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Article de presse: Andreï Sakharov, le héraut des droits de l'homme

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : Article de presse: Andreï Sakharov, le héraut des droits de l'homme



Publié le : 21/2/2012 -Format: Document en format HTML protégé

Article de presse: Andreï Sakharov, le héraut des droits de l'homme
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9 janvier 1980 - Rien ne prédisposait Andreï Dmitrievitch Sakharov à devenir à la fois le héraut et le rempart du mouvement pour les droits de l'homme en URSS, sauf ses qualités personnelles, sa bonté et son honnêteté. Il est né le 21 mai 1921 à Moscou, dans une famille bourgeoise. Son père était aussi professeur de physique et son oncle est le grand généticien Nicolas Vavilov, qui mourra dans un camp, sous le règne de Staline. Après des études à l'université de Moscou, il est envoyé, en 1942, comme ingénieur dans une usine d'armement, où il se distingue par plusieurs inventions. Après la guerre, il fait sa thèse de doctorat sous la direction de Igor Tamm, spécialiste de physique quantique, qui recevra, en 1958, le prix Nobel. En 1948, il est versé dans une équipe travaillant sur la bombe atomique. Il affirme avoir été dans ce groupe l'auteur de " plusieurs idées clés ", mais il refuse le titre de " père de la bombe H soviétique ". A partir de 1950, il mène avec Tamm des travaux sur l'application industrielle de l'énergie atomique, mais il reste dépendant du groupe de recherche militaire qui, jusqu'en 1953, est placé sous la tutelle de Beria. Andreï Sakharov n'a jamais été membre du parti. La fréquentation des fonctionnaires cyniques du complexe militaro-industriel, la mort de Staline, puis le XXe congrès, l'amènent à se poser des questions. Entre-temps, cependant, il est élu, en 1953, membre à part entière de l'Académie des sciences sans avoir jamais été correspondant. A trente-deux ans, il est le plus jeune académicien. Jusqu'à son envoi en relégation, il en avait gardé certains privilèges (salaire, datcha, voiture noire avec chauffeur quelques heures par jour) qui donnaient parfois l'impression qu'il était intouchable. Ses premiers désaccords publics avec les autorités portent sur les expériences atomiques, dont il demande, dès 1958, l'arrêt à Khrouchtchev. Il recommence la même démarche trois ans plus tard, quand le premier secrétaire veut lancer toute une série d'essais pour impressionner les Américains, en pleine crise de Berlin. " Reprendre les essais après trois ans d'interruption pourrait faire échouer les discussions sur l'arrêt des expériences et le désarmement ", écrit-il. Au cours d'un dîner, il passe son texte à Khrouchtchev, qui répond qu'il est un bon scientifique mais qu'il n'a pas à s'occuper de politique étrangère. Ses idées seront pourtant reprises dans le traité de Moscou de 1963. Au début des années 60, il défend les thèses génétiques classiques de Mendel contre les élucubrations de Lyssenko. C'est alors qu'il se lie avec les frères Medvedev (Jaurès, le biologiste, est en exil à Londres, tandis que Roy, l'historien, vit toujours à Moscou), puis il commence modestement son activité en faveur de ce qu'on n'appelle pas encore le mouvement pour les droits de l'homme. En 1966, avec d'autres personnalités scientifiques, il écrit à M. Leonid Brejnev, à la veille du XXIIIe congrès, pour mettre en garde contre une réhabilitation de Staline. Il proteste contre les condamnations de Siniavski, de Daniel, de Guinzbourg, de Galanskov. En 1967, il fait préparer son premier samizdat par les secrétaires de son institut qui, évidemment, le dénoncent à la police. Malgré les pressions des autorités, il fait circuler son rapport, publié sous le titre : " Réflexions sur le progrès, la coexistence pacifique et la liberté intellectuelle. " L'intervention soviétique en Tchécoslovaquie lui montre que tout espoir de libéralisation interne du système est vain. En 1970, il fonde avec d'autres physiciens le premier comité pour la défense des droits de l'homme. Depuis, il est resté la figure de proue du mouvement, prenant fait et cause pour tous les détenus et persécutés, quelles que soient leurs orientations idéologiques ou politiques. En 1973, il appelle le Congrès américain à voter l'amendement Jackson, qui lie notamment le développement du commerce entre l'Union soviétique et les Etats-Unis au droit à l'émigration pour les juifs soviétiques. Quand il reçoit, en 1975, le prix Nobel de la paix, la propagande officielle se déchaîne contre lui. Les autorités lui refusent le droit de se rendre en Norvège et c'est sa femme, Helena Bonner, qui joue également un rôle actif dans le mouvement, qui lit son discours de remerciements. Dès lors, Sakharov consacre sa vie à la défense des droits civiques, malgré les tentatives d'intimidation, les menaces, les perquisitions, les interpellations par la police, et les amendes. DANIEL VERNET Le Monde du 24 janvier 1980




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