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Analysez ou résumez à votre choix cet extrait d'une lettre d'Usbek à Rhédi (Montesquieu, Lettres persanes, lettre 106), puis discutez, après l'avoir nettement défini, un problème tiré de ce texte, en donnant votre propre point de vue sur la question soulevée.

Littérature

Aperçu du corrigé : Analysez ou résumez à votre choix cet extrait d'une lettre d'Usbek à Rhédi (Montesquieu, Lettres persanes, lettre 106), puis discutez, après l'avoir nettement défini, un problème tiré de ce texte, en donnant votre propre point de vue sur la question soulevée.



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Document transmis par : Guillaume16007


Publié le : 7/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Analysez ou résumez à votre choix cet extrait d'une lettre d'Usbek à Rhédi (Montesquieu, Lettres persanes, lettre 106), puis discutez, après l'avoir nettement défini, un problème tiré de ce texte, en donnant votre propre point de vue sur la question soulevée.
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La dernière phrase du texte exprime en conclusion l'idée maîtresse du développement. C'est elle qu'il convient donc de commenter.
Au terme de sa démonstration, Montesquieu déclare par la bouche d'Usbek : « ...Pour qu'un prince soit puissant, il faut que ses sujets vivent dans les délices : il faut qu'il travaille à leur procurer toutes sortes de superfluités, avec autant d'attention que les nécessités de la vie. « Cette phrase exprime fort bien la vision qu'avaient les philosophes du xvilie siècle de l'État et de l'économie moderne. Elle évoque même assez bien certains principes économiques qui régissent encore notre vie. Il est donc intéressant de se demander quelles résonances l'idée de Montesquieu a trouvées en son temps et trouve encore dans le nôtre.



Tu crois que les arts amollissent les peuples, et, par là, sont cause de la chute des empires. Tu parles de la ruine de celui des anciens Perses, qui fut l'effet de leur mollesse : mais il s'en faut bien que cet exemple décide, puisque les Grecs, qui les vainquirent tant de fois, et les subjuguèrent, cultivaient les arts avec infiniment plus de soin qu'eux. Quand on dit que les arts rendent les hommes efféminés, on ne parle pas du moins des gens qui s'y appliquent, puisqu'ils ne sont jamais dans l'oisiveté, qui, de tous les vices, est celui qui amollit le plus le courage. Il n'est donc question que de ceux qui en jouissent. Mais comme, dans un pays policé, ceux qui jouissent des commodités d'un art sont obligés d'en cultiver un autre, à moins de se voir réduits à une pauvreté honteuse, il suit que l'oisiveté et la mollesse sont incompatibles avec les arts. Paris est peut être la ville du monde la plus sensuelle, et où l'on raffine le plus sur les plaisirs ; mais c'est peut-être celle où l'on mène une vie plus dure. Pour qu'un homme vive délicieusement, il faut que cent autres travaillent sans relâche. Une femme s'est mis dans la tête qu'elle devait paraître à une assemblée avec une certaine parure ; il faut que, dès ce moment, cinquante artisans ne dorment plus, et n'aient plus le loisir de boire et de manger : elle commande, et elle est obéie plus promptement que ne serait notre monarque, parce que l'intérêt est le plus grand monarque de la terre. Cette ardeur pour le travail, cette passion de s'enrichir, passe de condition en condition, depuis les artisans jusqu'aux grands. Personne n'aime à être plus pauvre que celui qu'il vient de voir immédiatement au-dessous de lui. Vous voyez, à Paris, un homme qui a de quoi vivre jusqu'au jour du jugement, qui travaille sans cesse, et court risque d'accourcir ses jours, pour amasser, dit-il, de quoi vivre. Le même esprit gagne la nation ; on n'y voit que travail et qu'industrie. Où est donc ce peuple efféminé dont tu parles tant ? Je suppose, Rhédi, qu'on ne souffrît dans un royaume que les arts absolument nécessaires à la culture des terres, qui sont pourtant en grand nombre ; et qu'on en bannît tous ceux qui ne servent qu'à la volupté, ou à la fantaisie ; je le soutiens, cet Etat serait un des plus misérables qu'il y eût au monde. Quand les habitants auraient assez de courage pour se passer de tant de choses qu'ils doivent à leurs besoins, le peuple dépérirait tous les jours ; et l'État deviendrait si faible qu'il n'y aurait si petite puissance qui ne pût le conquérir. Il me serait aisé d'entrer dans un long détail, et de te faire voir que les revenus des particuliers cesseraient presque absolument, et par conséquent ceux du prince. Il n'y aurait presque plus de relation de facultés entre les citoyens : on verrait finir cette circulation de richesses, et cette progression de revenus, qui vient de la dépendance où sont les arts les uns des autres ; chaque particulier vivrait de sa terre, et n'en retirerait que ce qu'il lui faut précisément pour ne pas mourir de faim. Mais, comme ce n'est pas quelquefois la vingtième partie des revenus d'un État, il faudrait que le nombre des habitants diminuât à proportion, et qu'il n'en restât que la vingtième partie. Fais bien attention jusques où vont les revenus de l'industrie. Un fonds ne produit annuellement, à son maître, que la vingtième partie de sa valeur ; mais, avec une pistole de couleur, un peintre fera un tableau qui lui en vaudra cinquante. On en peut dire de même des orfèvres, des ouvriers en laine, en soie, et de toutes sortes d'artisans. De tout ceci, on doit conclure, Rhédi, que, pour qu'un prince soit puissant, il faut que ses sujets vivent dans les délices : il faut qu'il travaille à leur procurer toutes sortes de superfluités, avec autant d'attention que les nécessités de la vie.




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Le corrigé du sujet "Analysez ou résumez à votre choix cet extrait d'une lettre d'Usbek à Rhédi (Montesquieu, Lettres persanes, lettre 106), puis discutez, après l'avoir nettement défini, un problème tiré de ce texte, en donnant votre propre point de vue sur la question soulevée." a obtenu la note de : aucune note

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