NoCopy.net

Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Le barbare est-il inhumain ? Le beau est-il toujours surprenant ? >>


Partager

Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie ?



Publié le : 25/10/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie 	?
Zoom

La notion de « barbare « vient de la Grèce antique : les Grecs appelaient « barbares « tous ceux qui ne parlaient pas le grec, et qui, donc, n’avaient rien de commun avec la culture grecque. A l’origine, donc, le barbare est l’étranger dont tout nous sépare, et que l’on considère comme un ennemi potentiel. Son sens a dérivé vers l’idée d’une sauvagerie, d’une brutalité, et l’on peut opposer « barbarie « et « civilisation «. La barbarie peut ainsi désigner une manière de vivre ou de penser particulièrement brutale, rappelant la violence des relations des animaux entre eux.
« Croire « peut ici avoir deux sens : le sens de croire à l’existence de quelque chose, donc ce croire que la barbarie existe en l’homme, ou bien le sens de croire « en « la barbarie, de croire que la barbarie, la sauvagerie primaire, par exemple le respect de la loi du plus fort, peuvent être utiles à l’être humain.
La question est donc finalement double : la barbare est-il celui qui est incapable de reconnaître de la valeur à une civilisation ou à une culture qui ne sont pas les siennes ? ou bien, le barbare est-il celui qui cautionne le recours incontrôlé à la violence ?



  Lévi-Strauss   « Habitudes de sauvages», «cela n'est pas de chez nous», etc. Autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or, derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire «de la forêt», évoque aussi un genre de vie animale par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit. »   Montaigne   « Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai, il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits : là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l'ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu. Et si pourtant, la saveur même et délicatesse se trouve à notre goût excellente, à l'envi des nôtres, en divers fruits de ces contrées-là sans culture.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : 	Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie 	? Corrigé de 4411 mots (soit 7 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie ?" a obtenu la note de : aucune note

Le barbare est-il l'homme qui croit a la barbarie ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit