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belge, littérature.

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Publié le : 6/5/2013 -Format: Document en format HTML protégé

belge, littérature.
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belge, littérature.
1

PRÉSENTATION

belge, littérature, ensemble des oeuvres littéraires produites en langue française ou flamande par des auteurs de nationalité et de culture belges.

2

LITTÉRATURE D'EXPRESSION FRANÇAISE

Marquée par son identité linguistique avec la littérature française et par la proximité géographique de la France, la littérature belge n'en possède pas moins, surtout après l'avènement du royaume de Belgique (1830), une spécificité qui s'est exprimée
avec plus ou moins de force et de netteté au cours de son histoire. On peut d'ailleurs noter à ce propos qu'il existe une littérature en français même en Flandre, c'est-à-dire que sa production ne se limite pas aux territoires belges de langue française.

2.1

Littérature médiévale

L'espace médiéval est un espace formé de principautés indépendantes, comme le comté de Toulouse, le comté de Champagne, le duché de Bourgogne, les possessions de la dynastie des Plantagenêts ou le comté de Flandre. L'espace linguistique, lui,
se compose de trois grands ensembles : le latin, langue des savants et des clercs, la langue d'oc, parlée dans le sud de la France, et la langue d'oïl, ancêtre du français, dans le nord ( voir Ancien français).
Le Hainaut, la province de Liège et celle de Namur écrivent et lisent en français dès le Moyen Âge, à l'instar du comté de Flandre et de la cour des ducs de Brabant. Durant cette période, il est donc peu pertinent de distinguer la production du nord de
la France de celle de la Belgique, et cela jusqu'au

XVIe

siècle. Un certain nombre d'auteurs appartenant à la culture française du Moyen Âge sont en effet originaires du territoire de l'actuelle Belgique, comme le chroniqueur Froissart, ou comme l'auteur

de la chantefable d'Aucassin et Nicolette, l'un des chefs-d'oeuvre de la narration médiévale (fin
Jusqu'à la fin du

XIIIe

XIIe-début

du

XIIIe

siècle).

siècle, la littérature des régions aujourd'hui belges se partage en deux grands courants : la littérature religieuse, d'une part, et la littérature épique ou courtoise, d'autre part. Dès le

poèmes d'inspiration religieuse, parmi lesquels la Cantilène de sainte Eulalie (881) et la fameuse Vie de saint Alexis

(XIe

IXe

siècle, la Wallonie produit ses premiers

siècle), qui font partie des premiers textes de langue romane. La littérature ecclésiastique, abondante au

XIIIe

siècle, s'épanouit

surtout dans la principauté ecclésiastique de Liège. Le Poème moral, célèbre interprétation du Jugement dernier et de l'Enfer, paraît vers 1200 dans cette région, et c'est à la même époque que sont composés les premiers textes sur les croisades.
Le principal représentant du roman de chevalerie est Adenet le Roi, qui réside à la cour du duc de Brabant, compose en français des poèmes épiques très prisés tels que les Enfances Ogier et li Roumans de Berthe aus grans piés, ainsi qu'un long
roman d'aventures, Cléomadès (voir chanson de geste). À côté de cette littérature se diffusent des chansons courtoises, comme celles de Gontier de Soignies.
Aux

XVe

et

XVIe

siècles apparaît un genre nouveau, la chronique, genre historique traitant de thèmes essentiellement guerriers. Les représentants majeurs en sont Jacques de Hemricourt, Jean le Bel (1290-1370) auteur des Vraies Chroniques, et, plus

tard, le poète wallon Jean d'Outremeuse (1338-1400) qui compose, en plus de cinquante mille vers, une Geste de Liège et un Miroir historial en prose.
Mais, parmi les grands chroniqueurs du temps, le plus célèbre demeure Jean Froissart, poète de la cour de Philippine de Hainaut et disciple de Jean le Bel. Dans ses Chroniques, rédigées à partir du début des années 1370, il fait oeuvre de témoin plus
que d'historien, évoquant avec une grande vérité les batailles auxquelles il a assisté ou participé et dépeignant avec un puissant sens dramatique la violence des coups portés et le fracas des armures. Il fait ainsi revivre la société chevaleresque, avec
ses fêtes courtoises, raffinées, et ses luttes barbares. Le récit arthurien Méliador, riche de quelque trente mille vers, est sans doute sa meilleure oeuvre. Au siècle suivant, le genre de la chronique perdure avec notamment un auteur d'origine flamande,
Philippe de Commynes.

2.2
Le

XVIe

L'humanisme européen
siècle belge est particulièrement fécond dans le domaine des lettres. Sous l'influence d'Érasme, Louvain fonde le Collège des trois langues (1518), cependant que l'imprimerie, en se développant, rend plus facile et plus rapide la diffusion de

l'humanisme. Jean Lemaire de Belges, chroniqueur et poète, est un des représentants les plus illustres de cet humanisme naissant. Successivement au service du duc de Bourbon, puis de Louis de Luxembourg, et enfin de Marguerite d'Autriche,
duchesse de Savoie, à la cour de laquelle il se fixe, il pratique une poésie allégorique (le Temple d'honneur et de vertu, 1503 ; la Plainte du Désiré, 1504 ; Traité de la Concorde des deux langues, 1513). On lui doit aussi des oeuvres en prose, en
particulier les Illustrations de Gaule et singularités de Troie (1509-1513). D'autres poètes, comme Charles de Utenhove (1536-1600), Louis Des Masures (1515-1574) et Alexandre Van den Bussche (1535-1589), s'incrivent dans la mouvance poétique
de la Pléiade.
Comme la France tout entière, les régions du Nord sont secouées par les luttes religieuses du

XVIe

siècle (voir guerres de Religion) qui engendrent naturellement une importante littérature polémique. C'est dans cette veine que s'inscrit Philippe de

Marnix (1540-1598), seigneur de Sainte-Aldegonde, qui se distingue par l'ironie féroce de son oeuvre, notamment dans son Tableau des différends de la religion (1599), satire du catholicisme dont la truculence et la verve font penser à Rabelais.

2.3

À l'ombre des Lumières

Après la formidable vivacité de la pensée humaniste et des lettres belges au
desquelles elle demeure jusqu'à la fin du

XVIIIe

XVIe

siècle, les

XVIIe

et

XVIIIe

siècles font figure de parents pauvres. La production belge s'efface durant toute cette période au profit des lettres françaises, dans l'ombre

siècle. Un nom, cependant, est à retenir, celui du prince Charles Joseph de Ligne, esprit cosmopolite et brillant, assez proche par sa vivacité de Voltaire, et qui compose, sous le titre de Mélanges

militaires, littéraires et sentimentaires (1794-1811), des comptes rendus savoureux de ses innombrables causeries de salon.
Voir aussi siècle des Lumières.

2.4

Période romantique

C'est avec la création du royaume de Belgique, en 1830, qu'une véritable littérature nationale va se former et prendre conscience d'elle-même. La dimension européenne du mouvement romantique permet aux auteurs belges de puiser leur inspiration
dans la prodigieuse abondance des oeuvres romantiques allemandes, françaises et anglaises. Mais, ce cosmopolitisme ne les empêche pas de se forger un fort sentiment national, qu'ils veulent d'ailleurs très présent dans leurs oeuvres.
Le goût du romantisme pour le passé (et, en particulier, pour le passé médiéval), encouragé par le souci d'ancrer le nouvel État belge dans une histoire nationale solide et cohérente, favorise la vogue des drames et des romans historiques, comme
c'est également le cas en France, en Allemagne et en Angleterre. Ainsi, Henri Moke (1803-1862) publie un roman historique inspiré par Walter Scott, les Gueux de la mer (1827). Il est suivi dans cette veine par Jules de Saint-Genois, Philippe
Lesbroussart, et surtout par Félix Bogaert (1805-1851), dont l'inspiration doit autant à Chateaubriand (Mère et martyre, 1839) qu'à Walter Scott (El Maestro del campo. Gand en 1567, 1833).
Les poètes lyriques de cette génération oscillent entre une inspiration française et anglo-saxonne : André Van Hasselt (1806-1874) utilise la métrique allemande dans ses Poésies (1852), alors que ses Quatre Incarnations du Christ (1867) doivent
davantage à Vigny et à Hugo. Les autres grands noms de la poésie belge de langue française sont Théodore Weustenraad (1805-1849), poète au souffle puissant, et, dans une sensibilité toute différente voire antithétique, Eugène Dubois, auteur d'une
oeuvre profondément romantique. Citons encore Octave Pirmez (1832-1883), auteur d'une poésie mystique et sophistiquée.

2.5

Le réalisme belge

À la vogue des récits historiques et nationaux de la période romantique, il faut sans doute encore rattacher le romancier Charles De Coster. Cet aristocrate bruxellois compose plusieurs recueils de récits folkloriques et de contes avant d'écrire, en
1867, la Légende et les aven...


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