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Albert Camus, "L'Etranger", IIème partie, Chapitre IV : commentaire littéraire

Littérature

Aperçu du corrigé : Albert Camus, "L'Etranger", IIème partie, Chapitre IV : commentaire littéraire



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Document transmis par : Kevin39371


Publié le : 23/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Albert Camus,
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Les paroles du procureur sont adressées tout d'abord aux jurés mais aussi à l'ensemble de l'auditoire du tribunal. Ainsi, le procureur doit non seulement convaincre, mais aussi persuader en usant de procédés rhétoriques efficaces dans son argumentation. En brillant rhéteur, il doit d'emporter l'adhésion du public pour emporter la décision des jurés. Cependant, malgré l'éclat apparent de la plaidoirie, c'est une critique de la justice qui se fait entendre dans le texte. Il vous faut, en effet, montrer que le raisonnement du procureur repose sur des conclusions hâtives et fallacieuses, qui donnent au jugement requis un caractère arbitraire et injuste.



Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur s'est mis à parler de mon âme.
Il disait qu'il s'était penché sur elle et qu'il n'avait rien trouvé, messieurs les jurés. Il disait qu'à la vérité, je n'en avais point, d'âme, et que rien d'humain, et pas un des principes moraux qui gardent le coeur des hommes ne m'était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu'il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu'il en manque. Mais quand il s'agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du coeur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. « C'est alors qu'il a parlé de mon attitude envers Maman. Il a répété ce qu'il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu'il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n'ai plu senti que la chaleur de cette matinée. Jusqu'au moment, du moins, où l'avocat général s'est arrêté et, après un moment de silence, a repris d'une voix très basse et très pénétrée : « Cette même cour, messieurs, va juger demain le plus abominable des forfaits : le meurtre d'un père. « Selon lui, l'imagination reculait devant cet atroce attentat. Il osait espérer que la justice des hommes punirait sans faiblesse. Mais il ne craignait pas de le dire, l'horreur que lui inspirait ce crime le cédait presque à celle qu'il ressentait devant mon insensibilité. Toujours selon lui, un homme qui tuait moralement sa mère se retranchait de la société des hommes au même titre que celui qui portait une main meurtrière sur l'auteur de ses jours. Dans tous les cas, le premier préparait les actes du second, il les annonçait en quelque sorte et il les légitimait. « J'en suis persuadé, messieurs, a t-il ajouté en élevant la voix, vous ne trouverez pas ma pensée trop audacieuse, si je dis que l'homme qui est assis sur ce banc est coupable aussi du meurtre que cette cour devra juger demain. Il doit être puni en conséquence. «




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