Y a-t-il de belles morts ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Y a-t-il une violence de la vérité ? Y a-t-il de justes inégalités ? >>


Partager

Y a-t-il de belles morts ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Y a-t-il de belles morts ?



Publié le : 9/1/2006 -Format: Document en format HTML protégé

	Y a-t-il de belles morts	?
Zoom

Une question provocatrice en ce que la mort est un concept limite, un impensable qui coupe le souffle (comment comprendre que la vie qui était là l'instant précédent disparaisse de façon définitive l'instant suivant ?) La mort s'associe davantage à l'angoisse et a l'inquiétude qu'a la contemplation esthétique.
 Proposer de voir la mort comme belle relève-t-il alors d'une insolence outrageuse oubliant que rien n'est plus douloureux que de se savoir mortel ou s'agit-il par l'intermédiaire de la mort d'une façon authentique de saisir la vie comme nécessairement mortelle, ce qui suppose de prendre acte de son essentielle finitude ?
 La lucidité vigilante provoquée par la saisie de ma mortalité n'est-elle pas ce qui engage au refus radical de rater sa vie ?



Cela dit, que gagne-t-on à fuir cette possibilité éminemment subjective ? N'y prend-on pas toute capacité de choix lucide en nous imaginant que nous avons toujours tout le temps devant nous ? Refouler notre propre mortalité, n'est-ce pas le meilleur moyen de perdre sa vie, de la sacrifier sans même nous en apercevoir ? Il y aurait alors une façon d'envisager la mort dans son lien indéfectible à la vie pour montrer que la vie spécifiquement humaine consiste à vivre pour des raisons et que si ces raisons sont menacées on peut bien alors trouver des raisons de mourir. Analyse de « belle mort » La belle mort ne serait pas alors celle dont nous sommes dessaisis mais la mort envisagée comme un possible assumé au nom des valeurs défendues, des partis pris, des engagements. Mort de Socrate : le mort ne menace pas cette vie qui s'est consacré à la philosophie, face à la tentation de misologie dont un humain « trop humain » serait la proie, Socrate montre qu'il ne s'est pas trompé puisque la seule activité possible est celle de papier sur le sens. Mort de Jean Moulin : héroïsme de l'engagement. Plutôt mourir que de vivre comme un lâche ou un délateur. On comprend bien ici que la belle mort est la mort héroïque mais le terme de beauté n'en appelle pas qu'a la valeur morale mais à une esthétique de la représentation. C'est ici que l'art se convoque, nous avons en effet déjà indiqué que la mort est un impensable, et que l'entendement voit sa logique s'effondre dès lors qu'il a à saisir le passage de l'être au néant, ainsi si le concept reste muet sur la mort il ne nous reste peut-être plus que l'inflation des représentations.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : 	Y a-t-il de belles morts	? Corrigé de 1420 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Y a-t-il de belles morts ?" a obtenu la note de : aucune note

Y a-t-il de belles morts ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit