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Article de presse: Carter, quatre années d'improvisation au nom de la morale

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Article de presse: Carter, quatre années d'improvisation au nom de la morale
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4 novembre 1980 - Jimmy Carter a été une énigme pour ses concitoyens, et a fortiori pour le reste du monde. Il a occupé pendant quatre ans le devant de la scène, multipliant, plus peut-être qu'aucun président avant lui, les interviews, discours, conférences de presse, mises au point et déclarations en tout genre. Or plus il parlait, plus son profil devenait flou. Jamais l'Amérique n'a eu de président aussi insaisissable. Un " nouveau Carter " semblait pourtant être apparu pendant l'été 1979. Après avoir traversé une grave crise personnelle, qui l'avait fait douter de sa capacité à diriger le pays et même de la possibilité pour qui que ce soit de gouverner les Etats-Unis. Tel Moïse descendant du Sinaï, il paraissait s'être ressaisi, il sortait d'une retraite de dix jours à Camp David pour tenir aux Américains un langage exigeant, sévère et rigoureux. Il demandait la démission collective de son cabinet-acte sans précédent dans l'histoire institutionnelle américaine en cours de mandat présidentiel,-faisant passer sur chacun des membres de son équipe le frisson du couperet. Bref, Jimmy Carter découvrait, au bout de deux ans et demi d'exercice du pouvoir, les vertus de l'autorité. Ce changement d'état d'esprit, qui était passé quelque peu inaperçu à l'étranger, allait être brusquement révélé en décembre 1979, à l'occasion de l'invasion soviétique de l'Afghanistan. La vigueur de la réaction de Jimmy Carter, l'ampleur des mesures de représailles qu'il décidait contre l'URSS (embargo partiel sur les céréales, gel des relations scientifiques et techniques, boycottage des Jeux olympiques), surprenaient l'opinion internationale. Faisant implicitement l'aveu de sa naïveté passée, le président déclarait, le 31 décembre, à la chaîne de télévision ABC : " L'invasion de l'Afghanistan m'a fait plus profondément changer d'opinion sur les Soviétiques que toute autre chose qu'ils aient faite depuis que j'occupe cette fonction. " Quel est donc le véritable Carter? Est-ce le pacifiste moralisateur, aux accents bucoliques, défenseur des droits de l'homme, hostile au nucléaire, féru d'écologie, se souciant comme d'une guigne de la menace soviétique, qui avait fait passer un souffle neuf sur la campagne présidentielle de 1976, et qui a ensuite tenté, au cours des deux premières années chaotiques et brouillonnes de son mandat, d'appliquer ses idées ? Est-ce le leader au langage martial retrempé par sa crise de l'été 1979, soudain éveillé au danger soviétique et désireux de stopper la dérive de l'Amérique, dont l'incapacité à restreindre sa boulimie pétrolière lui paraissait le signe le plus inquiétant ? Contrairement à ce qui se dit souvent en Europe, Jimmy Carter est un homme intelligent, doté d'une culture scientifique de haut niveau (il a été ingénieur nucléaire dans la marine). Mais il est aussi, de façon presque pathétique, incertain, indécis, changeant, capable de modifier à tout instant la ligne choisie. Jimmy Carter est, au fond de lui-même, un populiste sentimental, toujours prêt à changer d'avis si on lui démontre qu'une autre solution que celle initialement décidée est préférable pour le bien de ses concitoyens, voire de l'humanité tout entière. Cette attitude dérive de sa foi de chrétien baptiste qui implique un rapport direct à Dieu, sans dogme ni intermédiaire, dans une adhésion permanente, totale et mouvante à la volonté divine. Jimmy Carter entretient avec le peuple américain (dont la voix s'exprime par les sondages) des relations du même ordre. La crise de l'été 1979 n'en fut que plus douloureuse. Sa cote de popular...


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