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Article de presse: René Lévesque, un dirigeant passionné et rassurant

Biographie

Aperçu du corrigé : Article de presse: René Lévesque, un dirigeant passionné et rassurant



Publié le : 6/2/2012 -Format: Document en format HTML protégé

Article de presse: René Lévesque, un dirigeant passionné et rassurant
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13 avril 1981 - La réélection de René Lévesque, le 13 avril 1981, marque le couronnement d'une aventure politique dont l'issue semblait pour le moins incertaine lorsqu'il avait décidé, après avoir occupé plusieurs postes ministériels entre 1960 et 1966, de quitter le Parti libéral pour fonder, en novembre 1967, le mouvement Souveraineté-Association, qui devenait le Parti québécois l'année suivante. Il en était venu à la conclusion, après cinq ans de réflexion, que la " coexistence de deux nations dans un seul pays " n'était plus possible et que, pour permettre un développement harmonieux de la société francophone, " le Québec devait devenir indépendant le plus vite possible " et constituer un " marché commun " avec le reste du Canada. Les Québécois rejetèrent cette thèse, treize ans plus tard, lors du référendum sur la souveraineté-association le 20 mai 1980. En 1967, René Lévesque a quelques années de retard sur les indépendantistes, qui ont créé l'Alliance laurentienne dès 1957, et le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) en 1960 autour de Raymond Barbeau et Pierre Bourgault. Les désaccords portent en fait davantage sur les méthodes que sur les objectifs. René Lévesque refuse de participer aux manifestations de rue organisées par le RIN, dont il désapprouve les liens avec le Front de libération du Québec. Il veut avant tout rassurer et donner l'image d'un homme responsable, ce qui le conduit à condamner durement l'enlèvement du ministre Pierre Laporte, en octobre 1970. Dans les années 60, le terrain est particulièrement fertile pour les idées défendues par René Lévesque. Après la " revanche des berceaux ", qui permit à la population francophone de croître très rapidement-les familles de plus de dix enfants étaient très nombreuses jusque vers 1950,-la baisse de la natalité et la tendance marquée des immigrants à s'intégrer à la minorité anglophone mettent en danger un équilibre précaire dans le contexte nord-américain. Le débat sur la langue d'enseignement dans les écoles se durcit entre ceux qui souhaitent une liberté totale dans ce domaine et ceux qui craignent la transformation progressive du Québec en une nouvelle Louisiane, où le français serait condamné, à long terme, à devenir une langue de folklore. La position du Parti québécois lui attire la sympathie des francophones de Montréal, qui lui accordent environ 50 % de leurs suffrages aux élections d'avril 1970, moins de deux ans après sa création. Son succès est cependant limité à Montréal, et le scrutin uninominal le désavantage. Aux élections de 1973, il n'a que six sièges. René Lévesque est lui-même battu à deux reprises. Commence alors pour le chef du Parti québécois une longue traversée du désert. Il tente d'oublier sa déception en renouant avec un métier qu'il aime par-dessus tout, et qu'il a pratiqué de 1943 à 1959 d'abord comme correspondant de guerre en Europe, puis en Corée, et comme animateur d'une célèbre émission de la télévision de Radio-Canada : " Point de mire ". Tout en collaborant au quotidien indépendantiste le Jour, créé en 1974, René Lévesque décide de ne pas abandonner la politique. Ses amis le jugent irremplaçable, et il remporte les élections du 15 novembre 1976. Premier ministre, il s'était engagé à diriger un " bon gouvernement " et à se soumettre au verdict des électeurs s'il perdait le référendum sur la souveraineté-association. Il a tenu parole sur les deux points, et les Québécois lui en sont reconnaissants. Il apparaît plus que jamais comme l'homme du compromis, rassurant le Canada anglais et calmant l'ardeur de ses troupes empressées d'en découdre avec le gouvernement fédéral dirigé par Pierre Elliott Trudeau. A cinquante-huit ans, il n'a plus d'ambitions personnelles et il a retrouvé une sérénité que la dureté de la lutte politique lui avait fait parfois perdre. Il a préparé le terrain pour ses successeurs, qui, espère-t-il, mèneront progressivement le Québec vers une forme plus ou moins complète d'indépendance tout en préservant des liens étroits avec le Canada. BERTRAND DE LA GRANGE Le Monde du 15 avril 1981




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