, le déshonneur, les dangers de mort ou de maladie. Ils craignent moins l'ennui qu'un travail sans plaisir : il faut même qu'ils s'ennuient beaucoup pour que leur travail réussisse. Pour le penseur et l'esprit inventif l'ennui est ce « calme plat » de l'âme, ce désagréable « calme plat » qui précède la croisière heureuse, les vents joyeux ; il faut qu'il supporte ce calme, en attende l'effet à part lui. C'est là précisément ce que les moindres natures ne peuvent pas obtenir d'elles ! Chasser l'ennui à tout prix est vulgaire, comme de travailler sans plaisir. Voilà peut-être ce qui distingue l'Asiatique de l'Européen : il est capable d'un repos plus long et plus profond ; ses narcotiques eux-mêmes n'agissent que lentement et réclament de la patience, au contraire du poison européen, l'alcool, d'une soudaineté répugnante.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 1540 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Abolir le travail et libérer le temps est-ce la même chose ?" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit