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Albert CAMUS « Retour à Tipasa » (L'Été)

Littérature

Aperçu du corrigé : Albert CAMUS « Retour à Tipasa » (L'Été)



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Document transmis par : Faiza26882


Publié le : 28/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Albert CAMUS « Retour à Tipasa » (L'Été)
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  • Albert Camus (1913-1960) passa en Algérie une jeunesse pauvre, consacrée à des études de philosophie et au théâtre, avant de devenir un journaliste et un écrivain parisien célèbre, qui participa à la Résistance, s'engagea politiquement dans le journal Combat, entre autres lors de la guerre d'Algérie. Ses oeuvres les plus célèbres sont La Peste, L'Étranger, L'Homme révolté.

  • Dans L'Été, l'auteur évoque la terre de son enfance. Le passage offert à votre analyse raconte son retour après quinze ans d'absence.

  • A la description d'un paysage superbe s'ajoute l'émotion de retrouver intact, malgré le temps, un bonheur qui s'apparente à un sentiment d'éternité. Ces deux éléments, intimement liés dans le texte, peuvent vous livrer le plan de votre devoir. 

  •  

     



    [Quelques années après la guerre, lors d'un voyage en Algérie (dont il était originaire), Albert Camus retourne visiter les ruines romaines du village littoral de Tipasa, qu'il avait aimé et célébré quinze ans plus tôt, comme un lieu « habité par les dieux «. Il évoque ici l'impression renouvelée que fait sur lui la solennité du site.] Sous la lumière glorieuse de décembre, comme il arrive une ou deux fois seulement dans des vies qui, après cela, peuvent s'estimer comblées, je retrouvai exactement ce que j'étais venu chercher et qui, malgré le temps et le monde, m'était offert, à moi seul vraiment, dans cette nature déserte. Du forum' jonché d'olives, on découvrait le village en contrebas. Aucun bruit n'en venait : des fumées légères montaient dans l'air limpide. La mer aussi se taisait, comme suffoquée sous la douche ininterrompue d'une lumière étincelante et froide. Venu du Chenoua, un lointain chant de coq célébrait seul la gloire fragile du jour. Du côté des ruines, aussi loin que la vue pouvait porter, on ne voyait que des pierres grêlées et des absinthes, des arbres et des colonnes parfaites dans la transparence de l'air cristallin. Il semblait que la matinée se fût fixée, le soleil arrêté pour un instant incalculable. Dans cette lumière et ce silence, des années de fureur et de nuit fondaient lentement. J'écoutais en moi un bruit presque oublié, comme si mon coeur, arrêté depuis longtemps, se remettait doucement à battre. Et maintenant éveillé, je reconnaissais un à un les bruits imperceptibles dont était fait le silence : la basse continue des oiseaux, les soupirs légers et brefs de la mer au pied des rochers, la vibration des arbres, le chant aveugle des colonnes, les froissements des absinthes, les lézards furtifs. J'entendais cela, j'écoutais aussi les flots heureux qui montaient en moi. Il me semblait que j'étais enfin revenu au port, pour un instant au moins, et que cet instant désormais n'en finirait plus.




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