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<< ASSERVIR, verbe transitif. ASSERVISSEMENT, substantif masculin. >>


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ASSERVISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.

Publié le : 27/10/2015 Format: Document en format PDF protégé


ASSERVISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.
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ASSERVISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.




ProblematiqueASSERVISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.
I.— Participe présent de asservir*
II.— Adjectif. [En parlant de choses abstraites] Qui asservit. Croyances asservissantes :
Ø ... l'enfant a le droit qu'on ne l'empoisonne pas d'alcool et qu'on ne l'empoisonne pas de croyances asservissantes,...
LÉON FRAPIÉ, La Maternelle, 1904, page 266.
SYNTAXE : Joug, pouvoir, travail asservissant; lois, règles asservissantes; condition asservissante.

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 14.

Forme dérivée du verbe "asservir"
asservir
ASSERVIR, verbe transitif.
I.— Emploi transitif.
A.— Réduire à l'esclavage; par extension mettre sous son entière dépendance. Synonymes : assujettir, soumettre, subjuguer. Antonymes : affranchir, délivrer, émanciper, libérer.
1. [Le complément d'objet direct désigne des personnes, un peuple, un pays; le sujet désigne une personne ou un groupe de personnes] :
Ø 1. L'examen que nous allons faire des moyens qu'ils [les prêtres] ont employés de concert avec les législateurs pour asservir l'homme, va nous apprendre combien nous devons faire pour le rendre libre.
CHARLES-FRANÇOIS DUPUIS, Abrégé de l'origine de tous les cultes, 1796, page 472.
Ø 2. « Il faut expliquer ce que l'on entend par l'indépendance de l'Europe : veut-on dire que, tout équilibre étant rompu, la Russie, après avoir fait la conquête de la Turquie européenne, s'emparerait de l'Autriche, soumettrait l'Allemagne et la Prusse, et finirait par asservir la France? »
FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, tome 3, 1848, page 453.
Ø 3. On peut asservir un homme vivant et le réduire à l'état historique de chose. Mais s'il meurt en refusant, il réaffirme une nature humaine qui rejette l'ordre des choses.
ALBERT CAMUS, L'Homme révolté, 1951, page 293.
— Absolument :
Ø 4. Et même Dieu, chez nous, ne dépasse pas le rang d'un outil, le premier en titre, issu de notre industrie, et qui nous sert à dominer et à asservir.
ALEXANDRE ARNOUX, Carnet de route du Juif errant, 1931, page 107.
— [Le sujet désigne une chose ou un concept abstrait ayant une certaine force] :
Ø 5. Des misères de l'homme la plus funeste, et celle qui d'abord paroît la plus inexplicable, est cette dépendance comme indirecte des choses, qui assujettit celui même qui veut leur être supérieur, l'asservit sans qu'il connoisse le joug, et le force à consumer sa vie dans un ordre de choses qu'il n'a point consenti, auquel il n'a cru céder que pour un jour.
ÉTIENNE PIVERT DE SENANCOUR, Rêveries sur la nature primitive de l'homme, 1799, page 13.
2. Par extension. [Le complément d'objet désigne la nature, la matière, les éléments naturels; le sujet désigne l'homme] :
Ø 6. Oui, homme créateur, reçois mon hommage! Tu as mesuré l'étendue des cieux, calculé la masse des astres, saisi l'éclair dans les nuages, dompté la mer et les orages, asservi tous les élémens.
CONSTANTIN-FRANÇOIS CHASSBOEUF, COMTE DE VOLNEY, Les Ruines ou Méditations sur les révolutions des empires, 1791, page 43.
— Vieilli. Asservir ses passions. Les dompter.
B.— [Avec un objet secondaire] Asservir à.. Mettre sous la dépendance de; mettre dans l'obligation d'obéir à.
1. Rare. Asservir un pays à un autre.
2. Au figuré, fréquent. [Le complément introduit par à désigne une chose abstraite; l'objet direct désigne une personne ou son esprit, ses pensées, etc.] :
Ø 7. « Je vous affirme que nous continuons à penser, et même que nos pensées s'élèvent assez haut. Mais elles ne se perdent plus dans les nuages, et c'est un incontestable progrès. Nous les asservissons à des besoins précis. »
ROGER MARTIN DU GARD, Jean Barois, 1913, page 513.
SYNTAXE : Asservir à des fins, à des besoins, à des devoirs (lois, règles); asservir aux volontés de quelqu'un.
— Rare. Asservir à suivi de l'infinitif. Mettre dans l'obligation de :
Ø 8. Mais si dans la démarche de ta stupidité tu t'y trompes, et de voir les hommes chérir la bouilloire du soir, tu l'honores pour elle-même et asservis l'homme à la forger, alors il n'est plus d'hommes pour l'aimer et tu as ruiné l'un et l'autre.
ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY, Citadelle, 1944, page 706.
3. Par analogie. [Sujet et objet désignent des choses concrètes] :
Ø 9. Une tige pouvait rejoindre tous les robinets, les asservir à un mouvement unique. De sorte qu'une fois l'appareil en place, il suffisait de toucher un bouton dissimulé dans la boiserie, pour que toutes les cannelles, tournées en même temps, remplissent de liqueur les imperceptibles gobelets placés au-dessous d'elles.
GEORGES-CHARLES, DIT JORIS-KARL HUYSMANS, À rebours, 1884, page 62.
Remarque : 1. On rencontre exceptionnellement la construction vieillie asservir quelque chose contre quelque chose, mettre de force contre :
Ø 10. Quand il a trouvé l'ours, et qu'il est aux prises avec lui; tandis que celui-ci le serre des deux pattes de devant, tâche de l'étouffer, de le déchirer avec ses ongles, du bras gauche il commence, pour n'en être pas dévoré, par lui asservir la tête contre son épaule; ensuite de l'autre main tirant son poignard, il le lui enfonce dans les reins, jusqu'à ce que la bête, qui pousse de vains hurlements, car elle ne saurait le mordre, tombe à ses pieds vide de sang, ou vaincue par la douleur.
JEAN DUSAULX, Voyage à Barège et dans les Hautes-Pyrénées fait en 1788, tome 2, 1796, page 187.
Remarque : 2. L'objet secondaire peut être un pronom réfléchi :
Ø 11.... une cité ayant subjugué une cité, elle se l'asservit, et en composa une province; et deux provinces s'étant englouties, il s'en forma un royaume :...
CONSTANTIN-FRANÇOIS CHASSBOEUF, COMTE DE VOLNEY, Les Ruines ou Méditations sur les révolutions des empires, 1791, page 69.
Ø 12. L'histoire est une terre stérile où la bruyère ne pousse pas. L'homme d'aujourd'hui a choisi l'histoire cependant et il ne pouvait ni ne devait s'en détourner. Mais au lieu de se l'asservir, il consent tous les jours un peu plus à en être l'esclave.
ALBERT CAMUS, L'Été, 1954, page 86.
II.— Emploi pronominal réfléchi. [Le complément introduit par la préposition à désigne soit une personne ou un groupe de personnes, soit une chose abstraite qui est une force contraignante] S'asservir à.. Se mettre dans l'obligation d'obéir à, se soumettre à :
Ø 13.... dès qu'elle est contractée, la pensée s'asservit à la règle, la suit sans contrainte, et avec une sorte de nécessité. Sans doute, les avantages qui résultent de cet assujettissement volontaire sont bien préférables à une liberté désordonnée et licencieuse.
MARIE-FRANÇOISE-PIERRE GONCTHIER DE BIRAN, DIT MAINE DE BIRAN, De l'Influence de l'habitude sur la faculté de penser, 1803, page 162.
STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 341. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 686, b) 197; XXe. siècle : a) 353, b) 535.



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