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BAUDELAIRE : Les Fleurs du Mal

Fiche de lecture

Aperçu du corrigé : BAUDELAIRE : Les Fleurs du Mal



Publié le : 2/8/2010 -Format: Document en format HTML protégé

BAUDELAIRE : Les Fleurs du Mal
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Travail préparatoire 
 
 1- Notice biographique
 
 Charles Baudelaire naît le 9 avril 1821 à Paris suite à l’union de Caroline Dufaÿs (26ans) et de François Baudelaire (60ans). En 1927, son père meurt, et sa mère se remarie très vite avec le chef de bataillon Aupick. Cette époque est pénible pour Baudelaire qui n’aime guère son beau-père. De plus, à cause de promotion, Aupick et sa famille partent de Paris en 1831 pour aller à Lyon, où Charles est interne au Collège Royal. Puis en 1836, ils reviennent sur Paris. Charles est alors pensionnaire au collège Louis le Grand. Il est passionné par la poésie romantique. Mais en 1839, il est renvoyé du lycée à cause d’un caractère « bizarre «, cependant cela ne l’empêche pas d’obtenir son baccalauréat en août 1839. A 18 ans, Charles s’inscrit à l’Ecole de Droit, mais parallèlement, il écrit à Hugo, rencontre Balzac et Nerval et mène une vie dépensière. Sa famille l’éloigne de Paris, car il avait contracté de nombreuses dettes.
 L’année 1841, est donc une année pendant laquelle Baudelaire voyage. Il part le 9 juin de Bordeaux en direction de Calcutta, mais suite à une escale à l’île Maurice, puis à l’île de la Réunion en septembre, il refuse de continuer son voyage vers l’Inde, et il s’installe pour quelques mois dans l’île pendant lesquels il remplit son esprit d’images « exotiques « qui ressortiront dans ses poèmes. Il retourne en France en février 1942.
 En 1842, il rencontre Hugo, ainsi que Gautier et Delacroix. Il prend possession de l’héritage de son père car il est enfin majeur. En mai 1842, il se lie avec Jeanne Duval. A partir de 1842, Baudelaire écrit ses premiers grands poèmes.
 En septembre 1844, sa mère le met sous la tutelle d’un conseiller judiciaire (Maître Ancelle), car elle a peur que son fils dilapide sa fortune personnelle. Baudelaire est vexé et humilié, et en 1845 il essaie de se suicider. N’ayant plus beaucoup d’argent pour vivre, et sous la pression de ses amis, il devient critique d’art afin de subvenir à ses besoins.
 En 1847, il rencontre Marie Daubrun. En 1848, Baudelaire participe à la révolution républicaine, et il se passionne pour Edgar Poe. A partir de 1851, Baudelaire publie de nombreuses publications de poèmes en revue. En 1852, il se brouille avec Jeanne Duval, et il rencontre Mme Sabatier à qui il adresse anonymement des poèmes. Il a une liaison avec Marie Daubrun en 1854.
 Le 27 avril 1857, le Général Aupick meurt à Paris. Cette même année, l’éditeur Poulet-Malassis publie le recueil Les Fleurs du Mal qui comporte 52 poèmes inédits. Mais le parquet, suite à une requête du ministère de l’intérieur condamne l’auteur et l’éditeur, et six poèmes sont supprimés. Malgré cela, Baudelaire est célèbre, les plus grands auteurs de l’époque l’ont reconnu comme l’un des leurs et l’ont soutenu.
 A la suite de sa condamnation, et sans doute à cause de ses problèmes financiers importants, Baudelaire s’engouffre dans le travail et commence une période d’intense activité. En 1857, il publie ses premiers poèmes en prose et prépare sa deuxième édition des Fleurs du Mal qui est publié en 1861.
 Le 24 avril 1864, Baudelaire part en Belgique, pour gagner de l’argent. Il est au bord du suicide ; en effet, son éditeur fait faillite, l’argent lui fait défaut, sa candidature à l’Académie française est rejetée, et sa santé se détériore. En mars 1866, Baudelaire subit une grave crise cérébrale, et dès lors son état s’aggrave : il devient aphasique, hémiplégique, et le 31 août 1867, il décède à l’âge de 46 ans.
 
 2- Le contexte littéraire
 
 Le Romantisme est une sorte de révolution qui commence en réalité vers 1750, elle n'atteint son terme qu'un siècle plus tard. Préparée au XVIIIe siècle , contenue et même refoulée pendant la Révolution et l'Empire, elle n'est arrivée à maturité que sous la Restauration et son triomphe ne s'est affirmé que vers 1830 qu'après des luttes ardentes et passionnées. Le Romantisme s'esquisse par la revendication des poètes du « je « et du « moi «, qui veulent faire connaître leurs expériences personnelles et faire cesser cet aspect fictif attribué aux poèmes et aux romans. Il se caractérise par une volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer les extases et les tourments du cœur et de l'âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. Ses principaux thèmes portent sur le sentiment amoureux, la nature, le mal de vivre, la nuit et ses mystères… Les formes privilégiées de ce mouvement sont l’autobiographie, le drame, le roman et la nouvelle, les formes de la poésie lyrique. Les thèmes évoqués sont exprimés grâce à des procédés comme le mélange des registres comique et tragique, ou l’utilisation d’hyperboles ou encore la présence du rythme ternaire et de nombreux enjambements. Le Romantisme se termine au milieu du XIXème siècle, supplanté par le réalisme et le Parnasse. Les auteurs principaux de ce mouvement sont : Lamartine, Vigny, Hugo, Musset, Chateaubriand, et Nerval.
 Le Réalisme est un mouvement littéraire et culturel de la seconde moitié du XIXème siècle. Il est naît par réaction au mouvement romantisme vers 1850, et se termine vers 1950 en étant supplanté par le surréalisme, le symbolisme et le parnasse. Les artistes réalistes manifestent le désir de représenter la réalité de leur temps, telle quelle est. Les peintres d’abord puis les écrivains montrent des situations concrètes et familières, proche du lecteur, ancrées dans la réalité sociale. Les prémices du mouvement sont avec Stendhal et Balzac dans la première moitié du XIXème siècle. Mais c’est sans doute avec Madame Bovary de Flaubert (1857) que le mouvement réaliste prend de l’ampleur. Les trois principes essentiels de ce mouvement sont de représenter la société dans tous ces aspects, de s’appuyer sur une démarche scientifique et donner au lecteur l’illusion de la réalité. Les thèmes principaux de ce mouvement sont portés sur l’ascension et la chute, le monde du travail, la puissance des instincts et enfin, la maladie et la mort. Pour exprimer les thèmes évoqués, les auteurs utilisent des procédés d’écriture comme la multiplication des petits détails vrais, des niveaux de langues différents ou la précision des descriptions. Les formes privilégiées du mouvement Réalisme sont le roman et la nouvelle. Les principaux auteur du Réalisme sont : Stendhal, Flaubert, Jules et Edmond Goncourt, Balzac, Maupassant, Champfleury et Zola.
 Le mouvement parnassien a vu ses débuts en 1866, lors de la parution du « Parnasse contemporain «, par l’éditeur Alphonse Lemerre. Contre le lyrisme des écrivains romantiques, contre leurs épanchements et leur utilisation récurrente et surabondante du moi, les Parnassiens ont préféré favoriser la distance et l’objectivité. Cette distance est marquée par l’utilisation de thèmes tels que l’exotisme et la description de la nature, l’antiquité et l’histoire, les mythes et légendes et les religions orientales. Les thèmes évoqués sont exprimés grâce à des procédés d’écriture tel que les sonnets, les ballades, les rondeaux, la recherche du mot ou de l’expression juste, et la poésie aux lignes pures. Ils recherchent la perfection ce qui va les amener à une forme de plus en plus travaillée de l’art ; en effet, le Parnasse est attaché à « l’art pour l’art «. Ce qui prime dans le mouvement parnassien c’est le travail sur la forme pour redonner ses lettres de noblesses à la poésie. La forme privilégiée de ce mouvement est la poésie. Entre 1866 et 1876, beaucoup de poètes ont rejoint ce mouvement et d’autres l’ont accompagné durant un certain moment, même si par la suite ceux-ci s’en sont détachés. Parmi eux, on peut noter Rimbaud, Verlaine, Mallarmé ou encore Baudelaire. Les Parnassiens les plus célèbres sont Leconte de Lisle qui est considéré comme la chef de file du mouvement, Catulle Mendès, Sully Prudhomme, José-Maria de Heredia, François Coppée et Léon Dierx.
 
 3- Etude du titre
 
 a) Le titre de l’œuvre est un oxymore. En effet, il réunit dans une même expression deux réalités opposées : « fleurs « et « mal «. Effectivement, Baudelaire veut transformer le mal en beau : dans le laid (mal), il y a du beau (fleur). Ce procédé est très fréquent chez Baudelaire et typique de sa manière d’écrire et de pensée.
 
 b) Ici, le complément de nom a un sens d’origine car comme l’annonce le titre, le mal vient des fleurs, et les fleurs naissent du mal ; ainsi qu’un complément de cause.
 
 c) Ce titre est paradoxal car habituellement le mal ne donne pas naissance à la beauté. En effet, le titre du recueil est un oxymore. Il repose sur le paradoxe que Baudelaire a entretenu dans pratiquement toutes ses œuvres.
 
 4- Histoire et structure du recueil
 
 a- Histoire
 
 Baudelaire publie sa première publication poétique « à une créole « dans l’Artiste, le 25 mai 1945 suite à son séjour à l’île Maurice. Il annonce la venu d’un recueil intitulé les Lesbiennes. Ce titre est abandonné en 1848, pour devenir les Limbes, et en 1851, onze poèmes vont apparaître sous ce titre. . Mais il va une nouvelle fois décider de changer, car un autre poète utilise déjà ce titre. Il va donc en chercher un nouveau, et c'est en 1855 que le terme les Fleurs du Mal va apparaître, accompagné de dix-huit poèmes. C’est qu’en 1857, que le recueil les Fleurs du Mal contient cent poèmes qui sont séparées en cinq parties.
 Le 25 juin 1857, le recueil les Fleurs du Mal est publié. Mais dès le 4 juillet, des rumeurs de saisie circulent dans les milieux de l’édition, ce qui fera dire à Baudelaire que c’était le ministère de l’intérieur qui dirigeait les campagnes de presse défavorable. Le 5 juillet 1857, Gustave Bourdin fait paraître un article dans le Figaro qui blâme publiquement et violemment certains poèmes du recueil. Son jugement est sans appel, il dit que le repoussant s’y allie avec l’infect. Dès le 7 juillet, un rapport est rédigé à la Direction Général de la sûreté publique qui attire l’attention sur certains poèmes qui apparaissent comme immorales, et sur d’autres qui sont jugés comme obscènes. Le 17 juillet, une information judiciaire est requise contre Baudelaire et ses éditeurs pour « offense à la morale religieuse « et « offense à la morale publique et aux bonnes mœurs « et la saisie des exemplaires restants est ordonnée. Le 20 août, Baudelaire est condamné à 300 francs d’amende, soit plus que ce qu’il avait gagné avec la publication des Fleurs du Mal. Ses deux éditeurs, doivent quant-à eux payé une amende de 100 francs chacun. Et le tribunal ordonne la suppression de six poèmes jugés comme indécents : « Les Bijoux «, « Le Léthé «, « A celle qui est trop gaie «, « Lesbos «, « Femmes damnées «, et « Les Métamorphoses d’un vampire «.
 La deuxième édition des Fleurs du Mal, est publié en février 1861, soit quatre ans après la première qui a vite était épuisé grâce à son succès à scandale. Cette nouvelle édition tient compte du jugement du tribunal qui avait était prononcé contre l’édition précédente. En 1861, le recueil est complété, en effet, il compte désormais cent vingt-six poèmes et est réorganisé en six sections : « Spleen et Idéel « (85 poèmes), « Tableaux parisiens « (18 poèmes), « Le Vin « (5 poèmes), « Fleurs du Mal « (9 poèmes), « Révolte « (3 poèmes), et enfin « La Mort « (6 poèmes).
 
 b- Structure
 
 La première partie du recueil s’intitule « Spleen et Idéal «, elle contient quatre-vingt-cinq poèmes que l'on peut répartir rapidement de la manière suivante :
 - les 21 premiers poèmes parlent de l’art, du poète, de la beauté, de la volupté (poèmes I à XXI)
 - les 19 suivants sont réservés à la femme magnifique et sensuelle (poèmes XXII à XXXXI)
 - les poèmes XXXXII à XXXXVIII présentent la femme angélique (l’Idéal)
 - les poèmes XXXXIII à LXIV sont placés sous le signe de l’automne
 - les derniers poèmes développent ce qu’on appelle le Spleen, qui mène au néant, à la déchéance (poèmes LXV à LXXXV)
 « Spleen et Idéal «, représente le contraste entre l’élan vers le haut, l’idéal inaccessible et la chute (le spleen).
 
 La deuxième partie du recueil s’intitule « Tableaux parisiens «, elle contient dix-huit poèmes qui sont tournés vers l’extérieur, la vie citadine et les péripéties qui en découlent. Il aborde dans cette section deux grands thèmes avec en premier lieu, la modernité. En effet, la description de Paris considère celle-ci comme une ville fourmillante et pleine de rêve. La ville est pour Baudelaire le symbole de la modernité. De plus, dans un second temps, les angoisses du poète due au spectacle des rues, des images reflètent son état intérieur, sa souffrance. En conclusion, « Tableaux parisiens «, montre la tentative d’une évasion dans le monde de la grande ville où le poète retrouve partout son image.
 
 La troisième partie du recueil s’intitule « le Vin «, elle contient cinq poèmes qui constituent le premier paradis artificiel, la tentation de se perdre dans un ailleurs meilleur. Ce recours est utilisé par les désespérés et les idéalistes. Le vin du solitaire est composée de 3 champs lexicaux : celui du vin, du plaisir et de la douceur. En conclusion, « Le Vin « décrit le réconfort dans les paradis artificiels. Cette étape n’apporte qu’un repos transitoire.
 
 La quatrième partie du recueil s’intitule « Fleur du Mal «, elle contient neuf poèmes qui associent vice et volupté. Cette section constitue le second paradis, elle présente la luxure, le vice et les amours interdits (homosexualité féminine) avec la fatalité du désir. C’est dans cette section que Baudelaire cherche surtout à développer le concept de beauté dans la laideur. En conclusion, c’est dans cette section que l’on trouve l’abandon de l’être à la destruction qui le fascine.
 
 La cinquième partie du recueil s’intitule « Révolte «, elle contient trois poèmes blasphématoires qui on valut que la première édition soi censurée. On est dans un monde où les tentations charnelles sont assouvies. On cherche maintenant une satisfaction spirituelle. On va rejeter Dieu qui n'a pas répondu et on célèbre l'alliance avec Satan (prince des déchus). En conclusion, « Révolte « est le moment du sarcasme et de la révolte contre Dieu.
 
 La sixième et dernière partie du recueil s’intitule « la Mort «, elle contient six poèmes qui disent attendre la mort comme une promesse. La mort apparaît comme le dernier espoir, comme une mort salvatrice, une mort qui console avec un espoir de voyage donc de soulagement de la souffrance, peut-être un inconnu qui sera meilleur comme le pense les chrétiens qui croient que la mort est un nouveau départ dans le monde. Le dernier poème est « le voyage« qui apparaît comme un moyen de soulager le feu qui brûle le cerveau. En conclusion, Il ne reste plus qu’une ultime tentative : trouver le repos dans la mort, dans l’inconnu absolu. C’est la fin de l’œuvre, la section : « La Mort «.
 
 c- Conclusion
 
 Cette construction reflète le cheminement de Baudelaire, sa quête : spleen et idéal, tout d'abord, constitue une forme d'exposition ; c'est le constat du monde réel tel que le perçoit l'écrivain. Les trois sections suivantes sont des tentatives de réponse au spleen, d'atteinte de l'idéal. Baudelaire s'aventure à cette fin dans les drogues (Le Vin) puis tente de se noyer dans la foule anonyme de Paris pour y dénicher une forme de beauté (Tableaux parisiens) avant de se tourner vers le sexe et les plaisirs physiques (Fleurs du Mal). Après ce triple échec vient la révolte contre l'absurdité de l'existence (Révolte) qui, elle aussi s'avérant vaine, et se solde par la mort (La Mort).




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