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En attendant Godot de Samuel Beckett. Acte deuxième : p. 100 à 105, éditions de Minuit

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Aperçu du corrigé : En attendant Godot de Samuel Beckett. Acte deuxième : p. 100 à 105, éditions de Minuit



Document transmis par : Arnaud20009


Publié le : 18/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

En attendant Godot  de Samuel Beckett. Acte deuxième : p. 100 à 105, éditions de Minuit
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INTRODUCTION : Vladimir et Estragon attendent toujours Godot et ont cru qu’ « on « venait. Scène de guet, puis d’angoisse, puis éternel manège de dispute et de réconciliation. Puis Estragon : « Tu crois que Dieu me voit ? «, appel à Dieu éperdu, aux cris de « De moi ! De moi ! Pitié ! De moi ! «, qui font entendre la détresse du personnage. L’arrivée de Pozzo et Lucky semble alors répéter un des rebondissements du 1er acte ; mais, comme toujours dans cette pièce, tout recommence et quelque chose a changé : l’un est devenu aveugle, l’autre, sourd ; et Lucky a changé de chapeau.

                       Mais qu’est-ce qui a changé ? Quelles relations se tissent cette fois entre les personnages et avec quelle issue pour la pièce ?

1. Changements et continuité dans le dispositif scénique et dramatique :

Dans le dispositif scénique, des éléments reviennent, invariables, d’autres changent :

a. - Ce qui ne change pas : même lieu dépouillé (Route, arbre, pierre, à la campagne).

Retour des mêmes personnages apparus dans le 1er acte. 4 sont sur scène dont un, muet, Lucky. La didascalie initiale insiste sur l’élément qui ne change pas : le chargement de Lucky, en utilisant des comparaisons : « comme au premier acte. «,  celle-ci répétée, ou « comme au premier acte mais beaucoup plus courte «, avec la comparaison puis l’adj. au comparatif de supériorité « plus courte «, qui modère l’analogie.

 Vladimir se pose toujours en raisonneur, ses répliques longues et plus nombreuses le prouvent. Le dialogue en coqs à l’âne entre Estragon et lui continue : ainsi p. 104 : « Vladimir : -Je n’irais pas jusque là. Estragon :- Tu trouvez que c’est assez ? «. Vladimir :- Non, je veux dire  jusqu’à affirmer que je n’avais pas toute ma tête en venant au monde. «

      Mais des choses ont changé.

b. - Ce qui change : Le temps, puisque c’est le lendemain. Pozzo aveugle : le passé composé « est devenu « souligne le changement, indiquant un rebondissement qui a eu lieu en coulisses et qui laisse perplexe sur la durée qui sépare cet instant de la rencontre du 1er acte : combien a-t-il fallu de temps pour que Pozzo devienne aveugle ?

Lucky, on le verra, est devenu muet. Son chapeau est « nouveau « ; la corde est plus courte. Pozzo et Lucky ne sont plus debout mais tombés à terre : « Ils restent étendus sans mouvement au milieu des bagages. «

Pozzo est donc beaucoup moins agité qu’auparavant. Leur situation est différente : les voilà transformés par le démonstratif « ça « (« ça tombe à pic ! « dit Vladimir, parlant à la fois du rebondissement et des personnages) et par le terme de « tas «, selon la didascalie de la page 100 ; beaucoup moins animés qu’avant, ils sont comme exténués et vaincus, réduits à l’état d’objets.

-C’est d’ailleurs ainsi que vont les traiter Estragon et Vladimir, qui ne leur adressent pas la parole. Les appels à l’aide de Pozzo ponctuent 6 fois la scène : « A moi ! «, sans qu’ils lui répondent. Ils parlent de lui mais ne s’adressent pas à lui, le réifiant (ou chosifiant). Le 6ème appel s’accompagnant de l’offre d’une somme, il reçoit enfin réponse.

       On est donc loin de la situation du 1er acte.

c. Dramatiquement, cette scène pourtant semble d’abord  l’écho et la répétition de la 1ère rencontre : mention des « os « de poulet par 2 fois ; rappel de l’agression de Lucky sur Estragon : « C’est lui qui t’a attaqué hier « ;  souvenir des mouvements brusques de celui-ci : « Que Lucky ne se mette en branle tout d’un coup. «

d. Mais la situation a changé : Pozzo à terre, Lucky aussi, les deux autres oscillent entre plusieurs partis : prendre, dans la logique de ce qui précède, Pozzo pour Godot, comme le fait Estragon, montrant ainsi qu’il l’a oublié : « Je savais que c’était lui.- Qui ? –Godot. « ; ou bien l’agresser, en un acte gratuit, puisqu’ il est « à notre merci «, ou agresser Lucky par vengeance des coups reçus ; « profiter « de lui, Pozzo, selon l’expression de Vladimir à la page 103,verbe éloquent qui présente l’offre de secours comme une action forcément intéressée.

      Puis cette hésitation amène un long raisonnement de Vladimir sur leur utilité, le sens de leur situation et surtout, selon un leitmotiv de la pièce, l’ennui qui les oblige à s’occuper : « Ce qui est certain, c’est que le temps est long, dans ces conditions, et nous pousse à le meubler d’agissements… «. «Meubler « suppose un vide ; quant au mot « agissements «, il contient une connotation très péjorative ! Enfin ce personnage conclut  à la fonction de « diversion « de l’arrivée de Pozzo et de Lucky, comme s’il se mettait à la place du dramaturge pour analyser l’intérêt de ce rebondissement. Ce mot induit une rapide mise en abyme, qui ne peut que donner à penser au spectateur : mise en abyme à effet de distanciation, permettant à celui-ci de réfléchir de manière critique sur le langage et l’action.

 

     Tout cela donne étonnamment le sentiment que la parole tourne en rond et souligne à quel point elle remplace une action défaillante. Les changements ne font que souligner l’immobilité du drame, au point que le spectateur s’interroge sur ce qui pourrait enfin déclencher un dénouement, d’autant qu’une fois de plus, l’action de la pièce, l’attente de Godot, se solde par une impasse. Cette attente rend le passage du Temps moins pénible, mais de ce fait souligne l’obsession des personnages.

 

2. De l’obsession du Temps à l’ évocation d’une situation emblématique :

   Estragon prend l’arrivée des deux hommes, rebondissement de l’intrigue, pour celle de Godot. Erreur évidemment. Or cette attente de Godot, thème de la pièce et sa seule action, est au cœur de l’obsession du Temps.

Situation temporelle de la scène : à un moment délicat, la fin de journée : Les personnages attendent Godot tout en attendant que le Temps passe. Or le soir, c’est ce moment où le temps de la journée bascule dans la nuit et où tout peut arriver : une nouvelle journée, un changement, qui fera passer le Temps. Angoisse et espoir.

    Sur ce moment de la scène, plusieurs indices, comme les suivants : « Voilà notre fin de soirée assurée «, « Nous ne sommes plus seuls à attendre  la nuit, à attendre Godot, à attendre- à attendre. «, dit Vladimir.  C’est bien le soir. On devine alors l’angoisse face au Temps, dans le soulagement procuré par l’arrivée des deux autres personnages et sensible dans la négation « ne…plus «; on remarque aussi l’expression du temps immobile, figé dans l’attente, et représenté par l’anaphore du verbe « attendre « ainsi que par le tiret. Mais paradoxalement, chaque rebondissement, comme cette arrivée, occasionne un nouvel espoir : exprimé de deux ma...



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