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Article de presse: Mendès France : sept mois et dix-sept jours

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Article de presse: Mendès France : sept mois et dix-sept jours
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Article de presse: Mendès France : sept mois et dix-sept jours




5 février 1955 - Le 13 juin 1954, René Coty désigne Pierre Mendès France pour former le gouvernement. Investi un " 18 juin " (1954), il sera renversé un " 6 février " (1955) : sept mois et dix-sept jours. Le 17 juin, abordant, un an après son échec de 1953, devant les députés, l'épreuve de l'investiture, Pierre Mendès France formule le pari audacieux qu'il méditait depuis plusieurs semaines déjà, contrairement à certaines légendes. Il donne aux adversaires, partenaires et interlocuteurs de la France à la conférence de Genève, il se donne à lui-même un délai d'un mois pour conclure la paix indochinoise. Le 30 juillet, si elle n'est pas signée, il remettra la démission de son gouvernement. Pour le reste, son programme est simple : plan de relèvement des conditions de vie et d'indépendance économique, décision sur la CED, apaisement au Maghreb. L'inquiétude est si grande, le désarroi des partis et des hommes au pouvoir si évident que l'investiture ne peut manquer d'être accordée. Cependant, elle ne le sera, dit-on, que grâce aux voix des communistes. Une campagne de calomnies, d'insultes, d'attaques perfides, appuyée sur des mensonges, des trucages et des faux, se déchaîne dans les couloirs. Pour couper court au soupçon d'être un compagnon de route des communistes ou un jouet entre leurs mains, le président désigné prend un dernier risque : il ne tiendra pas compte des voix du PCF : s'il n'obtient pas la majorité absolue, déduction faite des bulletins des quatre-vingt-quinze députés communistes ou apparentés, il s'en ira. Ce quitte ou double est évidemment dur à admettre pour les dirigeants du PCF. Le scrutin lui donne 419 voix pour l'investiture-il en fallait 314-contre 47 et 143 abstentions : à dix suffrages près, l'investiture est accordée sans les voix communistes. A peine son équipe installée, sans socialistes ni MRP, le président du conseil part pour Genève et plonge dans le plus fantastique tourbillon diplomatique qu'on puisse imaginer. Discussions directes, chassés-croisés d'émissaires, alternances d'espoir et de crainte, coups de théâtre et épuisement, séances fiévreuses et âpres marchandages, arguties juridiques et complications protocolaires: enfin, le pari est gagné. A 8 heures du matin, dans la nuit du 20 au 21 juillet, les accords d'armistice pour les trois pays d'Indochine sont signés, la paix conclue. Tour à tour le général Ely, qui commande l'armée, le maréchal Juin, l'ambassadeur Chauvel, le président Coty, puis toute la presse, puis l'Assemblée nationale par 569 voix contre 9, majorité massive qui n'avait jamais été atteinte avant ce 23 juillet, approuvent les dispositions prises, les clauses acceptées, Pierre Mendès France dispose d'une autorité, d'une force et d'un prestige sans précédent depuis l'installation au pouvoir du général de Gaulle au lendemain de la Libération. Personne ne peut lui barrer la route. Que va-t-il faire de cette spectaculaire réinvestiture, de cette puissance inattendue et toute neuve ? Il va en user pour atteindre simultanément plusieurs objectifs et surtout pour montrer au pays qu'il est parfaitement possible, pourvu qu'on le veuille, de gouverner tout en respectant les lois de la démocratie. Le 31 juillet au matin, le président du conseil quitte Paris en secret pour Tunis. Le gaulliste Christian Fouchet et le maréchal Juin l'accompagnent. La nouvelle éclate quand, à travers la ville en état de siège, le cortège a déjà gagné le palais du bey, auquel le visiteur français lit une déclaration solennelle garantissant " l'autonomie interne " de la Tunisie " sans restriction ni limitation ". C'est le " coup de Carthage ". L'opinion internationale approuve; dans l'opinion française, qui se réjouit et s'étonne de la manière nouvelle, seul reste hostile le noyau dur du " lobby " des " prépondérants " français d'Afrique du Nord. La marche vers un dénouement, vers l'autonomie et, plus tard, vers l'indépendance tunisienne, est engagée. Il n'y aura pas de " guerre de Tunisie ". Il y aura, hélas ! une guerre d'Algérie. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, elle éclate, avec trente attentats réussis et d'autres qui échouent dans les trois départements français qui composent alors le pays. Des renforts de CRS sont aussitôt envoyés. La CED L'émotion est grande quand, le 9 novembre, le premier débat sur l'Algérie s'engage au Palais-Bourbon: c'est là que Pierre Mendès France prononce la phrase fameuse qui lui sera tant reprochée par ce...


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