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L'arrivée d'Etienne au Voreux - Première partie, chapitre I - Germinal de Zola

Littérature

Aperçu du corrigé : L'arrivée d'Etienne au Voreux - Première partie, chapitre I - Germinal de Zola



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Document transmis par : Nadine16294


Publié le : 9/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

L'arrivée d'Etienne au Voreux - Première partie, chapitre I - Germinal de Zola
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Un lundi de mars 1866, vers trois heures du matin, Etienne Lantier, désigné de façon anonyme par l'expression « un homme «, se dirige à pied vers Montsou, après avoir quitté Marchiennes vers deux heures : il a parcouru près de dix kilomètres. Le narrateur nous le montre arrivant à la hauteur de la fosse du Voreux, que signalent trois brasiers, dont les feux rouges trouent l'épaisse nuit noire. Pauvrement vêtu d'une veste et d'un pantalon de velours de coton, Etienne a le corps tout endolori par les rafales « glacées « du vent de mars ; en particulier, ses mains saignent, meurtries.



Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres. L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup ; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche, à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte ; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.




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