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Article de presse: Dix ans de guerre froide franco-britannique

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Article de presse: Dix ans de guerre froide franco-britannique

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Article de presse: Dix ans de guerre froide franco-britannique
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1er janvier 1973 - L'entrée officielle de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun offre l'occasion de dresser un bilan des dix années de relations franco-britanniques. Le 14 janvier 1963, le général de Gaulle déclare à la presse que l'Angleterre ne lui paraît " pas encore disposée " à " se transformer suffisamment pour faire partie de la Communauté européenne (...) de préférence à quoi que ce soit ". Le 1er janvier 1973, l'adhésion britannique à la Communauté entre en vigueur. " Voici que la Grande-Bretagne, modifiant une attitude séculaire, a décidé de s'amarrer au continent (...) La France y voit un enrichissement " déclare le président Pompidou. Entre ces deux dates, dix ans de guerre froide franco-anglaise. Certes, la mésentente souvent peu cordiale entre Paris et Londres ne date pas du Marché commun et connaîtra dans les années 70 et 80 de pénibles soubresauts, mais ce ne sera plus un combat singulier. Le " lien fixe ", le tunnel des années 90 y mettra-t-il un terme définitif ? Georges Pompidou en était convaincu. Depuis l'ébauche de la Communauté européenne, en 1950, la France a multiplié les avances pour que la Grande-Bretagne s'y associe. Celle-ci, jugeant l'organisation trop contraignante, refuse. En fait, elle ne croit pas que le système ait la moindre chance de réussite. Elle change brusquement d'avis quand de Gaulle revient au pouvoir. Elle comprend soudain que le général fera le nécessaire pour que le Marché commun (dont la philosophie ne l'enchante pas mais qu'il espère infléchir) devienne une réalité-une réalité dont la Grande-Bretagne se serait exclue elle-même. Les Britanniques tentent alors de diluer la Communauté dans une " grande zone de libre-échange " à laquelle de Gaulle oppose un authentique veto, de principe et sans appel (automne 1958), puis de l'enfermer dans " une petite zone de libre-échange " qui fait long feu. Finalement, en août 1960, le premier ministre britannique, Macmillan change de tactique et demande des négociations pour savoir si son pays peut adhérer à la Communauté en tenant compte de " ses relations spéciales " avec le Commonwealth et les Etats de la petite zone de libre-échange ainsi que de ses " intérêts agricoles essentiels ". Il ne s'agit donc pas d'une candidature mais d'une demande de conversations exploratoires. S'engagent alors les invraisemblables discussions sur l'huile de ricin et la viande de kangourou que le général de Gaulle, au bout de deux ans et demi, décide de suspendre en se livrant devant les journalistes à une analyse détaillée dont l'avenir vérifiera la pertinence : " La nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à la Grande-Bretagne, conclut-il, diffèrent profondément de celles du continent ". Lors d'une ultime séance à Bruxelles, M. Couve de Murville, ministre des affaires étrangères, précisera : " Lorsque la Grande-Bretagne aura la possibilité d'accepter les dispositions du traité de Rome, rien ne pourra l'empêcher d'entrer dans le Marché commun ". " Ne pleurez pas, Milord " " Ne pleurez pas, Milord ", chantonne de Gaulle devant ses ministres. L'ironie ajoutera beaucoup au scandale diplomatique. Tout l'Occident dénonce comme un veto ce qui ne peut pourtant en être un puisqu'il n'y a pas encore de candidature britannique. La presse d'outre-Manche se déchaîne contre le " Napoléon " de Colombey. La presse française elle-même est très critique alors que l'opinion, d'après les sondages, reste nuancée. La majorité des Français est favorable au principe de l'adhésion britannique mais approuve l'argumentation de de Gaulle. La rebuffade atteint aussi les Etats-Unis. Ce sont moins ses " liens spéciaux " avec le Commonwealth que le général de Gaulle reproche à la Grande-Bretagne que ses " liens spéciaux " (notamment mais pas seulement nucléaires...


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