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Publié le : 10/4/2013 -Format: Document en format HTML protégé

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1 PRÉSENTATION

campagnes, histoire des, histoire de l’espace rural, par opposition à l’histoire des villes.

Sans avoir été le siège des gouvernements ni un lieu décisionnaire d’importance, les campagnes ont occupé une place particulière et non négligeable dans l’histoire de l’humanité : pendant des millénaires, elles ont abrité la majeure partie de la population et produit l’essentiel des richesses de la société occidentale.

2 DES PREMIÈRES CAMPAGNES À LA VILLA ROMAINE
2.1 Une invention révolutionnaire : l’agriculture

Après une longue période durant laquelle les activités des hommes ont été dominées par la chasse et la cueillette — c’est-à-dire par l’itinérance et la complète dépendance des ressources offertes par la nature —, l’invention de l’agriculture entre le huitième et le cinquième millénaire avant notre ère a définitivement bouleversé la destinée de la civilisation humaine : elle a profondément modifié le cours de l’histoire et a imposé, pour plusieurs millénaires, la figure du paysan comme personnage principal de la civilisation occidentale. Avec l’agriculture, l’homme n’invente pas seulement un moyen de travailler la terre, de semer et de récolter, il crée également un nouveau rapport à l’espace, au temps et à la société. Désormais sédentarisés, les nouveaux paysans, abandonnant l’habit du chasseur et du cueilleur, se regroupent progressivement et créent le village. La révolution néolithique est en effet marquée par l’association de l’agriculture-élevage et du village. Les hommes développent alors une céramique originale qui donne son nom à leur culture dite « rubanée «, indiquant une volonté de stockage et marquant une différence profonde avec les sociétés nomades. De longues maisons se construisent, de forme rectangulaire, qui protègent les familles, les animaux et surtout le grain (essentiellement du blé). Le mouton est domestiqué et concurrence dorénavant les autres formes d’acquisition de nourriture carnée, même si la chasse ne disparaît pas. Signe des limites d’une agriculture encore peu productive, le village regroupe une population relativement faible, totalisant moins de deux cents habitants.

2.2 Une nouvelle société rurale émerge du développement de la métallurgie

En introduisant une plus grande diversité professionnelle, les découvertes de la métallurgie du bronze (vers 2000 av. J.-C.) puis du fer (vers 750 av. J.-C.) changent le paysage social des villages. Si l’agriculteur reste le personnage le plus courant, il doit dorénavant tenir compte de l’arrivée de l’artisan et du commerçant. Un trafic commercial et des échanges culturels de première importance prennent bientôt place sur les pourtours méditerranéens. Les hommes acquièrent la maîtrise du cheval et savent désormais tirer du lait des vaches et le conserver sous la forme de fromage. Tous ces progrès s’accumulent et constituent, progressivement, une civilisation prospère. En pénétrant en Gaule à la tête de ses armées en 58 av. J.-C., Jules César découvre un pays riche, animé, aux villages placés aux carrefours commerciaux ou sur les sommets, protégés des invasions (oppidum).

2.3 La villa romaine

L’implantation romaine apporte une nouveauté dans le paysage rural : la villa. À côté de l’habitat groupé qui dominait auparavant, s’érigent en effet des habitations beaucoup plus vastes, à vocation essentiellement agricole. Elles comportent plusieurs pièces spécialisées, dédiées aux tâches agricoles, au logement du maître et des ouvriers, à la protection des instruments et des récoltes. La villa, qui se dote souvent d’une cour centrale agrémentée de colonnades (péristyle), est le signe d’une romanisation des campagnes.

Le cadastre mis au point par l’envahisseur lui permet d’offrir à ses vétérans les plus belles terres, juste récompense de vingt-cinq années de services et moyen privilégié d’imposer sa marque culturelle, politique et économique sur les terres conquises. Outil fiscal de premier ordre, le cadastre quadrille l’espace, au sens propre comme au sens figuré. Cela n’empêche pas les populations locales de résister au processus de romanisation : elles conservent bien des aspects de leur culture antérieure ou adaptent les nouveautés romaines à leurs réalités, que ce soit dans le domaine de la langue, des modes de vie ou des croyances.

3 LES CAMPAGNES MÉDIÉVALES

La chute de l’Empire romain au ve siècle apr. J.-C. laisse place à une période de troubles suscités par des mouvements de populations venus de l’est qui convergent par vagues successives en Europe occidentale (tels les peuples germaniques, les Slaves, Arabes, Vikings, Hongrois ; voir Grandes Invasions). Ces temps agités et mal connus sont le prélude à trois siècles de croissance (de l’an mil à 1348) qui cèdent le pas, à partir du xive siècle, aux misères de la guerre et des fléaux naturels.

3.1 Fluctuation de la condition rurale : crise, croissance, crise

Les vie et viie siècles correspondent à une période sombre. Aux désordres militaires s’ajoute la fragilité des hommes, peu nombreux, travaillant le sol sans grande efficacité, et par conséquent mal nourris. Les caprices de la nature sont durement ressentis ; froid, famines, épidémies sont monnaie courante. L’époque carolingienne (viiie-xe siècle) n’est guère plus souriante, même si certaines évolutions positives se dessinent, notamment à travers une progression, lente et tardive, des rendements agricoles. L’amélioration des labours en est sans doute la cause, malgré une atmosphère générale de grande rigidité de l’ordre social et des mentalités.

À partir du xie siècle, les campagnes médiévales semblent se débloquer : autrefois recroquevillés sur des terres et des conceptions immobiles, les paysans se font désormais conquérants. À la force du bras, ils s’emparent des terres jusqu’alors négligées, les meilleures d’abord puis les moins rentables. L’importance des défrichements s’explique sans doute par la croissance de la population, véritable aiguillon de la croissance économique qui est alors essentiellement agricole : entre la publication du Domesday Book en 1086 et l’avènement d’Édouard III en 1327, la population anglaise aurait triplé.

L’extension des terres cultivées n’est pas seule en cause dans ce succès. L’optimisation de la rotation triennale des cultures, mais également l’amélioration de l’outillage, où le métal supplante le bois et crée le métier de maréchal-ferrant, ont contribué à l’amélioration des rendements. Les hommes, mieux nourris, plus nombreux, semblent alors prendre leur revanche sur une nature qui les dominait jusqu’alors. Pourtant, cette éclaircie longue de plus de trois siècles s’achève brutalement.

Épidémie fulgurante en provenance de la mer Noire, la Grande Peste apparaît en 1348 dans le port de Marseille, et se diffuse bientôt dans toute l’Europe. Après avoir décimé les populations, la peste s’installe de façon endémique et sape périodiquement la démographie européenne. En parallèle, l’Europe s’embrase militairement ; la guerre de Cent Ans, qui oppose l’Angleterre et la France, n’en est que l’illustration la plus longue et la plus célèbre. Les campagnes européennes, inégalement frappées par ces deux fléaux, sombrent alors dans un marasme économique, démographique et agricole. Les terres conquises sont laissées à l’abandon, les villages reculent, l’insécurité gagne… et la peur avec elle.

3.2 Seigneurs et paysans

L’histoire des rapports sociaux dans les campagnes coïncide avec cette chronologie ternaire du Moyen Âge. Dans la déroute du pouvoir impérial de Rome, des pouvoirs alternatifs se mettent en effet en place, utilisant l’unité d’exploitation que représente la villa et le vaste domaine qui l’entoure. Des relations de sujétion — le clientélisme — existaient déjà entre le propriétaire et sa main-d’œuvre d’esclaves ou d’affranchis ; l’envahisseur ne les fait pas disparaître et, lorsque le pouvoir carolingien s’affaiblit, la seigneurie apparaît comme le pouvoir local par excellence, mettant en place le système de la vassalité. Le seigneur capte le banum, ou ban, pouvoir royal à l’origine ; il exerce également la justice et peut donc condamner ou arbitrer des conflits ; il prélève des taxes diverses sur le commerce et met en valeur la réserve seigneuriale en partie grâce à de multiples corvées (charroi, labours) ; il perçoit les banalités qui découlent du monopole qu’il détient sur certaines activités (moulin, four, pressoir). La terre ne peut se transmettre sans le paiement d’une taxe (lods et vente) qui permet de compenser la baisse de la valeur réelle du cens. Enfin, le paysan est soumis au champart, impôt en nature correspondant à une part de sa récolte.

En principe, le paysan est attaché à sa terre et à son seigneur, mais cette contrainte s’affaiblit à la suite de l’immense saignée que représente pour l’Europe occidentale la Grande Peste de 1348. De nombreuses régions sont alors à conquérir et à défricher. Les maîtres des lieux offrent des conditions très favorables à l’implantation de nouveaux venus, constituant une main-d'œuvre indispensable à la mise en valeur du sol. Profitant de la conjoncture, les paysans peuvent faire jouer une concurrence qui les avantage désormais. Certains partent, d’autres négocient l’obtention de chartes de fran...



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