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Biographie de Balzac

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Document transmis par : johanneh


Publié le : 7/1/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Biographie de Balzac
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I :Biographie

 

      A- présentation 

 

Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799, romancier français, auteur d’un gigantesque ensemble intitulé la Comédie humaine, qui a révolutionné les ambitions, les formes et le statut même de l’écriture romanesque.

 

      B- Balzac avant Balzac

 

1-     un début dans la vie

Né à Tours (Indre-et-Loire), Honoré de Balzac est issu d’une famille typique de la nouvelle bourgeoisie qui se dégage, sous la Révolution, de ses origines paysannes : son père est directeur des vivres de la 22e division militaire à Tours au moment de sa naissance. Deux sœurs et un frère voient le jour après lui : Laure, en 1800, la future Mme Surville, avec qui il entretiendra toujours des rapports privilégiés, puis Laurence en 1802 et Henri en 1807. Cette même année, Balzac est placé comme pensionnaire au collège de Vendôme : une expérience traumatisante de l’abandon et de la solitude, dont il ne cessera de répercuter l’écho dans la fiction (voir le Lys dans la vallée), blessure du manque d’amour d’autant plus cruelle qu’elle contraste dans ses sensations d’enfant avec l’inoubliable, presque mythique sensualité, généreuse et épanouie, de la Touraine. En 1814, la famille Balzac quitte Tours et s’installe à Paris, à point nommé pour ne pas manquer la Restauration commençante.

2-     « si j’ai une place, je suis perdu «

L’ambition de sa mère étant d’en faire un notaire, Balzac entre à la fin de ses études de lycéen comme petit-clerc chez l’avoué Guyonnet-Merville, un juriste cultivé dont le personnage et l’étude serviront de modèles pour le Derville du Colonel Chabert et de bien d’autres romans. Dès 1819, Balzac renonce cependant au droit et à la carrière toute tracée qui s’offre à lui. Il déclare à ses parents qu’il veut devenir écrivain. Avec leur accord, il s’installe pour deux ans dans un petit appartement de la rue Lesdiguières (quartier de l’Arsenal), subventionné à hauteur de 1 500 francs annuels (entre 30 000 et 40 000 francs d’aujourd’hui).

Comme d’autres à cette époque, c’est dans le théâtre et à propos de la « Révolution « anglaise du xviie siècle que Balzac fait sa première tentative : son Cromwell de 1820, jugé unanimement désastreux, le détourne vers la « littérature marchande «, mais la scène dramatique restera pour toujours un modèle dont le roman aura la tâche d’inventer un équivalent en concentration et énergie.

Sous des pseudonymes divers (Lord R’Hoone, Horace de Saint-Aubin), et souvent en collaboration, Balzac s’essaye dans diverses directions : le roman philosophique ou sentimental ou historique ou gothique, guidé dans ces premiers pas par l’attention de la Dilecta, Mme de Berny. Il a l’intuition du développement économique du marché du livre, mais son entreprise d’éditeur-imprimeur, créée en 1825, le laisse en 1829 avec une énorme dette de 60 000 francs (environ 1,5 million), faisant pour toujours de lui un homme hanté par les échéances, un écrivain aux pièces et un visionnaire des réalités implacables de la société nouvelle.

3-     « un galérien de plume et d’encre «

Recruté dans l’équipe de rédacteurs du grand patron de presse Émile de Girardin, le dandy aux élégances dispendieuses se fait « marchand d’idées «, multipliant les chroniques, « physiologies « ou « traités «, qui soulagent momentanément son inépuisable dette et lui sont autant d’occasions de raids éclairs dans le privé des vies contemporaines où la verve critique de ses engagements antilibéraux s’exerce et s’aiguise. La Physiologie du mariage (1826) donne la plus nette idée de l’ironie paradoxale et du discours scandaleux du jeune Balzac, se saisissant de l’institution et du sacrement du mariage pour fustiger les contradictions des pouvoirs modernes et les atteintes au vivant qu’ils commettent impunément autant qu’inconsciemment. La Femme de trente ans, un peu plus tard (1830-1832, 1842 en volume), saura donner à ces hypothèses sur la féminité massacrée une fable capable de lui acquérir pour longtemps les faveurs du lectorat féminin.

En attendant, Balzac vient tout juste de naître littérairement (en signant en 1829 de son nom le Dernier Chouan). La Révolution escamotée de juillet 1830 fait de lui, comme beaucoup d’autres, une intelligence sans place fixe, autant dire un « électron libre «, qui se sert d’un légitimisme expressément anachronique et radical pour une investigation sans concessions de l’actualité : désespoir (la Peau de chagrin, 1831) et sarcasme (la série des Contes drolatiques, 1832-1837) se partagent à cette date le territoire d’une véritable mélancolie de guerre.

      C- la révolution des personnages

1-     « une santé violente «

Dans cette « désœuvrance « historique, la survie s’appellera œuvre. Et Balzac se mue à cette date en une prodigieuse machine à écrire. Il mène une vie à éclipses, faite de disparitions et d’apparitions, caché la plupart du temps dans des cellules, comme celle de Chaillot, dont le font sortir des projets aussi mirifiques que désastreux, qui vont de la culture des ananas en pleine capitale à la reprise d’une revue célèbre comme la Chronique de Paris (1836). Une « hygiène littéraire « implacable et épuisante règle une vie tout entière dévolue à l’écriture : dix-huit heures par jour, multipliant les scénarios, refaisant sans cesse sa copie, Balzac tisse en peu d’années, à coups de chefs-d’œuvre, son espace romanesque comme une énorme masse exubérante et mouvante.

Cette vie est une passion, au sens le plus absolu du terme, qu’oriente — et libère aussi — le seul événement véritable qui marque l’intimité balzacienne : sa rencontre avec « l’Étrangère «. La comtesse Eve Hanska, une femme mariée issue d’une illustre et riche famille polonaise, a d’abord été une mystérieuse correspondante entrée en relation avec lui au temps d’Eugénie Grandet (1833). Après de longs échanges épistolaires, leur rencontre à Neufchâtel en septembre 1833, leur liaison à Genève en janvier 1834, leurs retrouvailles à Vienne en 1835 jalonnent une singulière histoire sentimentale, où le « besoin d’amour qui n’a jamais été satisfait « de Balzac s’épanouit, mais dans la distance et l’obstacle qui permettent au « moujik « éperdu de poursuivre sa passion d’écrivain. La correspondance des deux amants, vrai journal de la création balzacienne, fournit du coup au lecteur d’incomparables renseignements sur la genèse et l’élaboration de la Comédie humaine.

2-     le retour des personnages

Au tournant de 1830, Balzac a trouvé la nouvelle formule romanesque, celle du roman de mœurs contemporaines, capable de fondre et de transcender les acquis techniques ou stylistiques de ses essais de jeunesse. Sous le titre de « Scènes de la vie privée «, il réunit des ensembles de textes, reposant sur des drames secrets dont les causes sont dans l’opposition des caractères et des intérêts et dont les batailles sont des procès, parmi lesquels on retiendra Gobseck et Une double famille (1830) et le Colonel Chabert et le Curé de Tours (1832). Déjà se laisse percevoir une logique d’expansion romanesque, où les textes s’appellent entre eux, se mettent en série, réagissent les uns sur les autres : c’est ainsi que Ferragus (1833) fait signe à la Duchesse de Langeais (1834), les deux ensemble configurant une Histoire des Treizela Fille aux yeux d’or (1835) va s’inscrire.

C’est en 1833 que l’illumination vient à Balzac ; scène légendaire où il fait irruption chez sa sœur, Laure de Surville, et s’écrie : « Salue-moi, car je suis tout bonnement en train de devenir un génie. « Il vient d’entrevoir le développement d’une œuvre colossale dont le principe serait le retour des personnages d’un roman à l’autre. Mis en application à propos du Père Goriot(1835), où Balzac reprend comme personnage principal le jeune arriviste Eugène de Rastignac, déjà entrevu par le lecteur — mais plus âgé et parvenu — dans la Peau de chagrin, le procédé permet de former d’un roman à l'autre, par l’effet des réapparitions épisodiques des personnages, un vaste réseau d’intrigues, de passions, de destinées dans lequel le romancier enveloppe la société entière de son temps. Porteur d’un puissant effet de réel, puisque la vie de chaque figure devient une totalité organique sans cesse en mouvement, et que la vue de chaque lecteur sur ces totalités et sur leur somme, à la fois empêchée et activée, demeure, « comme dans la vie «, partielle et aléatoire en même temps qu’acharnée à toujours plus d’intelligibilité, le retour des personnages signifie pour le créateur un changement d’échelle de sa création : chaque roman compte désormais moins que les connexions qu’il établit, au sein d’une production réticulaire qui profite de chaque creux subsistant dans son espace fictionnel pour multiplier les opportunités de nœuds nouveaux.

Félix Davin, qui commente en 1834 les Études de mœurs au xixe siècle réunissant une douzaine de romans de Balzac déjà parus, trouve ces mots remarquables : « Un grand pas a été fait dernièrement. En voyant réapparaître dans le Père Goriot quelques-uns des personnages déjà créés, le public a compris l’une des plus hardies intentions de l’auteur, celle de donner la vie et le mouvement à tout un monde fictif dont les personnages subsisteront peut-être, alors que la plus grande partie des modèles seront morts et oubliés. « Dans l’ensemble de la Comédie humaine, sur les 2 504 personnages ou groupes de personnages fictifs, 86 figurent cinq fois, et 18 entrent en scène plus de quinze fois. Au classement des réapparitions, on note Bianchon, le médecin dont la légende veut que Balzac au moment de son agonie l’ait appelé, et le baron de Nucingen, à l’accent inoubliable. Entre 1834 et 1840, vingt romans viennent à publication, autant de chefs-d’œuvre : le Lys dans la vallée (1836), Illusions perdues (1837-1839 : les deux premières parties), César Birotteau (1837), le Cabinet des antiques (1839), Béatrix (qui met en scène une femme de lettres inspirée de George Sand, Camille Maupin, 1839), Une fille d’Ève (...



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