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Article de presse: Le nouveau départ de Kim Dae-jung

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Article de presse: Le nouveau départ de Kim Dae-jung
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Article de presse: Le nouveau départ de Kim Dae-jung




- Le repas avait été bon, mais l'hôte était morose. C'était en décembre 1992. Kim Dae-jung, le symbole de la lutte pour la démocratie en Corée du Sud depuis quarante ans, paraissait un homme fini. Lui, l'une des figures politiques les plus représentatives, par ses convictions, de cette Asie extrême-orientale qui, en moins d'un demi-siècle, s'était élevée au rang de pôle économique mondial, venait d'être battu à la première élection présidentielle non jouée d'avance depuis la création de la République de Corée, en 1948. Il annonçait qu'il se retirait de la vie politique. Attentif à ses invités, il préférait parler d'autre chose. Dans le salon de sa modeste maison de briques rouges ouvrant sur un petit jardin de pierre entouré de murs, dans une rue discrète du quartier central de Tongkyo-dong, à Séoul, pesaient de longs silences au fil desquels revenait en mémoire l'image de l'homme pugnace trônant dans un fauteuil légèrement surélevé qui, dans cette même pièce, avait reçu pendant de longues années les journalistes étrangers " couvrant " la Corée. C'était l'époque de la " traversée du désert " de Kim Dae-jung, prisonnier de conscience des dictatures, passant de la résidence surveillée à la prison. Ce fut aussi au cours de ces années qu'il s'investit d'une sorte de mandat moral. " J'ai à nouveau failli à obtenir la confiance populaire " , avait-il laissé tomber à plusieurs reprises au cours de la soirée, comme s'il ne parvenait pas à s'en convaincre, frappant de la main sur sa cuisse gauche, douloureuse des suites d'une vieille sciatique que ses séjours en prison n'ont pas arrangée, et qui l'oblige parfois à marcher avec une canne. Pendant quatre ans, le " vieux lion " de la politique coréenne allait rentrer dans sa tanière, présidant la fondation Kim Dae-jung pour la Paix, créée sur ses fonds personnels, avec pour objectif de promouvoir la démocratie dans la région. Il enseigna à Cambridge et voyagea en Europe et aux Etats-Unis. Fausse sortie. Il y a un an, Kim Dae-jung annonça qu'il était revenu sur sa décision et qu'il entendait briguer à nouveau le mandat présidentiel que, par trois fois déjà, les Coréens lui avaient refusé. " La France a bien eu besoin que De Gaulle revienne " , nous disait-il alors, en guise de justification. L'ambition ? Le sentiment d'avoir une mission à accomplir ? Ses adversaires ont dénoncé chez cet homme de soixante-treize ans une inextinguible soif de pouvoir. " Si l'on déduit les années passées en prison ou en résidence surveillée, je suis encore jeune " , plaisantait-il ces derniers jours, bien que l'harassante campagne qu'il menait marquât ses traits. Cette fois, Kim Dae-jung a obtenu ce mandat populaire qu'il avait demandé pour la première fois aux Coréens en 1971 lorsqu'il fit campagne contre Park Chung-hee, le général-président auteur du putsch militaire en 1961, qui entendait légitimer son régime par une élection. Il fut battu, mais d'un courte tête, avec 46 % des suffrages. Park et ses successeurs généraux-présidents sentirent la menace que représentait cet homme pugnace et charismatique ne répugnant pas, à l'occasion, aux envolées populistes. Kim Dae-jung paya cher de sa personne l'attachement à des idées. Il allait passer six ans en prison et une dizaine d'années en résidence surveillée ou en exil sous les régimes Park (1961-1979) et Chun Doo-hwan (1980-1987). Il manqua deux fois être assassiné avant d'être condamné à mort. L'homme qui accède aujourd'hui à la Maison Bleue (la résidence des chefs d'Etat sud-coréens, célèbre pour son toit aux extrémités recourbées recouvert de tuiles bleues) a sans doute perdu son lustre de dissident à l'épreuve du jeu politique et de ses compromis. Avec la démocratisation entamée en 1987, sa figure d'homme arc-bouté sur ses convictions s'est quelque peu ternie. Mais il a gagné en assise politique, cherchant à rassurer les classes moyennes et le camp conservateur. Au cours de sa campagne, il a réussi à faire converger les deux grands courant...


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