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Acte I, scène 1 - Portrait de Don Juan par Sganarelle - Molière

Littérature

Aperçu du corrigé : Acte I, scène 1 - Portrait de Don Juan par Sganarelle - Molière



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Document transmis par : Annick16483


Publié le : 10/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Acte I, scène 1 - Portrait de Don Juan par Sganarelle - Molière
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Ce texte se situe à la fin de la scène d'exposition: après avoir maintenu le pauvre Gusman dans un suspense habilement ménagé, Sganarelle procède à une transition vers le vif du sujet, à savoir la personnalité de Don Juan.
 Le dialogue qui se poursuit entre les deux valets ne manque pas de saveur. Ils apparaissent tous les deux comme des répliques de leurs maîtres respectifs. L'honnête Gusman est horrifié par les abîmes de noirceur que Sganarelle lui laisse entrevoir. Il se réfère avec onction aux « saints noeuds du mariage «, ce qui suscite cette objection définitive de Sganarelle: «... tu ne sais pas encore, crois-moi, quel homme est Don Juan. « Le serviteur de Done Elvire rappelle alors comme autant d'arguments a contrario tous les signes donnés par Don Juan de la passion la plus sincère. Pour convaincre le naïf incrédule, Sganarelle se décide à dresser un portrait véridique de son maître.
 Ce passage est donc l'aboutissement de toute une progression qui commence par l'éloge du tabac et passe par l'abandon d'Elvire pour mener jusqu'à la psychologie de Don Juan.



Sganarelle
Je n’ai pas grande peine à le comprendre, moi ; et si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la chose assez facile pour lui. Je ne dis pas qu’il ait changé de sentiments pour Done Elvire, je n’en ai point de certitude encore : tu sais que, par son ordre, je partis avant lui, et depuis son arrivée il ne m’a point entretenu ; mais, par précaution, je t’apprends, inter nos, que tu vois en Dom Juan, mon maître, le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un diable, un Turc, un hérétique, qui ne croit ni Ciel, ni Enfer, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bête brute, en pourceau d’Epicure, en vrai Sardanapale, qui ferme l’oreille à toutes les remontrances chrétiennes qu’on lui peut faire, et traite de billevesées tout ce que nous croyons. Tu me dis qu’il a épousé ta maîtresse : crois qu’il aurait plus fait pour sa passion, et qu’avec elle il aurait encore épousé toi, son chien et son chat. Un mariage ne lui coûte rien à contracter ; il ne se sert point d’autres pièges pour attraper les belles, et c’est un épouseur à toutes mains. Dame, demoiselle, bourgeoise, paysanne, il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui ; et si je te disais le nom de toutes celles qu’il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusques au soir. Tu demeures surpris et changes de couleur à ce discours ; ce n’est là qu’une ébauche du personnage, et pour en achever le portrait, il faudrait bien d’autres coups de pinceau. Suffit qu’il faut que le courroux du Ciel l’accable quelque jour ; qu’il me vaudrait bien mieux d’être au diable que d’être à lui, et qu’il me fait voir tant d’horreurs, que je souhaiterais qu’il fût déjà je ne sais où. Mais un grand seigneur méchant homme est une terrible chose ; il faut que je lui sois fidèle, en dépit que j’en aie : la crainte en moi fait l’office du zèle, bride mes sentiments, et me réduit d’applaudir bien souvent à ce que mon âme déteste. Le voilà qui vient se promener dans ce palais : séparons-nous. Écoute au moins : je t’ai fait cette confidence avec franchise, et cela m’est sorti un peu bien vite de la bouche ; mais s’il fallait qu’il en vînt quelque chose à ses oreilles, je dirais hautement que tu aurais menti.




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